Retrouvez AfricaPresse.paris sur :
RSS

Outils

#CAPP MAROC-AFRIQUE / Khaled IGUÉ, président du Club 2030 Afrique : « Comme le Maroc, d’autres pays africains doivent créer des champions économiques ! »

13 juin 2019
Khaled IGUÉ, président du Club 2030 Afrique, lors de l’une de ses interventions pendant la conférence « Le Maroc, une ambition d’émergence avec l’Afrique », organisée le 11 juin 2019 à Paris par le CAPP* et AfricaPresse.Paris. © Frédéric REGLAIN.
À l’occasion de sa participation au panel de haut niveau de la conférence « Le Maroc, une ambition d’émergence avec l’Afrique », organisée le 11 juin dans la capitale française par le CAPP* et AfricaPresse.Paris, Khaled IGUÉ, président du Club 2030 Afrique et Young Global Leader 2018, nous a accordé cet entretien exclusif. Au menu, notamment : la méthode de l’OCP (Office chérifien des phosphates) pour avancer dans une démarche de partenariat de partage « avec » l’Afrique ; la diffusion du savoir-faire marocain de cartographie de la fertilité des sols ; la nécessité de faire émerger des champions économiques africains et d’affirmer l’entrepreneuriat social…

.

Propos recueillis par Alfred Mignot, AfricaPresse.Paris (AP.P)
@alfredmignot | @PresseAfrica

.

En quoi peut-on considérer que le Maroc est devenu un catalyseur sur la voie de l’émergence «  avec  » l’Afrique ?
 
Khaled IGUÉ - Il faut d’abord observer que depuis quinze à vingt ans, le Maroc a développé une vraie stratégie de développement et d’investissement sur le continent africain. La banque et les télécommunications, qui sont les deux domaines les plus pourvoyeurs d’emplois et de valeur ajoutée, sont aujourd’hui les fleurons de l’économie marocaine. Cette importance se vérifie dans les flux d’investissement du Royaume vers l’Afrique : le Maroc a en effet investi près de 3,5 milliards d’euros entre 2003 et 2019 sur le Continent, avec plus de 50 % de cet investissement lié aux banques, 17 % aux télécommunications et 11 % à l’industrie. En fait, le Maroc est devenu le premier investisseur africain en Afrique.

Il faut noter aussi que le Maroc ne se contente pas de décrocher des marchés sur le Continent. Les Marocains apportent un savoir-faire, une technologie qui leur permet d’établir un vrai partenariat gagnant-gagnant avec les pays africains frères. On est donc dans un développement économique gagnant-gagnant qui favorise non seulement le Maroc, mais aussi les pays où les Marocains investissent.
 
Un exemple de ce partenariat gagnant-gagnant que vous évoquez, entre le Maroc et l’Afrique ?
 
Khaled IGUÉ - Je citerai le cas du Plan Maroc Vert. Développé depuis dix ans, il a permis au Royaume d’acquérir une réelle expertise pour établir des cartes de fertilité des sols, dans la perspective d’organiser une agriculture raisonnée et une production adéquate, avec une utilisation d’engrais adaptée aux différents types de sols, donc qui permet de préserver ceux-ci dans le temps long.

Cette technologie permet aujourd’hui au Maroc, et plus précisément à l’OCP [Office chérifien de phosphates, premier exportateur mondial en la matière, N.D.L.R.] de conclure des accords avec les pays africains afin qu’ils développent l’agriculture en réalisant la carte de fertilité des sols, qui est un savoir-faire marocain.
 
Concrètement ?
 
Khaled IGUÉ -
Ils scannent les sols, analysent des échantillons en laboratoire et sont capables d’indiquer le type d’engrais optimal pour chaque type de sol.
 
Quels pays ont déjà bénéficié de ce savoir-faire marocain en matière de cartographie de la fertilité des sols ?
 
Khaled IGUÉ -
La carte de fertilité des sols du Togo a déjà été réalisée, ainsi que celle du café-cacao en Côte d’Ivoire. Celle de la Guinée Conakry est en cours de réalisation, de même que celles de plusieurs autres pays africains…

C’est un partage de connaissances assez impressionnant, et qui profite aux deux parties. Au Maroc car il peut exporter sa technologie avant d’investir dans le pays hôte ; à celui-ci, qui peut en même temps développer un savoir-faire important et augmenter la productivité de son agriculture, permettant ainsi à ses agriculteurs de gagner beaucoup plus… On est bien dans un partenariat gagnant-gagnant !

Une vue de l’historique salle Lumière de l’Hôtel de l’Industrie – où fut projeté le premier film de l’histoire du cinéma –, qui accueillait la conférence de haut niveau « Le Maroc, une ambition d’émergence avec l’Afrique », organisée mardi 11 juin à Paris par le CAPP* et AfricaPresse.Paris. © Frédéric Reglain

.

Vous avez été durant trois années le Directeur des Partenariats publics Afrique de l’OCP, et vous y avez déployé une méthode de travail « avec » l’Afrique… Qu’entendez-vous par cet « avec » auquel vous attachez une grande importance ?
 
Khaled IGUÉ - Rappelons d’abord que l’OCP est l’une des entreprises les plus importantes du Royaume, elle réalise à elle seule 17 % de l’effort d’investissement, au Maroc mais aussi en Afrique. Ainsi, en moins de deux ans, l’OCP a ouvert douze filiales dans autant de pays africains et, avec la création d’OCP Africa, a recruté plus de 200 personnes localement.

Cela témoigne de la volonté forte de faire « avec  » l’Afrique, et pas seulement « pour  » l’Afrique. « Avec » est un mot qui me plaît ! Car c’est important d’affirmer que l’on fait ensemble.

Pour que l’Afrique puisse devenir un continent émergent, il est important de ne pas avoir un seul pays comme le Maroc, mais d’en avoir une dizaine comme lui ! Le Maroc investit en effet à lui seul 3,5 milliards en un peu plus de dix ans, alors si une dizaine de pays suivait son exemple, on pourrait avoir en dix ans des investissements intra-africiains dépassant la barre des 20 à 30 milliards d’euros ! Ce serait énorme !
 
Mais comment d’autres pays africains pourraient-ils parvenir à un niveau comparable de capacité d’investissement ?
 
Khaled IGUÉ -
Cela passe par une gouvernance économique assez structurée et importante. Revenons au cas du Maroc… Son rayonnement actuel est porté par une vision et une stratégie d’État, c’est indéniable, et à ce jour le Royaume détient un portefeuille de quelque 212 établissements publics. Mais il faut savoir qu’aujourd’hui, sept entreprises seulement participent pour plus de 63 % à l’investissement du Maroc à l’étranger. Juste sept entreprises !
 
Si l’on se réfère à cet exemple, cela signifie que les pays africains doivent faire émerger des entreprises capables de déployer une diplomatie économique, ce qui présuppose une structuration économique du pays déjà assez importante pour donner naissance à des champions nationaux.

Le Maroc dispose de ces champions. C’est par exemple le cas de l’OCP, de l’ONE [Office national de l’Électricité], de l’ONCF [Office national des Chemins de fer], de la RAM [Royal Air Maroc], d’AWB [Groupe Attijariwafa bank], de Masen, l’Agence marocaine pour l’énergie durable… Et donc il faut que ce genre d’entreprise puisse émerger dans plusieurs autres pays d’Afrique, que ce soit dans le secteur de la banque, de l’industrie, de l’agriculture, des transports, de l’énergie… Des entreprises capables d’accompagner la diplomatie économique des pays, et ensemble de peser à l’échelle du Continent.
 
Cela signifie que les pays africains doivent avoir la capacité de créer des champions, d’abord capables d’exécuter les marchés domestiques, puis de s’exporter dans les sous-régions.

Je reste convaincu que le développement de nos économies africaines vers l’émergence passe inévitablement par le combat pour développer des champions nationaux qui deviendront des opérateurs sous-régionaux, puis régionaux, et enfin des champions internationaux. C’est ce que le Maroc est en train de d’accomplir avec ses champions.
 
Vous avez donc passé trois années à parcourir l’Afrique pour l’OCP. Que pouvez-vous dire du ressenti des Africains vis-à-vis de ce renouveau du rayonnement du Maroc ?
 
Khaled IGUÉ -
C’est une question très intéressante… j’y répondrai en m’appuyant sur l’exemple de la création d’OCP Africa, en 2015, à l’adresse de l’Afrique subsaharienne.

Le premier fait remarquable est que l’OCP ne s’est pas contenté de développer une offre commerciale. Elle a créé la Fondation OCP, qui a permis au Groupe d’approcher les gouvernements africains – cela faisait partie de mon travail –, de dialoguer avec les gouvernements dans le cadre d’une fondation, cela afin de signer des conventions entre l’OCP et les ministères de l’Agriculture, ou d’autres selon les cas, afin de bâtir ensemble des projets de développement. C’est la première phase.

Dans ces projets, on retrouve notamment l’établissement d’une carte de fertilité des sols, que j’évoquais précédemment, mais aussi la formation de cadres, la création de laboratoires de recherche, des projets d’irrigation ou encore d’installation d’écoles aux champs, pour les femmes. Autant de projets de développement, donc.
 
Dans un second temps, le Groupe a aussi créé l’OCP Policiy Center, un cercle de réflexion dédié aux politiques publiques, afin de réaliser des analyses et des études prospectives avec les pays africains et le reste du monde, dans le but de proposer des recommandations.

Ce n’est qu’ensuite que le Groupe OCP, ou OCP Africa, qui est une entreprise commerciale, engageait le processus pour réaliser des affaires avec les pays concernés, en vendant soit des engrais phosphatés, soit de l’assistance technique…
Donc, vous voyez, l’approche est beaucoup plus globale, plus holistique que seulement commerciale ! Ainsi l’OCP ne vise pas uniquement le commercial, il apporte du développement, de l’expertise et de la technologie.
 
Alors, j’en viens plus directement à votre question : quel est le ressenti dans les pays de l’Afrique subsaharienne ? Vous imaginez aisément que c’est très bien reçu !
Car les pays africains n’ont pas juste besoin d’argent, ils ont besoin d’offres globales. Nous avons besoin de créer des entreprises, de rapporter de la technologie, que l’on embauche des personnels qui connaissent le terrain et qu’on les fasse monter en compétences…

À partir de ce moment, vous faites plus qu’un partenariat gagnant-gagnant, vous engagez un partenariat de partage. C’est ce que fait l’OCP, en créant des filiales. De l’autre côté, le ressenti est donc que l’on est en train de faire « avec ». Faire « avec » et pas juste faire « pour ». La différence est essentielle, car « faire avec » nécessite de prendre en compte le besoin de l’autre, l’avis de l’autre. C’est la méthode de travail adéquate pour une diplomatie économique efficiente.
 
En mars dernier à Casablanca, lors du VIe Forum international Afrique développement, plusieurs hauts responsables économiques marocains se sont réclamés du concept de « capitalisme positif » [Lire notre dossier] Quel commentaire cela vous inspire-t-il, au regard de la relation Maroc-Afrique ?
 
Khaled IGUÉ -
J’aime beaucoup ce concept de capitalisme positif, mais je préfère l’évoquer en termes d’entrepreneuriat social
Il est d’ailleurs dommage que dans les éléments du langage économique francophone, la désignation « entreprise sociale » renvoie trop souvent aux seules ONG ou petites entreprises. Le « social business », comme on le définit dans les pays anglo-saxons, se comprend plutôt comme une activité ayant un impact social. Ainsi ce que fait l’OCP via sa Fondation est du « social business ».
L’entrepreneuriat social, c’est la voie d’avenir pour l’Afrique  ! Cela signifie faire de l’économie en tenant compte de l’humain. Du climat, de l’environnement et de tout l’écosystème. Et ne nous trompons pas, il ne s’agit pas de faire du bénévolat ou de l’ONG ! Certes, l’entreprise sociale prend en compte son écosystème, mais c’est aussi en visant à le développer dans un partenariat gagnant-gagnant.
 
En fait, vous intégrez la responsabilité sociale de l’entreprise (RSE) en amont, dès l’ébauche du projet ?
 
Khaled IGUÉ -
Quand je décris le modèle de l’OCP, avec son triptyque Fondation, club de réflexion et entreprise commerciale, on se projette bien au-delà de la simple RSE, car on intègre la composante sociale dès la conception du modèle économique.

En fait, qu’on l’appelle capitalisme positif, social business ou entreprise sociale, cette vision d’avenir nous permet de structurer nos outils financiers pour un engagement en termes d’investissement d’impact.

C’est important, parce qu’aujourd’hui, lorsque vous investissez, vous devez tenir compte de l’écosystème. De l’humain : faites-vous travailler des enfants ? allez-vous verser à vos employés un salaire adéquat, qui leur permette de vivre correctement ? De l’environnement : est-ce que vous ne venez pas détruire l’écosystème préexistant ? Et l’engagement pour le climat, qui est un problème global aujourd’hui, comment allez-vous y contribuer… ?

Donc les outils financiers de l’avenir doivent découler d’une philosophie et d’un modèle économique d’entreprise sociale, à impact social.
 
Vous êtes le président du Club 2030 Afrique. Comment ce cercle de prospective, et vous-même, vous projetez-vous dans les prochaines années ?
 
Khaled IGUÉ -
Tout le monde en convient, le continent africain est aujourd’hui à un carrefour. La raison principale en est que l’Afrique est en train de vivre un momentum démographique tout à fait exceptionnel.

Cela me touche tout particulièrement, car je suis dans la tranche d’âge de cette jeunesse très nombreuse. Par exemple au Bénin, mon pays, 70 % de la population a moins de 30 ans.

Côté européen, il est clair que dans les trente prochaines années les pays occidentaux seront confrontés à des réalités incontournables : soit ils auront des Africains comme clients, soit ils auront des Africains comme partenaires, soit ils auront des Africains comme patrons… car un tiers de la population occidentale sera africain, ou d’origine africaine. C’est dans cette perspective que nous devons nous projeter.
L’Europe et l’Afrique sont deux continents géographiquement liés, et demain toute la croissance ainsi que les ressources humaines viendront d’Afrique. On s’achemine donc vers ce type de relation.

Ce que je veux avec le Club 2030 Afrique, c’est que nous trouvions ensemble de nouveaux outils de développement, de nouvelles philosophies d’investissement, et que le concept de « social business » se concrétise largement.

Il faut aussi plus d’investissements africains en Afrique, et plus d’investissements directs étrangers accompagnés de plus de transferts de technologie et de compétences. C’est à cette condition que l’on aboutira à un partenariat gagnant-gagnant, un partenariat de partage entre l’Europe et l’Afrique.

.

Les personnalités participant à la conférence de haut niveau « Le Maroc, une ambition d’émergence avec l’Afrique », organisée mardi 11 juin à Paris par le CAPP* et AfricaPresse.Paris. De gauche à droite : Khaled IGUÉ, Président du cercle de réflexion CLUB 2030 AFRIQUE, ancien Directeur des Partenariats publics Afrique de l’OCP ; Karim BERNOUSSI, PDG fondateur d’INTELCIA, entreprise marocaine implantée en Afrique subsaharienne et en Europe ; Youssef ROUISSI, Directeur général adjoint Finances et Investissement du Groupe ATTIJARIWAFA BANK (AWB) ; Madame Rima LE COGUIC, Directrice Afrique de l’Agence française d’Investissement (AFD) ; Mohcine JAZOULI, Ministre marocain délégué aux Affaires Africaines ; Madame Marie-Ange DEBON, Directrice générale France, DGA Groupe SUEZ, co-Présidente du Club des Entrepreneurs France-Maroc de MEDEF International ; Alfred MIGNOT, Président du Club Afrique de la Presse Parisienne (CAPP), Directeur de Africapresse.Paris, modérateur de la conférence. Étienne GIROS, Président délégué du Conseil français des Investisseurs en Afrique (CIAN), Président de l’European Business Council for Africa and Mediterranean (EBCAM) ; Lionel ZINSOU, ancien Premier ministre du Bénin, Directeur associé fondateur de la banque d’affaires Southbridge, dédiée à l’Afrique. © Frédéric REGLAIN.

.

◊ ◊ ◊

TOUS NOS ARTICLES
SUR LEME THÈME :

#CAPP MAROC-AFRIQUE / Le Maroc affirme à Paris sa volonté d’une émergence économique panafricaine, en partenariat gagnant-gagnant avec le Continent

#CAPP MAROC-AFRIQUE / Mohcine JAZOULI, ministre de la Coopération africaine : « Le Maroc veut porter à bout de bras la co-émergence de l’Afrique »

#CAPP MAROC-AFRIQUE / « Prendre plus de risques, accroître l’intégration, coopérer avec la Chine »… des pistes pour accélérer l’émergence de l’Afrique

#CAPP MAROC-AFRIQUE / Khaled IGUÉ, président du Club 2030 Afrique : « Comme le Maroc, d’autres pays africains doivent créer des champions économiques ! »

#CAPP MAROC-AFRIQUE / Marie-Ange DEBON, DGA Groupe SUEZ : « Savoir-faire global et ancrage local, c’est notre modèle de coentreprise à l’international »

#CAPP MAROC-AFRIQUE / Youssef ROUISSI, DGA Attijariwafa bank : « L’acquisition de Barclays Egypt constitue une première étape de notre développement » en Afrique anglophone

#CAPP MAROC-AFRIQUE / Karim BERNOUSSI, PDG Groupe INTELCIA : « Dans nos contextes africains, améliorer l’employabilité des jeunes est pour nous une fierté ! »

#CAPP MAROC-AFRIQUE / Rima LE COGUIC, Directrice Afrique : « L’AFD est la 1re institution bilatérale de développement à appréhender l’Afrique comme un tout »

#CAPP MAROC-AFRIQUE / Étienne GIROS, Président délégué du CIAN : « C’est désormais aux Français d’aller voir les Marocains pour s’inspirer de leur stratégie panafricaine »

# CAPP MAROC-AFRIQUE / Lionel ZINSOU, ancien PM du Bénin : « L’adhésion du Maroc à la Cedeao est fondamentale, l’Afrique a besoin d’un Maroc qui est en avance de phase »

# CAPP MAROC-AFRIQUE / « LE MAROC, UNE AMBITION D’ÉMERGENCE AVEC L’AFRIQUE » : VIDÉO INTÉGRALE (2 h 30) de notre conférence, avec : Lionel ZINSOU, Mohcine JAZOULI, Marie-Ange DEBON, Étienne GIROS, Youssef ROUSSI, Khaled IGUÉ, Karim BERNOUSSI, Rima LE COGUIC, Alfred MIGNOT

◊ ◊ ◊

(*) Le CAPP, Club Afrique de la Presse Parisienne ®, est une association Loi 1901 à but non lucratif (J.O. des associations du 03/02/2018) dont l’objet est de contribuer à favoriser « les échanges de tous ordres – économiques, culturels, géopolitiques et humanitaires – entre la France et l’Afrique, ainsi qu’entre l’Europe et l’Afrique ».
Le CAPP est ouvert sur cooptation à toute personne concourant à la production d’information – journalistes, universitaires, communicants, experts, diplomates... traitant de l’Afrique. En revanche, les statuts du CAPP stipulent que les adhérents journalistes doivent demeurer en permanence majoritaires au sein de l’association.
Président : Alfred Mignot - Contact : CAPP@africapresse.paris

◊ ◊ ◊

>>> CLIQUEZ ICI et INSCRIVEZ-VOUS
pour recevoir gratuitement notre INFOLETTRE

◊ ◊ ◊

Articles récents recommandés