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Dossier INVESTIR AU MALI

Lamine Dembélé, SG du Ministère des Mines du Mali : « Les investisseurs ne doivent pas s’inquiéter, le secteur minier est sécurisé »

24 décembre 2017
Alexis Lemine Dembélé, Secrétaire général du ministère des Mines du Mali. © DR

La sécurité, la refonte Code minier et sa responsabilité sociale et économique, la transparence : trois questions-réponses avec… Alexis Lemine Dembélé, Secrétaire général du ministère des Mines.


Le Mali est le troisième pays producteur d’or en Afrique. La crise de 2012-2013 a-t-elle affecté cette position ?

Lamine Dembélé - La crise n’a pas eu le moindre impact sur la production d’or car les exploitations minières se situent toutes dans le sud du pays. Les réserves d’or sont estimées à plus de 900 tonnes et notre production industrielle est en moyenne d’environ 50 tonnes par an. Sans la production aurifère, je ne sais pas ce que serait devenu le Mali après la crise.

Le Mali est toujours perçu comme « indésirable » pour les investissements à cause de problèmes d’insécurité, mais le secteur minier est un domaine sécurisé et les investisseurs ne doivent pas s’inquiéter. Dix mines d’or sont actuellement en exploitation et aucune n’a jamais été menacée. Pour l’exploitation minière, venez au Mali, vous êtes sécurisés.

On dit que « l’or ne brille pas pour tous les Maliens »…

Lamine Dembélé - L’exploitation minière contribue de manière importante à l’économie nationale, mais ne profite pas aux populations de manière égale. En effet, « l’or ne brille pas pour tous les Maliens » car le secteur minier est mal structuré.

Afin de résoudre ce problème, le Code minier de 2012 oblige les sociétés minières à contribuer au développement de ces communautés par la construction d’infrastructures : écoles, centres de santé et routes. Ces apports sont encore insuffisants et nous procédons à une refonte complète du Code. Des efforts pour améliorer la transparence du secteur ont également été faits avec l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE). Depuis 2016, on peut dire que l’or commence à briller un peu plus pour les Maliens.

Quels autres minerais représentent un potentiel pour le pays ?

Lamine Dembélé - Il y en a plusieurs, mais ils ne sont guère développés : le manganèse et les phosphates, qui connaissent quelques avancées au niveau de la recherche, au nord du Mali. Il y a aussi du fer, du plomb-zinc, du cuivre. Et nous avons récemment découvert du lithium qui intéresse le Canada.

Propos recueillis par Bruno Fanucchi, à Bamako.

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