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Des investisseurs français prêts à financer des infrastructures au Gabon, déclarent-ils au ministre Alain Claude Bilie-By-Nze, en visite à Paris

4 juillet 2021
Des investisseurs français prêts à financer des infrastructures au Gabon, déclarent-ils au ministre Alain Claude Bilie-By-Nze, en visite à Paris
Alain Claude Bilie-By-Nze, ministre d’Etat chargé de l’Énergie et des ressources hydrauliques du Gabon. © DR
À l’initiative de Marc Teyssier d’Orfeuil, Délégué général du Club PPP MedAfrique, une rencontre d’échanges informels a réuni récemment à Paris Alain Claude Bilie-By-Nze, ministre d’Etat chargé de l’Énergie et des ressources hydrauliques du Gabon, et plusieurs représentants d’entreprises françaises actives en Afrique, dont des fonds d’investissements.

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par Alfred MIGNOT, AfricaPresse.Paris (APP)
@alfredmignot | @africa_presse

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Le ministre Alain Claude Bilie-By-Nze a d’abord évoqué le « Plan d’accélération de la transformation , sur trois ans, (2021 à 2023), mis en place il y a trois mois par le gouvernement gabonais. Ce plan mobilise 3 000 milliards de francs CFA (près de 50 Md €), dont plus de la moitié est consacrée aux infrastructures. Son financement est assuré par des contributions de bailleurs traditionnels, mais aussi les PPP (partenariats public-privé) particulièrement importants dans le secteur des infrastructures, destinataires de plus de la moitié des ressources du Plan qui vise trois secteurs principaux et traditionnels de l’économie gabonaise : le pétrole (5e producteur d’Afrique), les mines, la forêt et le bois.

« Pour accentuer la transformation dans ces secteurs, nous avons bien sûr besoin de plus d’énergie et de facilités de transport » Ces deux secteurs constituent le deux !ème axe du Plan, relève le ministre qui cite notamment le projet de réhabilitation du chemin de fer transgabonais, avec un financement en partie assuré par l’AFD, et pour lequel la participation de plusieurs entreprises françaises est acquise.
La question des transports s’avère en effet centrale, le Gabon ayant impulsé une politique de transformation locale de manganèse, dont il est le troisième producteur mondial.

Côté production d’énergie, « plusieurs projets ont été engagés en PPP », relève le ministre. Dans la région de Franceville, où la compagnie Gabon Mining, les prochaines réalisations s’ajouteront aux 160 MW du barrage de Grand Poubara.
Enfin,le troisième point du Plan vise à maintenir un accompagnement des populations les plus fragiles. « Là aussi, précise Alain Claude Bilie-By-Nze, nous allons évaluer la possibilité de PPP dans les secteurs de la formation, de l’éducation, et également dans le domaine de la santé ».

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Un cadre juridique adapté
pour « évoluer sereinement »

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Répondant à la classique question de la sécurité juridique des investissements, particulièrement – trop – prégnante quand il s’agit de l’Afrique, le ministre a indiqué qu’au Gabon le cadre juridique n’a cessé de s’adapter aux nouveaux contextes et possibilités – notamment les PPP –, et que les opérateurs économiques peuvent aujourd’hui « évoluer sereinement » dans le pays.

Par exemple, « un code de l’électricité, élaboré par nos soins, est en cours d’examen d’adoption par le gouvernement. Il y a un code de l’eau également, et les codes s’alignent sur la loi PPP pour permettre l’investissement avec ce mode de financement », précise le ministre, ajoutant : « Je voudrais souligner que lorsqu’on a effectué la transition, l’État est devenu majoritaire et a donc remplacé l’opérateur Veolia. Mais l’Etat n’a pas vocation à rester majoritaire, et certainement on va chercher un opérateur important » pour prendre le relais.

Concernant le projet d’usine d’engrais de Port-Gentil, qui relève à la fois des secteurs de l’eau et de l’énergie, le ministre a indiqué que les autorités sont « en train de chercher les opérateurs pour installer deux autres unités de production supplémentaires de 55 mégawatts, sachant que l’usine a besoin d’une trentaine de mégas (…) Pour ce qui est de l’eau, on a commencé à travailler avec la SEEG sur le captage de l’eau » et, autre point intéressant, il se pourrait que l’usine paie son eau un peu plus cher, le surplus servant à subventionner l’accès à l’eau des populations environnantes.

Des investisseurs participant à cette réunion – Charles-Henri Malecot et Patrick Krasa, de STOA Infra & Energy – ont exprimé au ministre leur intérêt très vif pour le financement rapide de projets au Gabon, notamment celui de l’usine d’engrais et la réalisation de l’infrastructure de la captation d’eau.

Mais une attitude aussi réactive reste une exception au regard des usages les plus courants parmi les investisseurs français, dont la réputation de frilosité est hélas légendaire, a relevé un participant…

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Ont participé à cette rencontre autour du ministre Alain Claude Bilie-By-Nze :
- Marc Teyssier d’Orfeuil, Délégué général du Club PPP MedAfrique
- Charles-Henri Malecot et Patrick Krasa, STOA Infra & Energy
- François Bergère, LTIIA (LongTerm Infrastructure Investors Association)
- Stéphane Tiki, Groupement du Patronat Francophone
- Carlo Roger Nguesso, Maison des Associations Congolaises
- Hugues de La Forge, Fidal, premier cabinet d’avocats d’affaires en France.
- Marc Bousquet, agence Médiatique.

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