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L’Initiative MED sur le changement climatique, proclamée à Athènes, fortement soutenue par la BEI

Tous pays EUROMED-AFRIQUE | 25 octobre 2010 | src.leJMED.fr
Athènes -

La Déclaration de « l’Initiative sur le changement climatique en Méditerranée » (MCCI) a été signée vendredi 22 octobre 2010 à Athènes par les représentants de près de 20 pays, afin d’accélérer, d’accentuer et de coordonner leurs efforts pour lutter contre les changements climatiques dans la région. Une Déclaration fortement soutenue par Philippe Maystadt, Président de la Banque européenne d’Investissement, cosignataire.

Photo ci-dessus : Philippe Maystadt, Président de la Banque européenne d’Investissement, cosignataire de « l’Initiative sur le changement climatique en Méditerranée » (MCCI). © AP, archives 2009


Les premiers ministres de Grèce, de Turquie, de Malte et de l’Autorité palestinienne, ainsi que de nombreux ministres et autres représentants de haut niveau de 17 pays euro-méditerranéens (*) et plusieurs institutions internationales se sont retrouvés vendredi à Athènes pour signer la Déclaration de l’Initiative pour le changement climatique en Méditerranée (« Mediterranean Climate Change Initiative », MCCI) aux termes de laquelle les pays signataires s’engagent à œuvrer ensemble pour lutter contre le phénomène de réchauffement climatique.

La MCCI : stratégies d’action et engagement

Ainsi la MCCI affirme-t-elle notamment que « son objectif est d’élaborer des stratégies d’action sur l’adaptation au changement climatique et le développement d’énergies à faible intensité d’émissions de carbone (…) La MCCI visera à développer des positions méditerranéennes convergentes face au changement climatique, et un engagement ferme pour l’action sur la scène internationale (…) Les participants affirment aussi qu’ils sont des partenaires égaux dans la MCCI, et que toute autre partie intéressée dans la région peut éventuellement devenir un partenaire égal dans la MCCI ». Il est à noter enfin que la MCCI vise explicitement la labellisation de son action par les instances de l’Union pour la Méditerranée (voir plus de détails à la fin de l’article).

Philippe Maystadt, Président de la BEI, témoigne
du fort engagement de la Banque européenne

Durant son discours d’ouverture, Philippe Maystadt, Président de la Banque européenne d’Investissement (BEI, co-organisatrice avec l’Institut pour le climat et la sécurité énergétique, du Forum des Investissements "verts" organisé le lendemain), a insisté sur la mobilisation de tous les organismes pour lutter contre le changement climatique, et particulièrement pour la prévention.

Le Président de la BEI évoqua aussi comment la Méditerranée, et plus particulièrement ses rives sud et orientale, pourrait être gravement touchée par le changement climatique au cours du XXIe siècle : « La multiplication des événements extrêmes et l’élévation possible du niveau des mers aurait un effet dévastateur pour les activités humaines, en particulier l’agriculture, la pêche, le tourisme, les infrastructures et l’urbanisation des zones côtières, où 80 % de la population vivra en 2030. Toutefois, releva Philippe Maystadt, si nous commençons à agir dès aujourd’hui, nous serons en mesure de limiter et d’atténuer les impacts du changement climatique ».

Le Président de la Banque européenne d’investissement en vint alors à l’engagement concret de le BEI. Celle-ci, rappela-t-il, soutient la mise en œuvre des objectifs de la politique de l’Union européenne, qui comprennent la nouvelle stratégie de croissance durable appelée « Europe 2020 », et contribue à l’objectif de l’UE en matière de lutte contre le réchauffement climatique climat et pour la diminution des émissions de carbone.
Illustrant son propos par des chiffres attestant l’engagement concert de la BEI, Philippe Maystadt a souligné qu’avec 17 Mds € engagés à fin 2010 dans ce secteur des énergies renouvelables et de la protection de l’environnement, la BEI a déjà atteint l’objectif qu’elle s’était fixée d’y consacrer 25 % de ses prêts – sur un encours global actuel de 68 Mds €.

Par ailleurs, Philippe Maystadt a rappelé qu’à travers la FEMIP – la Facilité euro-méditerranéenne d’investissement et de partenariat, que dirige Philippe de Fontaine Vive, VP de la BEI la Banque s’est affirmée au cours des dernières années comme l’un des principaux acteurs financiers dans la région, avec plus de 10 Mds € de financements consentis entre 2002 et 2009, qui ont permis de drainer quelque 25 Mds € d’investissements supplémentaires, tandis que plus des deux tiers du financement apporté par la FEMIP était dédié aux secteurs de l’énergie, des transports et de l’eau.

« Il est donc naturel, releva le Président Philippe Maystadt, que la BEI joue un rôle-clé dans le financement de trois initiatives prioritaires approuvés lors du Sommet fondateur de l’Union pour la Méditerranée, à Paris le 12 juillet 2008 : la dépollution de la Méditerranée, le Plan solaire méditerranéen et le projet autoroutes maritimes.

Vers la formalisation du partenariat BEI - UPM

Évoquant à nouveau l’Union pour la Méditerranée (UPM), le Président de la BEI a observé qu’au cours des derniers mois, « nous avons assisté à de grands progrès dans la mise en place du Secrétariat, qui est désormais pleinement opérationnel. Maintenant que cette structure de travail est en place, tous les esprits se tournent vers le prochain pour le Sommet méditerranéen de Barcelone, en novembre, qui définira la feuille de route pour l’UPM pour les deux prochaines années. La BEI est prête à appuyer le Secrétaire général Ahmed Massadeh, et en fait nous allons bientôt signer un protocole d’entente avec le Secrétariat, afin de formaliser notre partenariat et de collaboration.

Philippe Maystadt a enfin estimé que le lancement de l’Initiative du changement climatique en Méditerranée est une étape importante pour l’avenir de la région. « La BEI est donc heureuse et fière de compter parmi les cosignataires de la Déclaration », conclut-il.


© Alfred Mignot, avec MCCI


(*) Les pays signataires de la MCCI : Grèce, Turquie, Malte, Autorité Palestinienne, Albanie, Bulgarie, Chypre, Egypte, Italie, République yougoslave de Macédoine, France, Israël, Mauritanie, Serbie, Syrie, Roumanie, Croatie.


Les objectifs de la Déclaration de MCCI
(Mediterranean Climate Change Initiative)

> Télécharger la Déclaration MCCI originale (en anglais).

> Les points essentiels de la Déclaration MCCI

- L’objectif de la MCCI est d’élaborer des stratégies d’action sur l’adaptation au changement climatique et le développement d’énergies à faible intensité d’émissions de carbone.
- Les stratégiques d’action viseront l’ensemble la région méditerranéenne.

- L’initiative vise à contribuer à relever les défis spécifiques auxquels fait face la région méditerranéenne.

- La MCCI visera à développer des positions méditerranéennes convergentes sur le changement climatique, et un engagement ferme pour l’action sur la scène internationale.

- Les signataires envisagent La MCCI à la fois comme une initiative politique méditerranéenne autonome – visant à renforcer les accords internationaux et régionaux par des positions politiques communes et des actions concrètes – ainsi que comme une initiative axée sur les projets, visant la labellisation de l’Union pour la Méditerranée (UPM).

- La MCCI vise à renforcer la collaboration sur les défis et les opportunités de convergence à travers la Méditerranée, et à mettre davantage l’accent sur la mise en œuvre des projets de l’UPM

- La MCCI collaborera également avec d’autres initiatives dans la région méditerranéenne.

- Les participants affirment qu’ils sont des partenaires égaux dans la MCCI, et que toute autre partie intéressée dans la région peut éventuellement devenir un partenaire égal dans la MCCI.

Sites en référence :
> Site de la BEI
> Site de la FEMIP
> Site de la MCCI


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