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Ligne à grande vitesse Bretagne - Pays de la Loire : la BEI s’engage pour un financement de 552,5 M€

France | 31 juillet 2011 | src.LeJMED.fr
Paris -

La Banque européenne d’investissement (BEI) apporte un financement de 552,5 millions d’euros au projet de la ligne à grande vitesse Bretagne-Pays de la Loire. Il s’agit de l’un des plus grands chantiers ferroviaires en France : il permettra, au terme de cinq années de conception et de construction, d’améliorer de manière significative l’accessibilité du Grand Ouest français. Paris sera à moins de 1 h 30 minutes de Rennes.

Photo ci-dessus : Philippe de Fontaine Vive, vice-Président de la BEI, et Augustin de Romanet, Directeur général de la CDC, étaient présents, jeudi 28 juillet, à la cérémonie de signature du contrat de concession entre RFF et Eiffage pour la construction de la LGV Bretagne-Pays de la Loire, projet auquel les deux institutions apportent leur concours financier, dans le cadre d’un PPP. © Alfred Mignot - juillet 2011


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Hubert du Mesnil (au centre, cravate rouge), PDG de RFF, en compagnie de Pierre Berger, DG d’Eiffage, de Philippe de Fontaine Vive, VP de la BEI, d’Augustin de Romanet, DG de la CDC, et de cadres dirigeants des entreprises contractantes. © Alfred Mignot - juillet 2011

Un peu plus d’un mois après la signature du contrat de concession la LGV Sud Europe Atlantique, où la BEI s’est engagée à hauteur de 1,2 Md€ – le plus important Partenariat Public Privé (PPP) réalisé à ce jour par la BEI en France – la Banque confirme sa capacité à accompagner les projets d’envergure liés à la modernisation et à l’extension des réseaux transeuropéens (RTE).

Présent à la cérémonie de signature entre RFF (Réseau ferré de France) et Eiffage, jeudi 28 juillet à Paris, Philippe de Fontaine Vive, vice-Président de la BEI, a souligné en ces termes l’importance de ce financement : « Les transports durables sont une priorité européenne et constituent un élément essentiel de développement économique, de cohésion et de dynamisation des territoires. Notre mission est d’encourager le secteur privé à participer plus largement au financement d’infrastructures dans l’objectif de développer un transport sûr et écologiquement performant, ouvert sur les réseaux et axes transeuropéens. »

Depuis janvier 2011, c’est plus de 1,9 Md€ que la BEI a consacré aux PPP et au transport en France, dans le cadre de sa décision de consacrer au moins 75 milliards d’euros à des projets transeuropéens de transport sur la période 2004-2013.


3,3 Mds € pour le premier PPP dédié à la grande vitesse

Également présent à la cérémonie, Augustin de Romanet, Directeur général de la Caisse des Dépôts, s’est félicité que les Fonds d’épargne de la CDC participent au financement, soit 250 M€ mis à disposition à la mise en service, et pendant près de vingt ans.
Au total, le projet représente un investissement de 3,3 Mds €. Soutenu et mené de conserve par entre tous les acteurs publics concernés (État, collectivités territoriales, RFF), le projet a aussi obtenu participation de douze banques commerciales, pour un total de près de 1 Md €. Il s’agit, en l’occurrence, du premier contrat de partenariat public-privé (PPP) pour la réalisation d’une ligne à grande vitesse – les PPP étant d’ailleurs fortement promus par la BEI en Europe et dans les pays Méditerranéens de la FEMIP.

Le partenaire privé, Eiffage Rail Express (ERE), a la charge de financer, concevoir, construire et maintenir la ligne pour une durée de vingt-cinq ans. Il percevra en contrepartie des contributions publiques de la part des collectivités et de RFF pendant la phase de construction. Puis pendant l’exploitation, il percevra des loyers correspondant d’une part, à la participation de l’Etat à l’investissement et d’autre part, à la maintenance et au renouvellement pris en charge par RFF.


La nouvelle LGV : 182 Km entre Le Mans et Rennes

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En jaune sur la carte, le tracé de la LGV Bretagne - Pays de la Loire © DR

Le projet de LGV Bretagne – Pays de la Loire s’inscrit dans un schéma global d’aménagement du territoire prévoyant le lancement de 2 000 km de lignes nouvelles à grande vitesse d’ici 2020, issu des décisions du Grenelle de l’Environnement. Elle constituera un nouveau maillon ferroviaire qui s’insérera dans la construction du réseau européen et améliorera ainsi l’accessibilité des territoires.

Longue de 182 km, LGV Bretagne – Pays de la Loire prolongera l’actuelle ligne à grande vitesse entre Paris et Le Mans, longue de 180 km et mise en service en 1989.
Livrable en 2016, elle permettra d’améliorer de manière significative l’accessibilité du Grand Ouest en rapprochant de 37 minutes toutes les villes bretonnes à partir de Rennes, et de 8 minutes les villes d’Angers, Nantes et au-delà. Paris sera alors à moins de 1 h 30 minutes de Rennes.

Le projet intègre aussi la mise en œuvre d’une stratégie « développement durable » : préservation de la biodiversité, avec recherche d’une transparence hydraulique et écologique, maîtrise de l’empreinte carbone soutenue par un fonds d’arbitrage doté d’un budget de 6,4 M €).


La « Virgule de Sablé-sur-Sarthe », un concept novateur

Un concept novateur de service régional à grande vitesse a été intégré au contrat de partenariat passé avec Eiffage Rail Express. La « Virgule de Sablé-sur-Sarthe », voie de 3,6 km reliée à deux sections de la ligne nouvelle à grande vitesse, permettra à terme de réaliser des liaisons directes entre Rennes / Laval / Sablé / Angers / Nantes par des services régionaux empruntant la LGV sur une partie de son linéaire. D’un coût de 36,3 M€, elle sera financée par les collectivités locales, l’État et RFF et réalisée par Eiffage dans le cadre des travaux de la LGV.

Dix mille emplois seront créés pendant la durée du chantier.

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Sites de référence
- RFF (Réseau ferré de France)
- Eiffage
- BEI (Banque européenne d’investissement)
- CDC (Caisse des Dépôts)

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