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L’essor des chemins de fer algériens, un défi relevé !

Algérie | 22 juillet 2010 | src.leJMED.fr
Oran -

Les chemins de fer algériens ont bénéficié de 30 milliards de dollars dans le cadre du programme quinquennal 2010-2014. Et cette enveloppe ne représente qu’un peu plus d’un dixième du programme global doté de… 286 milliards de dollars ! Un engagement considérable qui atteste de la ferme volonté des autorités algériennes de promouvoir désormais ce type de transport, longtemps différé.

Photo ce-dessus : une vue de l’entrée principale de la gare d’Oran. © leJmed.fr - avril 2010

De notre correspondant permanent en Algérie, Chahreddine Berriah

Entre 1999 et 2009, les pouvoirs publics ont injecté dans le secteur ferroviaire 50 milliards de dollars dont 18 milliards ont été consacrés à la maintenance du parc des locomotives et l’électrification des lignes existantes. Et c’est ainsi que la société nationale des chemins de fer (SNTF) a naturellement enrichi son parc avec l’acquisition de 17 autorails, 20 locomotives diesel et 64 rames automotrices.

Avec l’ouverture de la ligne des chemins de fer Oran-Béchar (7 00 km) le 15 juillet dernier, le réseau ferroviaire algérien marque un grand pas dans le développement de ce type de transport, longtemps remis aux calendes grecques pour plusieurs raisons, notamment sécuritaires.

Désormais, « la réalisation de cette ligne confirme la politique du gouvernement et sa volonté à réhabiliter le rail. Ce dernier va s’étendre jusqu’à Adrar, Menaâ, Hassi Messaoud, Timimoun et El Oued dans le Sud » a souligné le 6 juin dernier à la Chaîne 3, le ministre des transports, Amar Tou, avant d’ajouter que « le réseau ferroviaire national sera totalement électrifié en 2015 ».

Lors de l’inauguration de la ligne Oran-Béchar, des sources de la compagnie de transport ferroviaire ont précisé que cette ligne « permettra de désenclaver les populations du Sud du pays avec un trafic annuel prévisionnel de 750 000 passagers ».

Mais, le grand défi des pouvoirs publics demeure incontestablement la mise en fonction des lignes à grande vitesse (LGV), inscrites dans le cadre du programme complémentaire de soutien à la croissance. Ces LGV seront fonctionnelles avec des trains roulant à 220 km/h » a affirmé le directeur des infrastructures de la SNTF, M. Leulmi. Notons que l’ensemble du programme LGV concerne 1 220 km.

© Chahreddine Berriah pour leJMed.fr


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