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Le Sommet de Paris pour le soutien au peuple libyen lance une opération aéronavale contre Kadhafi

Libye | 19 mars 2011 | src.leJMED.fr
Paris -

Samedi 19 mars, à l’issue du sommet de Paris rassemblant à l’initiative de la France 22 pays – occidentaux, de l’UE, de l’Union africaine et de la Ligue arabe –, le Président français Nicolas Sarkozy, dans une allocution solennelle à 15 h 45, depuis le Palais de l’Élysée, a annoncé que les avions français étaient « prêts à intervenir contre les blindés » des forces de Kadhafi.

Image ci-dessus : les bases des principaux pays impliqués dans les opérations. © Capture vidéo i>TELE


"En accord avec nos partenaires, nos forces aériennes s’opposeront à toute agression des avions du colonel Kadhafi contre la population de Benghazi. D’ores et déjà nos avions empêchent les attaques aériennes sur la ville", a déclaré Nicolas Sarkozy. "D’autres avions, français, sont prêts à intervenir contre des blindés qui menaceraient des civils désarmés" (…) « notre détermination est totale » a-t-il ajouté, avant de conclure : « La France est décidée à assumer son rôle, son rôle devant l’histoire ».

L’aviation française dispose d’environ 40 Rafale, dont certains ont été pré-positionnés sur la base de Solenzara, en Corse, où devrait être rapidement concentrés l’essentiel des appareils qui participeront aux opérations au dessus de la Libye.

Les forces françaises sont dotées d’une centaine d’avions de chasse et peuvent aussi mobiliser des Mirage 2000 pour ce type de mission.
Les forces britanniques ont indiqué pour leur part qu’elles participeront aux opérations en Libye avec des avions de combat Tornado et Eurofighter.

Le sommet a débuté au palais présidentiel de l’Elysée à 13 h 45 et s’est achevé peu après 15 h. Y participaient notamment le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, le PM britannique David Cameron, la chancelière allemande Angela Merkel, – dont le pays s’était portant abstenu jeudi soir lors du vote par le Conseil de sécurité de l’ONU de la résolution 1973, ouvrant la voie à un recours à la force – ainsi que Amr Moussa, Secrétaire général de la Ligue arabe, le président de l’Union européenne Herman Van Rompuy, la Haute Représentante de l’UE Catherine Ashton, ainsi que le président de la Commission de l’Union africaine, Jean Ping.

La France, le Royaume-Uni et le Canada seront les trois premiers pays à intervenir. Les autres pays qui ont fait savoir qu’ils participeraient aux opérations sont : les Pays-Bas, la Belgique, le Danemark, la Norvège, les États-Unis (mais l’on ne sait pas encore comment, précisément), l’Italie (8 avions), l’Espagne (2 avions) et le Qatar, tandis que la Grèce mettrait à disposition ses bases aériennes.

L’Allemagne n’interviendra pas, a fait savoir la chancelière Angela Merkel, qui a proposé d’envoyer des renforts en Afghanistan… pour permettre aux Américains de rediriger des avions de surveillance aérienne Awacs vers la Libye.

De l’avis de certains observateurs, la diplomatie libanaise se serait particulièrement illustrée pour emporter l’adhésion des pays arabes, puis de la Chine et de la Russie, convaincant ces deux pays que les pays arabes approuvaient l’intervention.
Quant à la diplomatie française, mise à mal par ses ratages tunisien et égyptien, elle apparaît revigorée par cette opération réussie, sous la conduite de son ministre Alain Juppé.

Lors d’un point presse tenu en fin d’après-midi au Quai d’Orsay, siège du ministère français des Affaires étrangères, on apprenait que plusieurs navires français faisaient route vers la Libye, dont le porte-avions Charles de Gaulle, qui devait quitter dimanche sa base de Toulon. La mise en place d’un blocus naval international est aussi programmée.

À 18 h 09, samedi, on apprenait par l’état-major français qu’un premier tir avait été opéré par un avion français contre un véhicule militaire libyen, à 17 h 45. Les premiers avions français ont commencé à survoler le territoire libyen à 15 h. Ils étaient une vingtaine à 18 h, des Rafale et des Mirage 2000. A 20h, selon Al Jazeera, les avions français avaient détruit quatre chars de combat libyens.

Dimanche après-midi, selon une déclaration de l’amiral américain Mike Mullen, chef d’état major interarmes, une zone d’exclusion aérienne avait été instaurée et l’offensive des forces de Kadhafi sur Benghazi arrêtée.

LeJMED.fr

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