REPLAYS et textes CAP 20 / Abdelmalek ALAOUI, PR IMIS : « Le Maroc travaille toujours pour les générations d’après »
> VOIR ICI LE REPLAY de la contribution de M. Abdelmalek ALAOUI ,
PDG de Guepard Group, Président de l’IMIS, à la CAP 20, dédiée à la montée en puissance de l’État stratège marocain :
https://youtu.be/CDHg8v4d0xA
> REPLAY INTÉGRAL DE TOUTE LA CAP 20 :
https://youtu.be/tgv-ZvRUHpM
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Résumé de la contribution de Abdelmalek ALAOUI par Alfred MIGNOT,
Directeur de Africapresse.paris,
Producteur des Conférences des Ambassadeurs de Paris (CAP)
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« Pendant quatorze mois, j’ai travaillé à l’université d’Oxford sur les vents contraires qui ont accompagné la transformation du Maroc, de son indépendance en 1955 à la renaissance d’une nation », explique-t-il. Un départ difficile, rappelle-t-il, avec seulement 2 497 Marocains qui passent le baccalauréat pour 11 millions d’habitants, 5 000 diplômés de l’enseignement supérieur et une économie alors largement dépendante des exportations de phosphate.
Pour Abdelmalek Alaoui, le développement est avant tout « une histoire d’hommes et de femmes ». Il souligne de manière frappante le rôle des médecins dans la construction de l’État post-indépendance : « La première communauté vers laquelle le Maroc s’est tourné pour bâtir ses institutions, c’était celle des médecins. » Parmi eux, « sept lauréats de Montpellier sont devenus des acteurs clés, ambassadeurs, Premiers ministres, dirigeants politiques ».
Cette « surreprésentation inédite » témoigne d’un capital humain précieux, mais aussi du défi que représentait leur reconversion en des généralistes capables de reconstruire une nation.
Selon le Président de l’Institut marocain d’intelligence stratégique (IMIS), la prééminence de la monarchie constitue le pivot central de cette transformation : « La monarchie agit comme une quille pour un navire, empêchant le pays de se dérouter face aux vents idéologiques, géopolitiques et technologiques ». Les multiples vents contraires : extrémismes politiques, guerre froide, héritage institutionnel jacobin, auraient pu freiner ce développement, mais ont finalement façonné une dynamique singulière.
Abdelmalek Alaoui voit dans la diversité sociale et culturelle un atout majeur du Maroc. Il rappelle que le pays est à la fois « francophone, libéral et tourné vers l’Occident, tout en abritant une majorité conservatrice, tribale, agissant avec des valeurs anciennes ». Entre ces pôles, il y a aussi des observateurs plus passifs, « ceux qui scrutent le sens du vent, comme les gens qui mettent un jogging pour aller voir un match et qui ne participent pas. »
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« Construisez l’arche et ils viendront »
Trois grandes intuitions ont porté cette transformation. La première est l’investissement dans les télécoms : « La libération des téléboutiques et le lancement d’un réseau test sur Marrakech ont changé la donne, permettant rapidement à tout un pays commerçant de téléphoner comme jamais auparavant, favorisant ainsi les échanges et la croissance. »
Le décollage économique a ensuite été accéléré au travers d’une ouverture politique majeure, dont la chaîne était imbriquée avec l’accession au trône de Sa Majesté le roi Mohamed VI. La légende veut que ce dernier se soit inspiré du livre « The Tipping Point » de Malcolm Gladwell, comprenant qu’il fallait investir dans « des infrastructures à l’échelle », permettant aux investissements étrangers massifs de s’installer — une vision illustrée par le méga-port de Tanger Med, « une réponse à l’injonction biblique de Noé : construisez l’arche et ils viendront. »
Abdelmalek Alaoui a ainsi mis en avant la capacité exceptionnelle du Maroc à se projeter sur le temps long : « Contrairement aux mandats électoraux occidentaux, le modèle monarchique nous permet de faire des paris sur des horizons longs, gage d’efficacité et de continuité. »
Il a également abordé les défis sociaux récents, notamment les mouvements de jeunes sur les réseaux sociaux, qu’il qualifie de non transactionnels : « Ces jeunes ne demandent pas d’aides immédiates mais des réformes structurelles sur le fond, notamment dans l’éducation et la santé, avec un regard tourné vers les générations futures. » Leur message, conclut-il, est clair : « Le Maroc travaille toujours pour les générations d’après. »
Cette intervention a donc mis en lumière la complexité et la richesse du parcours marocain, à travers une analyse mêlant histoire, économie, société et politique, pour mieux comprendre l’exemplarité de la transformation marocaine.
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