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Pr Jean-François AKANDJI-KOMBE : « La RCA est l’archétype d’un pays Wagnerisé ! »

3 février 2026
Pr Jean-François AKANDJI-KOMBE : « La RCA est l'archétype d'un pays Wagnerisé ! »
Le professeur Jean-François AKANDJI-KOMBE, enseigne à la célèbre université de La Sorbonne (Paris) un Mastère 2 qu’il a créé des « Droits africains ». Photo © DR
Le Président de la République centrafricaine (RCA), Faustin-Archange Touadéra, entame son troisième mandat après une élection remportée, le 28 décembre 2025, avec 77,90 % des voix, validé le 19 janvier par la Cour constitutionnelle du pays. Tour d’horizon d’un pays désormais sous l’emprise prédatrice du Groupe Wagner, qui a ici gardé son nom originel…

Au nombre des critiques faites par l’opposition centrafricaine à l’encontre du Président Faustin-Archange Touadéra, il y a l’adoption en 2023 d’une nouvelle Constitution lui permettant de se maintenir au pouvoir. Mais il y a aussi la question du groupe Wagner (2 000 paramilitaires russes présents en RCA) dont le poids se fait très lourdement ressentir dans un pays où 71 % d’une population de 5,5 millions de Centrafricains vivent encore sous le seuil de pauvreté.

Le professeur Jean-François AKANDJI-KOMBE a confié
à AFRICAPRESSE.Paris sa position sur ces différents sujets

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Un entretien avec Denis DESCHAMPS, pour AFRICAPRESSE.Paris
@DjuliusD @africa_presse

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APP – Voulez-vous tout d’abord nous rappeler votre parcours ?

Jean-François AKANDJI-KOMBE – Par parcours j’imagine que vous voulez évoquer mon cursus de formation. Mais avant cela, je voudrais, pour faire parfaitement connaissance, préciser que je suis originaire de Centrafrique, né à 500 kilomètres à l’Est de Bangui, dans la Préfecture de la Basse Kotto. Je suis issu d’une famille de paysans pour qui la terre est à la fois Vie et Esprit. J’essaie de perpétuer cet héritage à ma manière.

S’agissant de la formation, j’ai commencé dans mon village, du nom de Kongbo, petit garçon de 4 ans parmi des adultes dans un centre d’alphabétisation de fortune. J’ai rejoint ensuite le Séminaire Saint Louis de Bangassou, à 300 km plus loin à l’Est, puis le Séminaire Paul à Bangui, de la Seconde à la Terminale. Baccalauréat en poche, j’ai alors décidé d’embrasser les études de Droit à l’Université de Bangui où j’ai obtenu ma Licence.

La suite, c’est le départ pour la France, à l’Université de Picardie Jules Verne d’Amiens d’où je suis sorti avec un doctorat de droit public. Je me suis, après cela, engagé dans une carrière d’enseignant-chercheur en France qui m’a mené de l’Université de Caen, où j’ai été successivement Vice-Président d’Université et Doyen de la Faculté de Droit, à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne où j’ai été appelé en 2011 et où je dirige actuellement le Master 2 Droits africains. Pendant ce temps, je suis passé de la position de Maître de conférences à celle de Professeur, à la suite de ma réussite au concours d’agrégation des Universités.

Je pourrais en rester là. Mais je ne peux occulter cet autre versant du parcours sur lequel vous m’interrogez : l’engagement et la lutte socio-politique. Car, à partir de 2013, j’ai décidé de me lancer dans l’action citoyenne reliée à mon pays d’origine, la RCA. Ce qui m’a décidé à le faire était la situation du pays : il avait connu une crise particulièrement grave avec le coup de force et le gouvernement de la Seleka. C’est à ce moment que j’ai créé en forme d’association le Mouvement « Citoyens debout et solidaire », déclaré en France et reconnu à Bangui. L’enjeu pour moi était le réveil citoyen et la construction d’une vigilance citoyenne à l’égard du pouvoir en RCA.

Avec ce mouvement et dès la période de transition qui a suivi l’intervention de la force Sangaris, j’ai eu à cœur participer à la vie publique centrafricaine. C’est ainsi que j’ai participé à la Conférence nationale qui s’est tenue à Bangui en 2015, en tant que rapporteur de la Commission Gouvernance et ai pu contribuer à l’élaboration de la Constitution de mars 2016. Par la suite j’ai exercé, parallèlement à ma charge universitaire à Paris, les fonctions de Conseiller juridique du Président de l’Assemblée nationale de Centrafrique.

L’un des dossiers dont j’étais chargé était celui des contrats miniers et forestiers dans un contexte où la nouvelle Constitution imposait pour la première fois des obligations de transparence et prévoyait, notamment, que les contrats en question ne seraient dorénavant signés qu’après autorisation préalable de l’Assemblée nationale.

C’est à cette période que le Groupe Wagner a fait son entrée en RCA. La volonté de prédation s’est manifestée dès le départ. Au point que le Président de la République lui-même demandait au Président d’Assemblée nationale que je conseillais d’oublier purement et simplement les dispositions constitutionnelles sur la transparence de la gestion des ressources naturelles. Ont suivi les pressions et tentatives d’instrumentalisation. J’ai alors démissionné de ce poste et suis revenu en France et pleinement à l’Université de Paris 1 fin 2018. Depuis lors, mon engagement pour un autre Centrafrique se poursuit sous d’autres formes.

APP – Parlez-nous du groupe Wagner, quel est son niveau d’emprise sur la RCA ?

Jean-François AKANDJI-KOMBE – C’est simple : la RCA est aujourd’hui le seul pays d’Afrique, voire du monde, où l’emprise du groupe Wagner est totale. Le groupe exploite à sa guise le sol et le sous-sol centrafricain et a même mis en place, avec le concours des autorités du pays, des outils sophistiqués pour accélérer le pillage des ressources, telles que la crypto-monnaie et la tokénisation des ressources naturelles. Pour que tout cela prospère, il fallait de l’opacité et du non-droit. Ces conditions ont été créées, et ceci s’est fait très concrètement.

Pour exemple, j’avais, avec quelques compatriotes, attaqué en 2022 le dispositif de la cryptomonnaie devant la Cour constitutionnelle, notamment en raison du fait que le Parlement était écarté, que le système de cryptomonnaie servait à vendre la nationalité, les terres centrafricaines et le sous-sol. Nous avons eu gain de cause : la Cour a jugé tout cela inconstitutionnel et a annulé les dispositions qui servaient de base à cette forfaiture. Mais, malgré cela ce business s’est poursuivi. Il est même plus florissant que jamais, et sans aucun bénéfice pour les caisses de l’État et, encore moins, pour les populations.

Le groupe Wagner exerce aussi un contrôle total sur le dispositif de sécurité du pays : ses éléments assurent la sécurité du chef de l’État, siègent au Conseil de sécurité nationale, ont la main sur la formation des militaires, décident des missions sur le terrain et assurent le commandement opérationnel, et même, suprême paradoxe, contrôlent les groupes armés qui sont présents encore sur le territoire ; des groupes armés avec lesquels le groupe Wagner a passé des accords, notamment pour la sécurisation de ses exploitations minières.

Mais l’emprise ne s’arrête pas là. Elle est aussi politique. Wagner est ainsi à l’origine du processus de changement de Constitution entamé en 2022 et achevé en 2023 : on a d’ailleurs sur ce point le témoignage tout à fait édifiant de l’ex-Présidente de la Cour constitutionnelle, celle précisément qui a été révoquée à la suite de la décision déclarant inconstitutionnelle le changement de Constitution.

Il (Wagner) est aussi à la manœuvre pour l’adoption d’une loi qui permettra de verrouiller totalement l’espace civique, et qui n’est rien d’autre que la transposition de la loi russe sur les agents de l’étranger. Il l’est encore pour l’organisation des dernières élections ou, pour être précis, du hold-up électoral de ce début 2026 qui installe le Président actuel pour un pouvoir à vie. Bref Wagner est partout, occupe et contrôle tout l’espace politique, par la violence et en instillant la peur. Tout cela est fait ostensiblement, au grand jour, avec l’assurance d’une impunité totale.

Quant à l’économie nationale, elle n’est pas en reste. Non seulement les nombreuses sociétés de la galaxie Wagner dominent dans les principaux secteurs tels les mines, le bois, la brasserie, la distillerie, etc., mais ils se mêlent aussi de l’administration économique de l’État. Ce sont eux par exemple qui gèrent les principaux postes douaniers du pays et prélèvent les droits de douane et autres taxes, dans les conditions et avec les méthodes que l’on devine.

Je pourrais égrener comme cela longtemps les éléments de l’emprise Wagner en Centrafrique, dans le domaine de la communication, des ONG, du contrôle social… Mais ce qu’il faut surtout retenir, c’est que « la RCA est l’archétype de l’État Wagner ». Les populations en Centrafrique vivent aujourd’hui l’expérience d’une recolonisation, avec ce que cela comporte de brutalités sur la population, d’humiliation des Centrafricains, de droit de vie et de mort de pouvoirs étrangers sur les citoyens.

Bref, en Centrafrique, le groupe Wagner règne en maître tout puissant, si puissant qu’il peut se payer le luxe de résister aux injonctions du Président de Russie et refuser, jusqu’à présent, de céder sa place à l’Africa Corps et donc à l’État de Russie. Il y a sur ce point deux signes qui ne trompent pas : l’immense statue d’Evgueni Prigojine (fondateur de Wagner) qui trône en plein cœur de Bangui, et le fils du même Prigojine qui a choisi de résider à Bangui où il est plus en sécurité qu’à Moscou !

APP – Sommes-nous donc, du fait de Wagner, dans une « post-démocratie » en RCA ?

Jean-François AKANDJI-KOMBE – Nous y sommes en effet si l’on considère que dans la post-démocratie on a seulement une démocratie d’affichage et pas une démocratie réelle. Pour le cas de la RCA, je préfère encore les bon vieux termes de dictature, d’autocratie et de tyrannie. Ils rendent mieux compte de ce qui se passe dans ce pays. Parce que le pouvoir de Bangui, c’est-à-dire autant le pouvoir réel que représente le groupe Wagner et le pouvoir d’apparat qu’incarnent les autorités centrafricaines, ne se soucie guère d’entretenir une quelconque façade démocratique. Les deux leviers de leur pouvoir sont la force brute et le mensonge décomplexé. Leur loi est une pure loi de la jungle. Et ils sont tellement sûrs de leur force qu’ils ne s’en cachent même pas.

Dans le même temps le discours Wagner, je veux dire leur propagande, ne cesse de vanter la post-démocratie et ses mérites. Je suis de ceux qui pensent qu’il faut être très attentifs à cette propagande et ne pas céder à la réécriture mensongère de notre histoire qu’elle véhicule.

Par exemple on entend que c’est l’échec de la démocratie qui a obligé à passer à l’après démocratie. Or, nous qui avons vécu l’histoire de ce pays, nous savons très bien que ce n’est pas vrai, que ce n’est pas la démocratie qui a échoué, mais que ce sont plutôt les promesses de démocratie qui n’ont pas été tenues, et ceci pratiquement depuis l’indépendance de la RCA. Combien de Centrafricains sont-ils morts et sont encore prêts à mourir pour avoir le droit de parler librement, de circuler librement, d’avoir voix au chapitre sur les affaires de leur pays, d’être ceux qui choisissent réellement leurs dirigeants ? Et on prétendrait qu’il n’y a pas là une aspiration à la démocratie ?

Ce en quoi je crois c’est à la réalisation de cette aspiration, qui est selon moi avant tout une aspiration à la dignité du Centrafricain. Et je crois que c’est ce que tout africain ou même tout peuple dans le monde voudrait sur sa terre : qu’on le respecte, qu’il décide de ses affaires et de sa vie, qu’il soit protégé par la justice de son pays, que les décisions le concernant ne soient pas prises ailleurs et en considération d’intérêts qui ne sont pas les siens. C’est pour cela que nous nous battons.

J’ai l’habitude de dire à mes compagnons de lutte que ce combat est le nôtre et que c’est essentiellement nous qui devons le mener et le gagner. Autrement dit, ce n’est ni le combat de Paris, de Washington, de Pékin ou autres. D’ailleurs nous voyons bien que ce n’est pas le sort de la population centrafricaine qui préoccupe ces puissances. En Centrafrique, elles collaborent toutes parfaitement avec un pouvoir centrafricain totalement « wagnerisé ».

C’est le cas même pour les Nations Unies à travers la MINUSCA et pour l’Union européenne. Et tout ceci se passe en même temps que l’on proclame une soi-disant ferme opposition internationale au groupe Wagner, que l’on affiche une apparente volonté de sanctionner ses membres. Cela s’appelle de la duplicité et cela ne plaide pas pour la Communauté internationale, fût-elle même africaine, auprès de la population centrafricaine et, surtout, auprès de sa jeunesse.

J’ai bien conscience que cette position qui plaide pour une appropriation par les Centrafricains de leur combat a un revers qui s’appelle responsabilité. Nous devons assumer la nôtre, qu’il s’agisse de notre responsabilité dans les malheurs de notre pays ou de celle qui doit être prise dans cette lutte que nous considérons comme notre deuxième lutte de libération.

APP – Que faut-il donc faire face à Wagner en RCA ?

Jean-François AKANDJI-KOMBE – Comme je viens de le dire, je ne vois pas de meilleure manière de faire face que la lutte des Centrafricains. Cette lutte est réelle malgré la répression et l’étouffement, et malgré son « invisibilité » internationale.

Pour ce qui me concerne, j’ai décidé depuis 2013 d’y consacrer toute l’énergie dont je peux disposer en essayant, à travers des organisations, de faire en sorte ce combat soit collectif. J’ai déjà mentionné l’organisation du point de départ : Citoyens Debout et Solidaires Centrafrique (CDS-CA). D’autres ont pris le relais au fil de l’évolution de la situation du pays.

C’est ainsi que pour répondre au changement de Constitution en 2023, dans lequel nous voyons un « coup d’État constitutionnel », nous avons créé le Conseil de Résistance et de Transition (CRT) que je préside. À la suite de quoi l’éclatement de la lutte nous a convaincu de lancer une dynamique de rassemblement des forces démocratiques. C’est ainsi que nous avons mis en place ici à Paris, en avril 2025, le Rassemblement Unitaire pour mener ce que nous appelons en Sango (langue nationale et officielle de la RCA) « Kota Tiri », c’est-à dire la grande bataille.

Cette lutte a un prix qu’il faut être prêt à payer. S’agissant de moi, après les recours constitutionnels que j’ai gagnés devant la Cour constitutionnelle contre la cryptomonnaie et contre le changement de Constitution j’ai eu droit à un procès à la soviétique à Bangui pour « incitation à la haine contre le Gouvernement », et j’ai été condamné fin 2022 à deux années fermes d’emprisonnement et à cinq années de suspension de mes droits civiques. C’est ce que j’ai appelé ma « médaille du mérite centrafricain ». Il y a aussi les menaces de mort qui se poursuivent jusqu’à ce jour,

À côté de cela il y a d’autres Centrafricains qui agissent. Par exemple, un collectif vient d’introduire une plainte auprès de la CPI contre le Président centrafricain et contre les éléments du groupe Wagner.

S’agissant précisément du groupe Wagner, en plus de la lutte avec les autres Centrafricains, je contribue aussi à d’autres actions. Par exemple je participe à un groupe international d’experts qui travaille actuellement à des voies et moyens de justice pour soutenir les victimes de Wagner, qui sont les laissés pour compte des activités criminelles de ce groupe.

Que des juristes se réunissent ainsi est à mes yeux de la plus grande importance. Parce qu’il faut comprendre que ce groupe criminel a été pensé pour échapper au droit et à la justice. Le résultat est qu’il est difficile de le saisir par le droit tellement il est « hors nomenclature » en quelque sorte, je veux dire hors des catégories et des qualifications juridiques.

C’est d’ailleurs ce qui a conduit au Colloque international que j’organise, avec des membres de notre groupe d’experts, à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne le 2 mars prochain sur le thème « Répondre aux crimes commis par le groupe Wagner : les défis de la responsabilité juridique ». L’enjeu sera précisément de réfléchir aux moyens de combler les lacunes du droit et des institutions internationales dans la lutte contre l’impunité du groupe Wagner et de ses membres.

Parallèlement nous sommes quelques personnalités africaines à œuvrer à la mise en place prochaine d’une Coalition africaine pour la justice et contre l’impunité qui aura vocation, entre autres, à prendre à bras le corps ce problème pour l’Afrique.

Il y a là, pour moi, non seulement des actions complémentaires mais une continuité de la lutte.

APP – Pour conclure ?

Jean-François AKANDJI-KOMBE – Permettez que pour conclure, je dise un mot d’une autre facette de mes activités et de mon engagement : celle du juriste africain. Ma conviction est que nous, juristes africains, avons à assumer une responsabilité historique dans la conduite des affaires de nos pays et de notre Continent. Une responsabilité dont la finalité est de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations africaines.

Ce que je veux dire par là est que nous avons le devoir de renverser la vapeur, de faire en sorte que le droit ne vienne pas aggraver les souffrances, mais au contraire qu’il protège, sécurise et libère en même temps. Et je crois profondément qu’il ne peut le faire que s’il est habité par l’Afrique, par la volonté des africains, par leurs manières d’être, par leurs espoirs et, pourquoi pas, par leurs rêves.

Personnellement je ne crois pas aux idées d’un retour aux traditions telles qu’elles s’expriment dans le débat africain. Les traditions, pour autant qu’on les connaisse, sont infiniment plurielles et contradictoires. Mais surtout, elles sont portées par des hommes et des femmes qui les patinent au fil du temps. Pourquoi alors ne pas donner la parole à ces hommes et femmes ou à tout le moins les prendre en compte pour l’établissement de principes et règles juridiques dans lesquelles ils se reconnaissent, de la Constitution jusqu’au actes mineurs de la vie juridique ?

De là vient mon bonheur d’enseigner en Afrique quand je le peux, mais aussi de former les générations à venir à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. C’est le cas surtout depuis deux ans où j’ai repris la direction du Master 2 Droits africains de la Sorbonne.
Nombreux sont cependant ceux qui ne connaissent pas ce Master. Il s’agit d’une formation unique en France et même au-delà par l’approche, où l’on forme les étudiants non pas à manier ce que dans nos facultés de droit nous appelons le droit positif, entendez par là les règles officielles produites par l’État, mais à prendre en compte et en charge le droit qui s’applique sur un territoire national dans toute sa complexité et dans toute sa pluralité, du droit coutumier et religieux vécu par les populations au droit de l’État ainsi qu’au droit international et communautaire.

Nous amenons aussi nos étudiants à réfléchir sur la manière dont les normes sont produites, sur les résultats de leur application et sur les acteurs de cette production et de cette application. Ce n’est qu’ensuite qu’ils sont amenés à aborder les grands enjeux juridiques de l’Afrique : droit de l’énergie, des ressources naturelles, des transitions démocratiques, de l’environnement et du développement durable, de la paix et de la sécurité, de lutte contre la criminalité financière, etc.

Il y a pour moi une satisfaction particulière à me dire que je contribue à la formation d’élites juridiques de demain pour l’Afrique, dotés des outils qui sont de nature à changer le rapport au droit sur le Continent.

En attendant et pour l’immédiat, je vous donne rendez-vous, ainsi qu’à vos lecteurs, le 2 mars prochain à la Sorbonne pour le colloque sur le groupe Wagner.

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