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Le GIEFM promeut la multilocalisation au Maroc

Maroc | 20 juillet 2008 | src.leJMED.fr
Paris - Paris, le mercredi 9 avril 2008 - Organisée mardi à Paris, à l’initiative conjointe de l’ambassade du Royaume en France et du GIEFM co-présidé par Mustapha Bakkoury et Jean-René Fourtou, la 2e Convention annuelle « Maroc Offshore » a fait salle comble, avec quelque 400 participants, et a bénéficié d’un « animateur » de tout premier plan : M. Ahmed Chami, Ministre de l’Économie, de l’Industrie et des Nouvelles Technologies.

Photo ci-dessus - La manifestation parisienne de Maroc Offshore, une initiative du GIEFM co-présidé par Mustapha Bakkoury et Jean-René Fourtou. © le JMED.fr


Dans son allocution liminaire Ahmed Chami, le ministre exposa les choix stratégiques « du mouvement et de l’ouverture » opérés par le Royaume. Ils se caractérisent par « une accélération très nette, sur les trois dernières années, de la mise en œuvre des réformes, ainsi que par la réalisation d’accords de libre-échange qui « permettent aux investisseurs basés au Maroc d’accéder à un marché de plus d’un milliard de consommateurs ».

Abordant la thématique de l’offshore, le ministre précisa que cette activité vient au premier rang de la stratégie de ciblage sectoriel orientée export du Plan Émergence.

Une ambition de n°1

« La Stratégie Émergence ambitionne de placer le Maroc dans ce secteur comme leader de l’espace euro-méditerranéen, et particulièrement pour l’offshore francophone et hispanophone », déclara Ahmed Chami avec conviction. « Ce que nous en attendons : la création de 100 000 nouveaux emplois, une augmentation du PIB de 15,2 milliards jusqu’à 2013 ».

Cette ambition, argumenta le ministre, est d’une fondée d’une part sur la croissance prévisionnelle de la demande d’externalisation européenne pour les dix prochaines années, et estimée à 30 milliards d’euros ; d’autre part sur les atouts marocains : coûts salariaux compétitifs, proximité géographique et linguistique avec l’Espagne, la France, la Belgique et la Suisse.

À ces atouts s’ajoutent les dispositifs incitatifs qui renforcent l’attractivité marocaine : IS à 0 % durant les cinq premières années, 50 % de réduction au-delà ; défiscalisation complète du premier emploi durant les 24 premiers mois ; pression fiscale liée à l’IR ne dépassant pas 20%.

Autant d’arguments auxquels les entrepreneurs parisiens n’ont pu manquer d’être sensibles, et confortés par une étude comparative établie à partir de l’exemple-type d’une banque euro-francophone : Casablanca surclasse les capitales de l’Europe de l’Est et s’impose comme la meilleure destination pour le nearshore français, et, a fortiori, espagnol. CQFD !

Alfred MIGNOT

Photo - De gauche à droite : Fathallah Sijilmassi, Ambassadeur de S.M. Mohamed VI en France ; Jean-René Fourtou, co-Président du GIEFM ; le ministre Ahmed Chami ; Mustapha Bakkoury, DG de la CDG, co-Président du GIEFM.


LE POSITIONNEMENT « OFFSHORE » MAROCAIN

- Filières sectorielles prioritaires
– Banque : Gestion des moyens de paiement, ouverture et gestion de comptes, et de crédits, gestion administrative de portefeuilles titres...
– Assurance : ouverture et gestion des contrats, encaissement de cotisations, gestion des sinistres, indemnisations...

- Filières fonctionnelles (BPO)
– Services à la clientèle - centres d’appel
– Comptabilité et finance
– Administration des RH

- Filières ITO
Services d’assistance, gestion d’applications, gestion d’infrastructures…


INFRASTRUCTURES ET FORMATION :
LA DOUBLE CLE DU SUCCES

L’ambition affichée par le Royaume de devenir le n°1 de « l’offshore » euro-méditerranéen exige bien sûr que les structures d’accueil de qualité soient suffisantes, et que les personnels suffisamment nombreux soient formés en conséquence.

Ainsi, après la livraison de la première tranche du site de Casanearshore (qui totalisera 300 000 m2 de bureaux et services dédiés, sur 53 ha), les sites de Tanger, Fès et Marrakech sont en en projet, et celui de Rabat déjà en cours de réalisation.

« Nombre de nos filiales sont mobilisées afin que la livraison des infrastructures se fasse selon le plan de marche », souligna Mustapha Bakkoury, DG de la CDG et co-président du GIEFM. Principal opérateur en la matière, MED Z, filiale de la CDG, était représentée par son Président du Directoire, Mohamed Ali Ghannam. « Notre offre est globale : les plateaux, les télécoms, les services. L’offre télécoms, opérée avec notre partenaire dédié Otéo, filiale à 100 % de Wana, se situe aux plus hauts standards internationaux, et à des prix inférieurs de 35 % à ceux du marché hors site ; les bureaux, pour un très modique loyer mensuel de 8 euros HT le m2 + 15 % de charges, sont tous HQE (Haute qualité environnementale) et bénéficient d’un environnement multiservices : guichet administratif unique, restaurants, centre d’affaires, fitness... La première tranche est totalement réalisée, et occupée à 100 %. L’offre sur le site croîtra de 50 000 m2 supplémentaires par an, jusqu’en 2012 ».

Rabat Technopolis, livrable en septembre 2008, totalisera quant à elle 200 000 m2 de bureaux dédiés à l’externalisation, mais aussi à la R&D des TIC, aux nano et biotechnologies ainsi qu’aux médias. 87 % des surfaces sont déjà réservés. Répondant à une question de la salle, Nabil Kharroubi, Directeur du CRI de Rabat, releva que la vocation du site Technopolis, par sa diversité, s’inscrit plus dans la complémentarité que dans la concurrence à Casanearshore. Hamid Beniafdil, Directeur du CRI de Casablanca, confirme cet état d’esprit, et ajoute : « Nous avons cartonné à Casa, disons-le clairement ! C’est la preuve de notre bon positionnement stratégique, l’offshore étant la première déclinaison du Plan émergence. Mais, nous devons tous ensemble améliorer encore notre communication, affirmer haut et fort à nos prospects que pour leurs externalisatons, C’est au Maroc qu’il faut venir ! »

Le défi impérieux de la formation

Pour tenir ses objectifs d’emploi et de parts de marché sur l’externalisation, le Maroc devra former rien de moins que 10 000 ingénieurs et 21 000 techniciens sur trois ans. Un impératif absolu, car désormais le souci de trouver des ressources humaines suffisantes sur place est la première préoccupation des investisseurs du secteur.

Pour relever ce grand défi, le Royaume ne lésine pas sur les moyens, c’est le message que la délégation marocaine s’est employée à faire passer aux participants. Ainsi Larbi Bencheikh, DG de l’OFPTT, a-t-il décliné les objectifs de son organisme qui assure 85 % de la formation du secteur public : « Nous tenons l’objectif qui nous a été assigné en 2003, soit la formation de 400 000 stagiaires Bac+2 ou Bac+4, à l’échéance de juin 2008. Nous ouvrons de nouveaux établissements, nous investissons 30 M euros. D’ici à 2013, nous programmons de former 650 000 jeunes de plus ».

Hafid Kamal, DG de l’ANAPEC, a annoncé l’ouverture d’agences dédiées sur les principaux sites (Casablanca et Rabat) ainsi que d’une antenne-guichet sur les autres, afin d’être au plus près, à l’écoute des besoins. Il a également décliné les avantages des contrats d’insertion pour les Bac+4, contrats par lesquels les entreprises bénéficient d’une exonération de charges sur trois ans, et de 6 000 dirhams par mois de prime formation par emploi. Le financement de ce dispositif est assuré pour 21 000 emplois, soit 150 M dirhams (13 M euros) en valeur.

Enfin, une prime de formation s’élevant jusqu’à 35 000 dirhams est mise à disposition pour adapter la formation des employés aux compétences requises dans l’entreprise. Et cette prime échappera aux lenteurs administratives car, Hafid Kamal s’en est porté garant, « la validation d’un dossier déposé ne prendra que... 24 heures ! Elle pourra même se faire en ligne, par Internet ».
Difficile d’imaginer plus rapide, en effet !

A.M. 


Elles ont déjà choisi le Maroc...
À Casanearshore : Tata, Cap Gemini, Hps, Mediha, Bull, Logicacmg, BDSI, GFI… 33 entreprises ont déjà signé des contrats de bail.
À Rabat Technopolis : plusieurs sociétés ont signé ou sont en cours de négociation de promesses de bail. C’est le cas de EDS, Mu-electronics, Axa, Alcatel, AB Consulting…