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REPLAYS et textes CAP 20 / SEM Lionel ZINSOU, ancien PM du Bénin : « Au Bénin, je ne suis pas spécialement monarchiste. Mais au Maroc, si ! »

5 décembre 2025
REPLAYS et textes CAP 20 / SEM Lionel ZINSOU, ancien PM du Bénin : « Au Bénin, je ne suis pas spécialement monarchiste. Mais au Maroc, si ! »
SEM Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin, durant son intervention à la CAP 20, dédiée à « la montée en puissance du Maroc, État stratège », le 20 novembre 2025 à ESCP Paris Campus Champerret. À sa droite, Emmanuel DUPUY, Président de l’IPSE ; Jean-Michel HUET, Associé BearingPoint ; Abdou DIOP, Directeur Associé Forvis Mazars Maroc ; SE Mme Samira SÏTAIL, Ambassadeure de SM Mohammed VI du Maroc. Capture © ESCP/APP.
SEM Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et économiste renommé, a livré un témoignage personnel élogieux lors de la XXe Conférence des Ambassadeurs de Paris, mêlant expérience professionnelle internationale et observations personnelles, sur « la montée en puissance du Maroc, État stratège ».

VOIR ICI LE REPLAY de la contribution de SEM Lionel ZINSOU, ancien Premier ministre du Bénin, à la CAP 20 du 20 novembre 2025, dédiée à la montée en puissance de l’État-stratège marocain :

https://youtu.be/i-O5Tj5VVas

> REPLAY INTÉGRAL DE TOUTE LA CAP 20 :
https://youtu.be/tgv-ZvRUHpM

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Résumé de la contribution de SEM Lionel ZINSOU par Alfred MIGNOT,
Directeur de Africapresse.paris,
Producteur des Conférences des Ambassadeurs de Paris (CAP)

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Avec franchise, Lionel Zinsou confie : « Au Bénin, je ne suis pas spécialement monarchiste. Mais au Maroc, si. » Ce constat traduit la considération que lui inspire la stabilité et la vision stratégique incarnée par la monarchie marocaine.

Au fil de sa carrière, très riche et internationale – de Danone à Rothschild et PAI Partners –, il explique avoir suivi un « fil rouge » marocain : « Nous avions dans le portefeuille des entreprises marocaines, des investisseurs marocains institutionnels, car il existe au Maroc un écosystème d’investissement extrêmement professionnel. »

Fort de cette expérience, il affirme : « Dans toute l’Afrique subsaharienne, le Maroc est regardé comme un modèle d’État stratège. » Un modèle qui s’appuie sur un nouveau modèle de développement, adapté aux problématiques africaines partagées.

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La formidable avancée
de l’espérance de vie

Lionel Zinsou insiste sur « l’importance du capital humain et des capacités marocaines mises au service de toute l’Afrique ». Pour lui, la mesure symbolique la plus forte « c’est l’espérance de vie à la naissance passée de 42 ans en 1955 à 77 ans aujourd’hui ».
Cette progression « d’une demi-année d’espérance gagnée chaque année » traduit selon lui « une gouvernance avec un sens du temps long, mêlant santé publique, éducation et progrès économique. »

Il souligne également que « le revenu par tête a doublé dans le temps unique d’un règne. » Cet accomplissement humain et économique ne saurait être séparé d’une stabilité institutionnelle capable de concilier alternances et vision, dont « la monarchie marocaine » incarne le socle.

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« L’électricité la moins
chère au monde »

Lionel Zinsou évoque aussi les réussites technologiques marocaines, notamment dans les énergies renouvelables : « Le pari de la centrale solaire Noor, l’une des plus grandes au monde, n’était pas évident à faire, personne ne savait que ce serait aussi le chemin vers l’électricité la moins chère au monde. » Il place ainsi le Maroc, avec le Chili, parmi les meilleurs pionniers mondiaux dans la transition énergétique.

Sur le plan éducatif, il a visité récemment l’université Mohammed VI à Benguerir, où il a rencontré « une forte présence d’étudiants subsahariens, notamment des Béninois », saluant « une réalisation humaine majeure ».

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« Le Maroc est visionnaire… »

En tant qu’administrateur indépendant d’AttijariWafa Bank depuis sept ans, il analyse les mutations financières africaines : « Le Maroc montre le chemin vers la consolidation des banques africaines, qui aujourd’hui, commencent à ressembler à des acteurs puissants et capitalisés, plus rentables que les banques européennes. »

Face à cette dynamique positive, il met cependant en garde sur les défis sociaux : « La croissance, ce n’est pas magique. Elle crée l’emploi à dix ans, mais ne résout pas les problèmes immédiats de la jeunesse qui arrive sur le marché du travail. » Il insiste sur la nécessité d’investissement massif dans l’éducation, la santé et le logement pour maintenir la cohérence sociale.

Enfin, Lionel Zinsou lance un appel à la réflexion collective sur l’avenir : « La preuve a été donnée que le Maroc est visionnaire. Parlons des vingt-cinq prochaines années et de comment nous, Africains, pouvons les penser et les construire ensemble. »

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Cliquer sur les images pour les agrandir.

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