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Au Grand Palais (Paris), l’expo « De Byzance à Istanbul : un port pour deux continents »

France - Turquie | 22 décembre 2009
Paris - Istanbul - Le Grand Palais accueille jusqu’au 25 janvier 2010 une exposition rassemblant quelque trois cents objets issus de collections publiques turques, françaises et internationales. Un hommage au fabuleux destin de Byzance – Constantinople - Istanbul, « Sublime porte » entre l’Europe et l’Asie.

[Illustration : Portrait de Mehmet II le conquérant (détail) - © Bellini (suiveur de Gentile), (c) Museum of Islamic Art Période romaine , Tête de Constantin le Grand (c) Narodni, Misej, Belgrade, Serbia.]

Cette exposition est organisée par la Réunion des musées nationaux et IKSV (Fondation d’Istanbul pour la culture et les arts) dans le cadre de la Saison de la Turquie en France (juillet 2009 – mars 2010).

L’exposition rassemble environ trois cents objets des collections publiques turques, françaises et internationales. En Epilogue, une place privilégiée sera réservée au port de Théodose récemment découvert sur le site de Yenikapi, au centre d’Istanbul, future station du métro qui reliera les rives européenne et asiatique du Bosphore.

Chronologique, l’exposition décrit les différentes phases de l’histoire de la Ville.

Un port vieux de 8 000 ans

Byzance, devenue Constantinople puis Istanbul, est depuis sa fondation un lieu de croisements et un point de rencontre des cultures. Sa situation géographique en fait un carrefour continental autant que maritime, comme le confirment les fouilles entreprises en 2004 lors du creusement du tunnel sous-marin du futur métro.

Occupé depuis la période paléolithique, le site devient, par le Bosphore, le théâtre de flux migratoires importants depuis les Balkans vers l’Anatolie.

Les Grecs créent Byzance

L’existence d’un port, attestée depuis huit mille ans, est la marque d’une place commerciale éminente et prospère, centre d’une voie nord-sud. L’économie et la vie quotidienne de Byzance, fondation grecque au VIIe siècle avant Jésus-Christ, sont déterminées par la position de la ville. L’occupation romaine ne modifie pas cette identité, mais y ajoute l’activité propre à la présence de garnisons.

Une ville et ses empires : romain…

En 330, à la suite de la scission entre les empires romains d’Orient et d’Occident, la ville devient capitale sous le nom de Constantinople, en hommage à l’empereur Constantin. Sa position de centre commercial, politique, militaire et religieux se renforce jusqu’à la fin du Moyen Âge. Des groupes ethniques variés se mêlent toujours. La ville antique modernisée : le port, les murailles, les artères, le forum ; l’hippodrome, le palais, Sainte-Sophie, se complète des implantations vénitienne et génoise de Galata.

L’« invasion latine » qui se produit au cours de la quatrième croisade instaure le droit occidental entre 1204 et 1261, avant une restauration puis la chute devant le Sultan Mehmet II en 1453, à la suite du déclin de l’Empire autour la cité.

… et ottoman

Mehmet II le Conquérant veut faire de la Ville un point de domination sur l’est et l’ouest, et la capitale d’un nouvel empire musulman.

Son règne et ceux de ses successeurs, tels Bayezid II, Selim Ier et Soliman Ier le Magnifique, voient la conversion des édifices chrétiens, au premier rang desquels Sainte-Sophie, pour répondre aux usages de l’Islam. De même, la construction du nouveau palais et d’un fort sur la côte est du Bosphore, l’apparition des mosquées et des medressa résultent d’une politique continue de grands travaux. A l’image de l’extension de l’Empire Ottoman, le visage de la ville se transforme. Néanmoins, des communautés chrétiennes demeurent et la cité reste cosmopolite.

La vie quotidienne et le rapprochement avec l’Occident

Du côté du pouvoir, les cérémonies officielles, les processions, les fêtes religieuses, les parties de chasse, les réceptions d’ambassadeurs et les grands événements princiers ont laissé de nombreux témoignages et de multiples représentations. La vie quotidienne des stambouliotes nous est également connue par les objets propres aux métiers, au commerce, à la musique, aux transports terrestres et maritimes, aux pratiques religieuses, etc.

Le rapprochement lent et progressif d’Istanbul avec l’Occident aboutit à une transformation des usages militaires et sociaux. Cette évolution s’observe particulièrement bien à travers le vêtement et l’expansion de la ville le long du Bosphore, dont les rives accueillent notamment les palais nouveaux de Dolmabahçe, Beylerbeyi et Çırağan.

Commissaire général : Nazan Ölçer, Directrice, Sakip Sabanci Museum, Istanbul - Scénographe : Boris Micka - Catalogue de l’exposition : sous la direction scientifique de Edhem Eldem, directeur du département histoire de l’université du Bosphore, Istanbul et historien de l’Empire Ottoman.

« La Saison de la Turquie en France » bénéficie du soutien d’un comité de mécènes présidé par Henri de Castries et constitué de : AREVA, AXA, EADS, Total, BNP Paribas, Gras Savoye, Groupama, Groupe La Poste, LVMH, Mazars, Publicis Groupe, VEOLIA environnement.

Informations pratiques

Galeries nationales (Grand Palais, Champs Elysées)
3, avenue du Général Eisenhower
75008 Paris
Tél. : +33 (0)1 44 13 17 17
Courriel : information.gngp@rmn.fr

Métro : Champs-Elysées Clémenceau ou Franklin-D. Roosevelt
Bus : lignes 28, 32, 42, 72, 73, 80, 83, 93
Stations Vélib’ : n° 8029 et 8001

Durée : du 10/10/2009 au 25/01/2010. Réservation conseillée.
Ouvert tous les jours, sauf mardi, de 10h à 20h, jusqu’à 22h les mercredis. Entrée dans la 1/2 heure suivant l’horaire réservé. Fermé le 25/12/09.

Tarif
• Promo : 9,50 € € (adhérents Fnac)
• Plein tarif : 12,50 €
• Tarif réduit : 9,50 € (chômeurs, jeunes de 13 à 25 ans, famille nombreuse)
• Entrée gratuite : enfants de moins de 13 ans

En savoir plus : le site de l’expo

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