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Réuni en forum à Paris, le club Objectif Afrique Avenir (O2A) prend acte de la nécessité d’améliorer la communication entre la France et l’Afrique

21 mars 2020
Alain DUPOUY, Président du club Objectif Afrique Avenir (O2A), lors de son propos liminaire au Forum organisé début mars à l’Hôtel de l’Industrie. © AM/A.P
Le club Objectif Afrique Avenir (O2A) s’est réuni début mars à l’Hôtel de l’Industrie (Paris) pour échanger sur « Les Effets de la communication, en Afrique et en France, sur les perceptions des situations économiques et politiques par les opinions publiques », thème de son sixième Forum O2A.

La moitié environ des membres de O2A, actuellement au nombre de 87, ont participé à ces échanges sur ce thème d’actualité qui appelait finalement à réfléchir sur les grands problèmes du moment (sécurité, instabilité économique, gouvernance, périodes pré-électorales) et au fond sous-tendus par la relation entre l’Afrique et la France, notamment durant cette année 2020 .

Le Président Alain DUPOUY, devant une assistance comme toujours composée de nombreuses personnalités – africaines et françaises, économiques, diplomatiques, politiques, universitaires, présentait les quatre Intervenants experts, qui avaient accepté de partager leurs observations, sous ce prisme de la communication.

L’initiateur de l’idée et membre du Club , Philippe PERDRIX a longuement détaillé le contexte et les raisons de cette influence négative que provoque une communication très dispersée et souvent malhabile, avec même des dérapages inattendus, et comment cela atteint, au final, les relations entre la France et l’Afrique, et notamment parmi les jeunes générations.

Après ces constats, bien exprimés aussi par le récent baromètre Africaleads du CIAN, l’objectif nouveau sera de retrouver, au contraire , une tendance à l’harmonie par un débat public, mieux partagé et plus approprié, tout en ne négligeant pas la qualité particulière, « singulière » de la Relation entre la France et l’Afrique. Il peut rester un socle d’équilibre pour maintenir l’influence mais surtout le ou les partenariats, tant politiques qu’économiques entre les pays Africains et la France.

Une jeunesse« anti-française »…
ou plutôt « anti-France » ?

L’avis, exprimé aussi par les autres intervenants, Béninois pour l’un, Adebissi DJOGAN, et Guinéenne pour l’autre, Laëtitia SAGNO tous les deux professionnels de la Communication sur l’Afrique, (et pour Laetitia SAGNO, particulièrement en direction de cette Jeunesse Africaine) laisse entendre, de manière assez unanime, que cette jeunesse, pouvant paraître parfois « anti-Française » serait en fait plutôt « anti-France », eu égard aux discours ou aux attitudes des dirigeants, apparaissant assez complaisants entre eux, sous les yeux d’une jeunesse égarée et peu optimiste sur l’avenir.

Les intervenants du Forum O2A, de gauche à droite sur la photo (assis) : Gérard Wolf, expert Ville durable du Medef International ; Laëtitia Sagno et Adebissi Djogan, experts en communication et affaires publiques ; Philippe Perdrix, dirigeant associé de l’agence 35°Nord ; Paul Azibert, collaborateur de O2A ; Emmanuel Dupuy, Président de l’IPSE. Debout : Alain Dupouy, Président du club O2A et Olivier Mousson, Président de la Société d’encouragement de l’Industrie nationale (SEIN) © AM/AP.P

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Il est évident qu’un tel forum ne peut résoudre une telle problématique , mais réfléchir ensemble, constater en commun un certain nombre de maladresses, ou pire parfois, pourra amener, en rectifiant le tir , à éviter que la France soit « rejetée par procuration » .

On peut en effet tabler , comme l’a dit ensuite le quatrième intervenant, à l’approche plus économique, Gérard WOLF – et du Quai d’Orsay –, sur la parole objective des acteurs du secteur privé, et aussi de la société civile, qui doivent garder toute leur influence et être entendus.

Les interventions de la salle où plusieurs membres se sont exprimés dans ce même sens, dont le Dr Niagalé BAGAYOKO, Patrice FONLLADOSA, ou encore deux personnalités politiques africaines , Albert P. PADACKE , dernier Premier ministre du Tchad , et Martin FAYULU, auditeur extérieur, se sont retrouvées sur l’idée essentielle : la communication doit être suffisamment améliorée et fiable, de part et d’autre, pour parvenir aux progrès de la démocratie en Afrique, à une nouvelle relation partenariale et sincère avec la France et au final et surtout, au meilleur avenir des populations.

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