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#AmbitionAfrica - Samia Adel (ENGIE Afrique) plaide pour « un mix énergétique vertueux, pour respecter et protéger l’environnement »

31 octobre 2019
Les panélistes de la conférence « Quel mix énergétique pour l’Afrique de demain ? ». De gauche à droite : Emmanuelle BASTIDE (journaliste modératrice, RFI) ; João SARAIVA, Conseiller auprès du Ministre de l’énergie et de l’eau, ANGOLA ; Samia ADEL, Chef de Cabinet et Affaires Institutionnelles, ENGIE AFRIQUE ; Damien SIMON, Directeur du marketing et de la stratégie du Business Group B&T Southern, NEXANS.© B. Fanucchi
Aujourd’hui encore, dès la nuit tombée, de nombreux villages d’Afrique se retrouvent dans une totale obscurité. Comment faire pour changer cette situation, c’était l’objet de la conférence « Quel mix énergétique pour l’Afrique de demain ? », lors de la première journée du forum #AmbitionAfrica (30-31 octobre) à Paris-Bercy.

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Bruno FANUCCHI, AfricaPresse.Paris pour #Ambition Africa
@PresseAfrica

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Forts de leurs différentes expériences personnelles, les panélistes de cette table ronde consacrée à l’énergie esquissent quelques solutions.

Conseiller auprès du ministre angolais de l’Énergie et de l’Eau, Joao Saraiva nous décrit le cas de son pays, l’Angola, qui – bénéficiant de beaucoup de rivières – donne la priorité à l’hydroélectricité dont la production couvre 53 % des besoins du pays. D’autant plus que l’électricité issue de l’énergie fossile a un côut de production et de transport très élevé, pour ne pas dire parfois dissuasif. L’énergie dûe au gaz naturel, qui reste un sous-produit de l’exploitation pétrolière, reste bien entendu à développer dans le pays où une centrale produisant 750 MégaWatts vient d’être ouverte et va bientôt être suivie par l’inauguration d’une seconde, de capacité identique.

Reste bien sûr l’irremplaçable énergie solaire et ses nombreux panneaux qui paraissent indispensables dans les campagnes qui ne peuvent être atteintes et desservies par des lignes à haute tension. D’autant plus que 42 % de la population vit dans des zones rurales.

« Alimenter des usages productifs »

« Chez ENGIE Afrique, nous avons une approche assez ambitieuse », relève pour sa part Samia Adel, chef de Cabinet chargée des Affaires institutionnelles dans la branche Afrique d’Engie, en évoquant une capacité de 3,5 GigaWatts dans le Continent, produite par de l’éolien – comme au Maroc, en Égypte ou en Afrique du Sud –, du solaire comme au Sénégal, ou du thermique. Et de plaider ouvertement pour « un mix énergétique vertueux, pour respecter et protéger l’environnement, mais stable ».

En attendant, ajoute-t-elle, des « solutions domestiques » s’imposent pour équiper les maisons individuelles d’une population rurale qui s’éclaire encore à la bougie, et leur apporter de l’énergie qui change leur vie en leur permettant par exemple de recharger leurs portables, de regarder la télévision ou de brancher un réfrigérateur et, demain peut-être, un climatiseur…

Il convient donc d’appliquer « un principe de réalité » et d’« alimenter des usages productifs » car, dans bien des pays, connecter toute une population à des réseaux électriques « prendra à l’évidence un certain temps »... Pour ne pas dire un temps certain !

Solaire et éolien plus compétitifs

Chef de projet Senior chez Quadran International, producteur indépendant d’électricité présent dans onze pays d’Afrique (dont le Burkina Faso, la Maroc, le Tchad ou la Tunisie), Abdoulaye Touré souligne quant à lui l’impérieuse nécessité de « faire une part importante aux énergies renouvelables ». Et l’Afrique peut, dès demain, donner l’exemple grâce à son taux d’ensoleillement à nul autre pareil.

S’il y aura bien entendu des plans spécifiques pour chaque pays, on s’aperçoit aujourd’hui que « les coûts du solaire et de l’éolien sont largement compétitifs par rapport au charbon et à l’énergie fossile » et même parfois moins chers. Pour sauver notre planète, il y a donc urgence à passer aux énergies renouvelables. On ne le redira jamais assez.

« Développer des solutions pérennes »

Dernier intervenant de ce panel, Damien Simon, directeur du marketing et de la stratégie du groupe Nexans, se dit « très fier d’être un acteur du Continent africain », même si son groupe n’a qu’un rôle d’accompagnement et non de production, et invite tous les acteurs de cette filière énergétique à « développer des solutions pérennes » sans jamais oublier que « la finalité de tous leurs efforts, c’est de distribuer de l’électricité dans tous les foyers ».

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LIEN UTILE

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