REPLAYS et textes CAP 20 / Abdou DIOP, Directeur associé Forvis Mazars au Maroc : « Le secteur privé au cœur de la dynamique de l’État stratège marocain »
> VOIR ICI LE REPLAY de la contribution de M. Abdou DIOP, directeur de Forvis Mazars au Maroc, à la CAP 20 du 20 novembre 2025, dédiée à la montée en puissance de l’État-stratège marocain :
> REPLAY INTÉGRAL DE TOUTE LA CAP 20 :
https://youtu.be/tgv-ZvRUHpM
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Résumé de la contribution de Abdou DIOP par Alfred MIGNOT,
Directeur de Africapresse.paris,
Producteur des Conférences des Ambassadeurs de Paris (CAP)
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« Il y a vingt-cinq ans, moins de dix entreprises marocaines investissaient sur le continent africain, » rappelle Abdou Diop. Le Maroc, alors centré sur son propre marché et tourné vers l’Europe, est devenu aujourd’hui le deuxième investisseur en Afrique. « Cette trajectoire s’inscrit dans la continuité d’une stratégie globale d’État, où toutes les politiques sont alignées pour garantir le succès. »
Abdou Diop met notamment en avant la « stratégie des champions nationaux », qui a permis de consolider et fortifier un certain nombre d’entreprises marocaines, donnant ainsi naissance à des leaders solides sur leur marché domestique, prêts à s’ouvrir à l’international. « Madame l’ambassadeur l’a justement dit : on expérimente, on renforce d’abord sur le territoire national avant de se déployer vers l’extérieur. »
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« Plus de 1 500 accords
de coopération »
Cette stratégie s’est d’abord concentrée sur l’Afrique de l’Ouest, un terrain naturel à la fois pour des raisons historiques, culturelles et économiques, avec des liens forts avec des pays comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Mali.
Ensuite, « un deuxième temps » voit les banques et les opérateurs télécoms marocains s’installer et se développer sur le continent, donnant corps à la stratégie africaine portée par les tournées royales du Roi Mohamed VI. « Ces visites ont suivi un travail préalable de promotion économique, notamment par Maroc Export, et ont permis la signature de plus de 1 500 accords de coopération, notamment en matière de non-double imposition et dans des secteurs clés tels que l’agriculture, l’énergie et l’industrie. »
Le secteur privé voit aujourd’hui son rôle se renforcer dans une nouvelle phase d’intégration régionale. Abdou Diop cite plusieurs projets phares : « Le port de Dakhla Atlantique, qui ouvrira son premier terminal dans une année, avec une vocation panafricaine, et Tanger Med qui a déjà permis d’améliorer considérablement la logistique sur le continent en réduisant les coûts de 40 % et les temps de 30 %. »
Il évoque aussi le projet du gazoduc Atlantique reliant le Nigeria au Maroc, en longeant la côte, « un maillon essentiel pour renforcer l’offre énergétique africaine en synergie avec des corridors logistiques transatlantiques en pleine construction. »
L’intégration régionale se traduit aussi par un travail sur les chaînes de valeur industrielles et agricoles, visant à créer des synergies entre les économies nationales. « Le Maroc a bâti un écosystème industriel avancé, notamment dans l’automobile avec un taux d’intégration local autour de 70 % et la perspective de gagner encore 15 % sur le continent en s’ouvrant à des industries complémentaires d’autres pays africains. »
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« Un véritable partenaire industriel
pour les entreprises françaises »
« Le rôle de la CGEM est précisément d’accompagner cette dynamique, en coordonnant les patronats africains et en facilitant le transfert des bonnes pratiques industrielles et commerciales. »
Abdou Diop conclut en insistant sur la nécessité d’une coordination forte entre pays africains pour pérenniser la zone de libre-échange continentale africaine : « Il est impossible de la construire réellement si les 23 pays riverains de l’Atlantique ne sont pas arrimés autour d’un développement intégré de chaînes de valeurs complémentaires. »
Il rappelle enfin que cette stratégie est le fruit d’une vision partagée par tous les acteurs, incluant les partenaires français : « Nous travaillons étroitement avec le Medef et le CIAN pour faire du Maroc un véritable partenaire industriel pour les entreprises françaises sur le continent. »
L’intervention de Abdou DIOP a ainsi souligné le rôle décisif du secteur privé marocain et de la CGEM dans la stratégie globale d’un Maroc en pleine expansion économique continentale, porté par une vision d’intégration et de développement durable.
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