REPLAY CAP 20 / La XXe Conférence des Ambassadeurs de Paris a mis à l’honneur le Royaume Maroc, État stratège au destin continental
VOIR LE REPLAY :
https://youtu.be/tgv-ZvRUHpM
RÉSUMÉS des interventions par Alfred MIGNOT,
Directeur de AfricaPresse.Paris (APP)
@africa_presse
.
LES VIDÉOS INDIVIDUALISÉES de chaque intervention seront publiées dans les prochains jours, accompagnées de leurs textes.
.
◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊
.
Résumé de la contribution de SE Mme Samira SITAÏL
Ambassadeure de SM Mohammed VI :
« Maroc : la vision royale d’un destin continental »
Première intervenante à la XXe Conférence des Ambassadeurs de Paris, SE Mme Samira Sitaïl a dressé un tableau positif du Royaume : « Le Maroc est un Hub clé qui rapproche les continents. La célébration du 50e anniversaire de la Marche Verte dépasse la simple commémoration. C’est une démonstration d’unité nationale et de discipline pacifique qui irrigue notre diplomatie. »
Elle a souligné la reconnaissance internationale avec la résolution 2797 du Conseil de Sécurité, affirmant que « Le Sahara marocain est un territoire stable et tourné vers l’avenir ». Sa Majesté a déclaré : « Un nouveau chapitre s’ouvre, fondé sur l’autonomie et la paix. »
Mme Sitaïl a mis en avant la vision du Maroc pour l’Afrique : coopération, co-développement et intégration africaine. Elle a cité des initiatives comme l’Ouverture Atlantique, le Processus des États Africains Atlantiques, l’Initiative Sahel Atlantique, et le Gazoduc Nigeria-Maroc, projet stratégique long de plus de 5 600 km qui connecte l’Afrique de l’Ouest au Maghreb et à l’Europe.
Chiffres clés : 50+ visites royales en Afrique, plus de 1 500 accords de coopération, 20 000 étudiants africains formés au Maroc, 1 700 casques bleus marocains, et des banques marocaines dans 30+ pays africains.
.
Résumé de la contribution de Abdelmalek ALAOUI
Président de l’IMIS :
« Une transformation exemplaire bâtie
sur la diversité et la vision long terme »
sur la diversité et la vision long terme »
Après 14 mois de recherche à Oxford, Abdelmalek Alaoui a analysé la transformation du Maroc depuis 1955. Il rappelle les défis initiaux, dont seulement 2 497 bacheliers ou 5 000 diplômés supérieurs pour 11 millions d’habitants, et l’économie dépendante du phosphate.
Il insiste sur le rôle crucial des médecins dans la construction de l’État post-indépendance : « Sept lauréats de Montpellier sont devenus leaders politiques, illustrant un capital humain exceptionnel. »
La monarchie agit comme une quille empêchant le pays de se dérouter face aux tensions idéologiques ou géopolitiques.
Le Maroc se distingue par sa diversité : francophone et tourné vers l’Occident, mais aussi conservateur et tribal. Il rappelle que la libération des téléboutiques fut une étape majeure dans l’essor économique et que le roi Mohamed VI a su investir dans des infrastructures à grande échelle, comme Tanger Med, créant ainsi un effet boule de neige pour l’investissement étranger.
Il conclut sur la nécessité de poursuivre cet effort pour intégrer les jeunes dans le marché du travail et maintenir une croissance socialement cohérente.
.
Résumé de la contribution d’Abdou DIOP
Directeur associé Forvis Mazars au Maroc :
« Le secteur privé au cœur de la dynamique
de l’État stratège marocain »
de l’État stratège marocain »
Abdou Diop rappelle qu’il y a 25 ans, moins de dix entreprises marocaines investissaient en Afrique. Aujourd’hui, le Maroc est devenu un investisseur majeur, appuyé par une stratégie cohérente d’État.
La « stratégie des champions nationaux » a renforcé d’abord les entreprises sur le marché marocain avant de les projeter à l’international, particulièrement en Afrique de l’Ouest.
Les tournées royales du roi Mohamed VI ont favorisé la signature de plus de 1 500 accords de coopération dans des secteurs-clés.
Le rôle de la CGEM est crucial pour coordonner les efforts entre patronats africains et faciliter des chaînes de valeur régionales.
Les projets structurants comme le port de Dakhla Atlantique et le gazoduc Nigeria-Maroc symbolisent cette intégration régionale accélérée.
.
Résumé de la contribution de Jean-Michel HUET
Associé BearingPoint :
« Maroc : un quart de siècle de transformation
numérique au service de l’Afrique »
numérique au service de l’Afrique »
Jean-Michel Huet met en lumière la success story marocaine dans les télécoms et le numérique, avec Maroc Télécom comme acteur phare dans une dizaine de pays africains.
L’ANRT marocaine est classée parmi les meilleures agences de régulation en Afrique, au-delà même de l’ARCEP français.
L’ADD rassemble les agences digitales africaines pour une voix commune, tandis que des centres d’excellence comme l’UM6P et des incubateurs en agri-tech se développent rapidement.
L’école 42 française a son équivalent marocain, accueillant 3 500 étudiants et revendiquant une parité hommes-femmes rare.
Le Maroc est aussi un modèle de e-gouvernement, classé 4e en Afrique grâce au soutien du PNUD.
Le tissu entrepreneurial s’est métamorphosé avec de nombreuses startups, soutenues notamment par la diaspora via l’association Mfounders.
La Coupe du Monde 2030 sera un catalyseur technologique, mêlant sports et smart technologies, pour laisser un héritage numérique pérenne.
.
Résumé de la contribution de Maître Souad EL HALFI
Associée DELOITTE, Société d’avocats :
« L’expertise marocaine en fusion-acquisition
s’impose à l’international »
s’impose à l’international »
Maître Souad EL HALFI accompagne depuis 15 ans les groupes marocains dans leurs opérations internationales. Sa première opération fut en 2009 pour un grand groupe marocain des phosphates au Brésil.
Elle attribue le succès des groupes marocains à la vision royale et à une culture entrepreneuriale forte, portée par des dirigeants formés dans les meilleures écoles mondiales.
Les accords de libre-échange et les conventions fiscales internationales sont essentiels pour sécuriser la croissance externe.
L’Office des changes a récemment assoupli les conditions pour permettre aux startups levant des fonds à l’international.
Le secteur de la cybersécurité est un nouveau moteur d’innovation porté par des ingénieurs marocains créatifs et tournés vers l’international.
Les banques marocaines innovent pour accompagner ces opérations, et les projets marocains sont aujourd’hui reconnus et respectés à l’étranger comme ceux des grandes économies.
.
Résumé de la contribution de SEM Lionel ZINSOU
Ancien PM du Bénin, Dirigeant de Southbridge :
« Au Bénin, je ne suis pas spécialement
monarchiste. Mais au Maroc, si ! »
monarchiste. Mais au Maroc, si ! »
Lionel Zinsou témoigne de sa considération pour la monarchie marocaine comme pilier de stabilité et de vision stratégique.
Son parcours mêle expériences européennes et africaines avec un lien constant au Maroc, où il voit un État stratège reconnu dans toute l’Afrique subsaharienne.
L’espérance de vie y a doublé depuis l’indépendance, symbole d’une gouvernance avec un sens du long terme alliant santé, éducation et progrès économique.
Le Maroc joue un rôle pionnier dans les énergies renouvelables avec des projets comme la centrale Noor, rendant l’électricité parmi les moins chères au monde.
Il salue la formation à Mohammed VI Polytechnique et la présence africaine à Benguerir.
À travers son rôle bancaire, il observe une consolidation des banques africaines portée par le Maroc, mais alerte sur les défis sociaux liés à l’emploi des jeunes.
Il conclut sur un appel à une réflexion collective sur le futur africain, en s’inspirant de l’exemple marocain.
.
Résumé de la contribution de Maître Charles-Stéphane MARCHIANI
Associé cofondateur KIMIA Avocats :
« La résolution 2797, un tournant majeur
pour la souveraineté marocaine »
pour la souveraineté marocaine »
Maître Marchiani analyse la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée en octobre 2025, qui reconnaît la souveraineté marocaine sur les provinces du Sud.
Le juriste explique le décalage entre la terminologie marocaine (« provinces du Sud ») et internationale (« Sahara occidental »), source de tensions juridiques.
Au Maroc, l’autorité royale s’applique uniformément de Tanger à Dakhla, avec des régimes spécifiques pour favoriser l’économie locale.
La Cour de justice européenne avait annulé certains accords du fait de l’absence du consentement des Sahraouis, considérés comme un tiers par l’UE. La résolution 2797 redéfinit cette situation, affirmant la souveraineté marocaine unique et rendant caduque cette jurisprudence.
Cette avancée juridique consolide la montée en puissance de l’État stratège marocain sur la scène internationale et favorise son développement.
.
Contribution d’Emmanuel DUPUY
Président de l’IPSE :
« Le Maroc déploie une vision stratégique
moderne et à 360 degrés »
moderne et à 360 degrés »
Emmanuel Dupuy présente la diplomatie marocaine comme « souple, proactive, agile et crédible », faisant écho au discours royal de 2024 célébrant la Marche verte.
Il parle d’une « deuxième marche verte » selon l’Atlantic Council et rappelle des dates symboliques fortes, notamment la déclaration de la Seine-Saint-Cloud en 1955.
Il insiste sur la richesse spirituelle historique, notamment avec la confrérie de la Tidjaniya de Fès, et l’importance du panafricanisme guidé par le Maroc, retourné à l’Union africaine en 2017 après plus de 30 ans d’absence.
Sa vision inclut une diplomatie « à 360 degrés », des projets à forte dimension énergétique et régionale, et le rôle de médiateur du roi dans les crises régionales, notamment libyennes.
Il conclut en soulignant la stature du Maroc comme modèle diplomatique régional et international.
.
Résumé de la contribution de Mme Ibtissam DAIF
PDG de Universal Distrib
« Le Maroc, une âme fidèle à son histoire
et ouverte sur l’avenir »
et ouverte sur l’avenir »
Ibtissam Daif, franco-marocaine, parle avec émotion du Maroc, combinant identité marocaine et valeurs françaises : « J’ai un cœur français et une âme marocaine, ces héritages se complètent. »
Elle décrit le Maroc comme une « nation de lumière » unie autour d’un roi dévoué à son peuple, sous le règne de Mohamed VI.
Elle met en avant la stabilité, la stratégie à long terme, les réformes économiques, et le rôle du Maroc comme plateforme industrielle et humanitaire entre plusieurs continents.
Pour elle, le Maroc construit avec l’Afrique « non pas pour gagner contre, mais pour gagner avec ».
Elle rappelle la Marche verte, symbole d’unité et de dignité au Sahara, la comparant à l’Alsace-Lorraine française en termes d’importance symbolique.
Enfin, elle souligne l’humanisme plurireligieux du pays et le rôle moteur de la diaspora marocaine, concluant par un message fort de paix, d’unité et de double inspiration franco-marocaine.
.
Résumé du Mot d’accueil de Mme Pascale PERNET
Directrice des chaires ESCP :
« Ce que nous faisons ici, c’est former
la jeunesse qui construira demain »
la jeunesse qui construira demain »
La XXe Conférence des Ambassadeurs a mis en avant un Maroc résilient et stratégique, porteur d’un futur africain de coopération.
Malgré des tensions post-coloniales instrumentalisées, la France affirme sa volonté de co-construire un avenir partagé avec l’Afrique, souligné par Emmanuel Macron lors du sommet UA/UE de Luanda (novembre 2025).
Mme Pernet rappelle : « Paris est devenue une capitale africaine, témoignant d’une intégration nouvelle entre nos continents. »
À ESCP, « nous formons la jeunesse d’aujourd’hui, celle qui construira demain, avec ouverture et responsabilité, notamment entre le Maroc et la France. »
◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊
*UN PANEL PRESTIGIEUX
> SE Mme Samira SITAÏL, Ambassadeur de SM Mohammed VI en France.
> SEM Lionel ZINSOU, ancien PM du Bénin, Fondateur et Directeur associé de SouthBridge, Président du cercle de réflexion Terra Nova.
> M. Abdelmalek ALAOUI, essayiste, CEO de Guepard Consulting Group et Président de l’Institut Marocain d’Intelligence Stratégique.
> M. Abdou DIOP, Directeur associé du cabinet international Mazars Audit & Conseil au Maroc, membre du Board africain et MO, Président de la Commission Afrique et Sud-Sud de la CGEM.
> Mme Ibtissam DAIF, PDG de Universal Distrib. Témoignage affectueux d’une entrepreneure binationale, « au cœur français et à l’âme marocaine ».
> Me Souad EL HALFI, Associée DELOITTE, Société d’avocats.
> M. Emmanuel DUPUY, Président de l’IPSE (Institut de Prospective et Sécurité en Europe).
> Maître Charles-Stéphane MARCHIANI, avocat au Barreau de Paris, cofondateur du cabinet « KIMIA », SG des Rendez-Vous d’Afrique(s).
> M. Jean-Michel HUET, Partner BearingPoint, Président de la commission Digital du CIAN.
> M. Alfred MIGNOT, Producteur et modérateur des CAP, Président-fondateur de AfricaPresse.paris
MOT D’ACCUEIL
et présentation de la chaire "Innovation responsable en Afrique"
> Mme Pascale PERNET, Directrice chaires et mécénat d’entreprise ESCP
◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊
Cliquer sur les images pour les agrandir.
◊ ◊ ◊



