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Philippe de Fontaine Vive, VP de la BEI, à Tunis : « Je suis venu écouter les Tunisiens et les accompagner dans leur transition démocratique »

Tunisie | 4 mars 2011
Tunis -

Les 2 et 3 mars 2011, Philippe de Fontaine Vive, Vice-Président de la Banque européenne d’investissement, et « patron » de la FEMIP, s’est rendu en Tunisie pour y rencontrer les nouvelles autorités et recueillir leurs attentes économiques et sociales : « Je suis venu à Tunis pour écouter les Tunisiens et les accompagner dans leur transition démocratique. Notre action est d’envergure et concrète, centrée sur la croissance économique et la création d’emplois », a-t-il notamment déclaré lors de la conférence de presse qui a clôturé la rencontre.

Photo ci-dessus : Philippe de Fontaine Vive, VP de la BEI et "patron" de la FEMIP, lors d’une récente intervention à l’OCDE, à Paris, le 11 février 2011. © LeJMED.fr - février 2011


Ce déplacement à Tunis, que Philippe de Fontaine Vive avait annoncé lors de la conférence annuelle de la BEI, mardi 22 février à Bruxelles, et dont il avait détaillé l’objectif et la méthode de travail dans l’entrevue exclusive accordée à LeJMED.fr, marque concrètement la nouvelle donne de l’action de la BEI-Femip à l’adresse des pays partenaires méditerranéens, en affirmant clairement la volonté nouvelle d’être très concret, et d’identifier les projets à financer qui sont les plus porteurs de création d’emplois, afin que les bénéfices pour les populations en soient concrets, visibles et aussi immédiats que possible, conformément d’ailleurs au vœu exprimé lors d’un vote du Parlement européen, à la mi-février.

À l’occasion de ce déplacement, Philippe de Fontaine Vive a ainsi rencontré le tout nouveau Premier ministre tunisien, nommé dimanche dernier par Fouad Mebazaâ,le Président par intérim de la République tunisienne, Beji Caïd Essebsi, ainsi que plusieurs membres du gouvernement et des représentants de la société civile et du secteur privé.

L’identification en commun de projets pour 1,87 Md

À l’issue de ces échanges, le VP de la BEI et "patron" de la FEMIP a pu évaluer les besoins prioritaires des Tunisiens en matière de développement économique et social et propose, en accord avec le Gouvernement de transition, les actions suivantes :
- Accélérer la mise en œuvre de projets publics, en particulier dans le secteur de l’assainissement, de l’énergie et des infrastructures routières (1 milliard d’euros, soit près de 2 milliards de Dinars) ;
- Accompagner la création et le développement de PME à travers la mobilisation des lignes de crédit BEI auprès des banques et sociétés de leasing tunisiennes (260 millions d’euros, soit 500 millions de Dinars) ;
- Soutenir la construction de la nouvelle usine de Mdhilla du Groupe chimique tunisien, une unité moderne élaborée aux meilleures normes environnementales. Ce soutien permettra de consolider la position de ce groupe à l’exportation (140 millions d’EUR, soit 270 millions de Dinars) ;
- Mise en œuvre d’un vaste programme de modernisation routière, réalisé par la Direction des Ponts et Chaussées à travers le pays (160 millions d’EUR, soit 310 millions de Dinars) ;
- Financer plusieurs projets significatifs dans les domaines suivants : Petites et Moyennes Entreprises en particulier dans les zones défavorisées, énergie (secteur du gaz), équipement des collectivités locales sur l’ensemble du territoire (voirie, éclairage public, eau potable, traitement des eaux usées, traitement des ordures ménagères, équipements socio-collectifs), et micro-crédit. Le montant global attribué sera de l’ordre de 310 millions d’EUR, soit plus de 600 millions de Dinars.

Au total, ce sont donc 1,87 milliards d’euros (plus de 3,6 milliards de Dinars) qui sont en jeu. La mobilisation concrète sur le terrain des projets permettra d’injecter ces fonds dans l’économie tunisienne.

« Il faut agir vite et de manière très efficace »,
dit Philippe de Fontaine Vive

Ces projets auront un impact direct sur la création d’emplois en Tunisie. Ils constituent le fer de lance d’une coopération européenne appelée à se renforcer de manière significative dans les pays méditerranéens.

« La liberté que les Tunisiens sont en train de retrouver peut leur permettre d’avoir un taux de croissance accru de plusieurs points de PIB par an » a affirmé Philippe de Fontaine Vive lors de la conférence de presse, précisant : Nous sommes conscients qu’il faut agir vite et de manière très efficace afin que l’espoir d’un avenir meilleur ne cède pas le pas à une conflagration économique et sociale importante. »

La BEI-FEMIP confirme ainsi l’engagement pris dès le 20 janvier 2011 lorsque, par un communiqué, elle avait assuré les Tunisiens de son soutien dans la réalisation de leurs priorités économiques et sociales. Pour s’enraciner durablement dans la société, la démocratie doit s’appuyer sur la croissance économique et sur une politique de développement capable d’apporter à chacun de meilleures perspectives d’avenir, estime en effet la BEI.

Enfin, on peut être sûr que les responsables tunisiens auront également apprécié cette déclaration de Philippe de Fontaine Vive, faite à l’agence TAP : « Nous n’imposerons pas à la Tunisie des programmes conçus à Luxembourg. Il faut d’abord vérifier que les projets que nous avons en esprit, correspondent bien aux priorités tunisiennes ».


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- Le site de la FEMIP

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