REPLAYS et textes CAP 20 / Jean-Michel HUET, Associé BearingPoint :« Au Maroc, un quart de siècle de transformation numérique au service de l’Afrique »
> VOIR ICI LE REPLAY de la contribution de M. Jean-Michel HUET, Associé BearingPoint, à la CAP 20 du 20 novembre 2025, dédiée à la montée en puissance de l’État-stratège marocain :
> REPLAY INTÉGRAL DE TOUTE LA CAP 20 :
https://youtu.be/tgv-ZvRUHpM
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Résumé de la contribution de Jean-Michel HUET par Alfred MIGNOT,
Directeur de Africapresse.paris,
Producteur des Conférences des Ambassadeurs de Paris (CAP)
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« Tout commence avec les télécoms… c’est une belle success story marocaine depuis un quart de siècle. La trajectoire exemplaire de Maroc Télécom en a fait un véritable phare continental », déclare d’emblée Jean-Michel Huet.
En effet, présent dans une dizaine de pays africains, « Maroc Télécom n’a pas son pareil parmi les opérateurs historiques africains », témoigne-t-il, avant d’ajouter que le succès marocain s’étend aussi au niveau réglementaire. L’ANRT, l’Agence nationale [marocaine] de régulation des télécommunications, est reconnue comme l’une des meilleures agences africaines, excédant même l’ARCEP français dans les classements de l’Union internationale des télécommunications.
La force du Maroc réside aussi dans sa capacité à porter une voix commune pour l’ensemble du continent, considère Jean-Michel Huet. L’ADD, agence marocaine de développement du digital, joue un rôle de réseau en fédérant les agences digitales africaines pour créer une synergie continentale. Ainsi, « le Maroc essaye de faire en sorte que tout le continent africain ait une seule voix dans le numérique », souligne-t-il.
Mais le numérique, c’est aussi une question d’humain et de formation. En quelques années, le Maroc a su créer des centres d’excellence, comme l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) ou des incubateurs innovants dans l’agritech, indispensables pour un continent où la moitié de la population vit encore de l’agriculture. Dans les dernières années, « plus de 180 programmes de formation en ingénierie ou informatique ont été mis en place », illustrant une volonté forte de bâtir un socle de talents.
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Un modèle d’innovation
Un exemple fort est l’école 42 qui, dans sa version marocaine, accueille aujourd’hui 3 500 étudiants, soit plus qu’en France, relève JMH. Cette école innovante, où les étudiants apprennent entre eux sans professeur, incarne cette dynamique de formation nouvelle. Plus impressionnant encore, le Maroc a atteint la parité hommes-femmes dans ces filières d’ingénieurs, un succès que la France ne peut encore que lui envier.
Dans la transformation numérique, un autre domaine où le Maroc brille est le e-gouvernement. Classé quatrième meilleur pays africain pour ses services numériques publics, il offre à ses citoyens une simplification administrative par Internet et même via téléphone mobile. Ce succès a été soutenu par des financements internationaux tels que le PNUD, qui reconnaît le Maroc comme un modèle d’innovation.
Enfin, le tissu entrepreneurial marocain s’est lui aussi métamorphosé. « Il y a dix ans, les startups marocaines n’étaient pas légion. Aujourd’hui, avec le soutien public et privé, elles explosent », témoigne l’intervenant. L’association Mfounders, créée par des entrepreneurs de la diaspora, illustre cet élan en facilitant marché et business pour ces jeunes entreprises. Le Maroc est ainsi devenu le sixième pays africain en termes de levées de fonds pour les startups.
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Les promesses de
la Coupe du Monde 2030
À l’horizon, un événement majeur va catalyser cette dynamique : la Coupe du Monde 2030 au Maroc, en coopération avec l’Espagne et le Portugal. Avec plus de 2 milliards d’euros d’investissement, ce rendez-vous sportif est aussi une opportunité technologique. « Ce n’est pas juste une question de Wifi dans les stades, mais de créer une vitrine durable, avec des smart stadiums et des systèmes sécurisés dans les transports et la finance digitale. » L’objectif est clair : « Utiliser cette manifestation pour créer un héritage numérique pérenne. »
En résumé, le Maroc conjugue histoire et vision stratégique dans le numérique, secteur clé de son avenir continental. L’exemple marocain montre qu’avec volonté politique et mobilisation des talents, un pays peut réaliser une véritable révolution digitale en quelques années, offrant un modèle à suivre pour toute l’Afrique.
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