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Patrice Fonlladosa, Président du Medef Afrique : « On ne peut travailler en Afrique qu’en partageant à la fois la croissance et les résultats ! »

26 janvier 2019
Patrice Fonlladosa, Président du Medef Afrique, lors de son allocution à la rencontre des vœux, à Paris dans les salons de l’Unesco, mercredi 23 janvier 2019. © AM/AP.P
Dans une courte allocution prononcée à l’occasion de la rencontre des vœux du Medef Afrique, son Président, Patrice Fonlladosa, a mis en exergue les points-clés des actions prioritaires programmées pour 2019 : rechercher des partenariats accrus avec les entreprises africaines ; attirer plus d’entreprises françaises dans cette démarche ; promouvoir l’inclusion du secteur privé dans les prochains accords post-Cotonou.

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par Alfred Mignot, AfricaPresse.Paris (AP.P)
@alfredmignot | @PresseAfrica

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Remerciant tout d’abord les ambassadeurs d’Afrique et de l’Océan indien d’être présents en nombre à cette rencontre des vœux du Medef Afrique, mercredi 23 janvier à Paris dans les salons de l’Unesco, ainsi que « les partenaires et amis de l’administration française, également bien représentés », Patrice Fonlladosa s’est félicité de « la relation de confiance entre le Medef Afrique et les services de l’État, ainsi que de la coordination permanente [des entrepreneurs du Medef] avec les services économiques et les ambassades de France basées sur le Continent. »

Autre sujet de satisfaction évoqué par le Président du Medef Afrique, la fréquentation des événements et déplacements organisés pour les entreprises par Medef International avec l’ensemble du Continent continue de progresser fortement, ayant augmenté de 25 % en 2018 par rapport à 2017.

« Évidemment, cela témoigne de l’enthousiasme croissant des entreprises françaises vis-à-vis du Continent », dont les perspectives prometteuses, relève-t-il, se sont d’ailleurs trouvées confortées par le rapport de la Banque africaine de développement (BAD), publié le 17 janvier dernier, et faisant notamment état d’un taux de croissance prévisionnel de 4 % en moyenne pour l’année, « la réalité étant bien sûr plus contrastée, avec une partie de l’Afrique autour de 5,7 %… Et dans tous les cas ce sont des taux de croissance extrêmement enviables, que nous serions fort heureux de connaître en France », a commenté Patrice Fonlladosa.

Une vue des participants à la rencontre des vœux du Medef Afrique, le 23 janvier 2019, dans les salons de l’Unesco, à Paris. © AM/AP.P

Un milliard d’emplois nécessaires en 2030…

Selon lui, l’immense défi auquel nous avons à faire face aujourd’hui avec l’Afrique est en grande partie celui de la croissance démographique et de l’urbanisation galopante, avec à la clé les problématiques corollaires de l’emploi et de la stabilité sociale. « Aujourd’hui l’Afrique compte 700 millions de personnes en âge de travailler, et elles seront plus d’un milliard en 2030… relève-t-il. Cet enjeu important renvoie aux problématiques de la formation, il est lié aussi à la façon dont les entreprises françaises vont pouvoir déployer leurs efforts. Et quand je parle des entreprises françaises, je pense bien sûr aux grands groupes, mais aussi aux ETI, et particulièrement au travail que le Comité Afrique va accentuer en 2019 à leur adresse ».

Les trois axes d’action du Medef Afrique en 2019

En 2019, le Comité Afrique concentrera ses efforts sur trois axes, indique encore le Président Fonlladosa. Premier objectif : délivrer une information de qualité pour les membres de Medef international, « enrichir la recherche de nos futurs partenaires africains, car nous demeurons persuadés que l’on ne peut travailler en Afrique qu’en partageant à la fois la croissance et les résultats. C’est notre credo ! »

Deuxième objectif : « Attirer plus d’entreprises de manière à monter plus de partenariats avec des entreprises de taille équivalente en Afrique. Ces actions sont prêtes à être lancées au cours du premier trimestre. »

Le "leapfrog" inspirant de l’Afrique

Troisième axe d’action : « Poursuivre notre participation au débat public et européen sur l’Afrique, notamment au regard des accords post-Cotonou – et je dois dire que pour l’instant nous avons été un peu déçus car nous avons réalisé un certain nombre de travaux [dirigés par lui-même, ndlr] et l’on n’a pas été véritablement entendu en ce qui concerne la participation du secteur privé, tant français qu’africain.

Pour Patrice Fonlladosa, qui souligne l’unanimité du Medef sur cette question « il est très clairement important » de pousser l’inclusion de la participation du secteur privé dans ces accords post-Cotonou, qui comme les précédents dureront une quinzaine d’années, « raison pour laquelle il ne faut pas se rater », estime-t-il, ajoutant qu’« il ne faut pas rester dans un entre-soi purement public ».

Plus largement, a-t-il considéré, il s’agit bien sûr d’apporter des réponses à la fois financières, technologiques et humaines aux enjeux africains. Cela fait partie du fil rouge de nos objectifs sur plusieurs années. »
Et de conclure en rendant hommage à la capacité qu’a démontrée l’Afrique d’être aussi « territoire de l’innovation », avec ce fameux « leapfrog » ainsi que l’émergence d’une innovation frugale et réversible (reverse innovation), (ré)importable en Occident, et dont les entreprises françaises peuvent aussi s’inspirer.

Franck Paris, invité pour la circonstance à exprimer la « vision présidentielle » de la relation nouvelle Afrique-France, fut le second et dernier orateur de cette rencontre des vœux du Medef Afrique. Un discours d’une quinzaine de minutes dont nous rendons largement compte dans cet autre article :
Après le discours de Franck Paris face au Medef Afrique : qui croit encore qu’« il n’y a plus de politique africaine de la France » ?

Franck Paris, le conseiller Afrique d’Emmanuel Macron, durant son discours à l’occasion des vœux du Medef Afrique, dans les salons de l’Unesco, à Paris le 23 janvier 2019. © AM/AP.P

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