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UE-UPM : Catherine Ashton constitue un groupe pour le suivi du soutien aux pays sud-MED en transition

Tous pays EUROMED-AFRIQUE | 8 juin 2011 | src.LeJMED.fr
Bruxelles -

Catherine Ashton, Haute Représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères, et vice-présidente de la Commission a constitué, mardi 7 juin 2011, un groupe de travail pour le Sud de la Méditerranée. Il réunira des experts du Service européen pour l’action extérieure, de la Commission européenne,
de la Banque européenne d’investissement (BEI), de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), ainsi que d’autres institutions financières internationales, et servira de centre de coordination pour l’assistance aux pays d’Afrique du Nord qui connaissent un processus de transformation politique.

Photo ci-dessus : Catherine Ashton, vice-présidente de la Commission UE et Haute représentante pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité © Parlement européen


« L’Europe sera jugée sur sa manière de réagir aux événements cruciaux qui se déroulent dans notre voisinage », a déclaré Catherine Ashton à l’occasion de l’annonce de la constitution du groupe.

"Je veux que le groupe de travail veille à ce que les propositions que nous avons formulées à l’occasion de notre récent bilan de la politique européenne de voisinage soient effectivement mises en œuvre, et qu’il ait une vision claire de la stratégie que nous avons définie pour toute la région du Sud de la Méditerranée.
Il renforcera la cohérence de l’assistance que nous apportons à la société civile, à la mise en place de la démocratie et à la reconstruction économique grâce à des fonds provenant de l’UE, de la BEI et de la BERD."

Depuis quelques semaines, l’Union européenne a en effet réagi avec détermination aux événements du Printemps arabe, en apportant une assistance financière et un soutien politique à des pays comme la Tunisie et l’Égypte, qui cherchent à instaurer la démocratie.

L’UE travaille également avec ses partenaires internationaux, notamment les Nations unies, la Ligue arabe, l’Union africaine et le Conseil de coopération du
Golfe, pour exercer des pressions politiques et économiques sur des régimes qui, comme en Libye, en Syrie et au Yémen, cherchent à réprimer l’aspiration au changement et à la démocratie exprimée par la population.

Le 8 mars dernier, l’engagement de l’Union européenne aux processus sud-méditerranéens de transition démocratique a été formalisée par la communication intitulée « Partenariat pour la démocratie et une prospérité partagée », complétée le 25 mai par une nouvelle version de la politique européenne de voisinage.

Cette proposition, appelée « Une Stratégie nouvelle à l’égard d’un voisinage en mutation », établit une nouvelle relation entre l’UE et ses voisins sur la
base d’une responsabilité mutuelle, et accroît le soutien financier de l’UE de 1,24 milliard d’euros entre 2011 et 2013, en plus d’un financement renforcé de la part de la BEI et de la BERD.

On notera aussi l’acte éminemment symbolique posé le 22 mai dernier par
Catherine Ashton, qui a inauguré en personne le bureau de représentation de l’UE à Benghazi, capitale libyenne de la rébellion contre Khadafi.

LeJMED.fr

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