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Momar NGUER, président du Comité Afrique de Medef international : « Il faut que nous mettions en valeur ces entreprises africaines qui travaillent avec nous »

3 février 2020
Momar Nguer, Président du Comité Afrique de Medef international, durant son allocution de la cérémonie des vœux au Cercle de l’Union Interalliée, lundi 27 janvier 2020, à Paris. © AM/AP.P
« Patron » du Comité Afrique de Medef international depuis octobre 2019, Momar Nguer a présidé lundi 27 janvier à Paris, sa première cérémonie de vœux. L’occasion pour lui d’affirmer ses grandes options d’action pour les années à venir : répondre à l’interpellation de la jeunesse africaine ; promouvoir les partenariats d’entreprises ; renouer avec l’esprit pionnier français.

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Alfred Mignot, AfricaPresse.Paris (AP.P)
@alfredmignot | @PresseAfrica

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Actualité oblige, Momar Nguer n’a pas manqué de faire une allusion directe à la campagne de dénigrement anti-française qui s’est développée ces dernières semaines dans certains pays d’Afrique subsaharienne. Selon lui, si certaines aspirations exprimées sont « légitimes (…) et si des voix s’élèvent pour dire de manière véhémente leur impatience, d’autres, mal intentionnées sont probablement aiguillées par une concurrence qui fait feu de tout bois ».

Pour autant, « nous ne pouvons ignorer ces attentes, nous devons tâcher d’y répondre de manière sereine, tout en restant ce que nous sommes : des partenaires au long cours, des alliés sincères, respectueux, qui ne s’engagent que lorsqu’ils sont sûrs de pouvoir tenir leurs promesses ».

« Répondre à l’interpellation
de cette jeunesse africaine »

Des « promesses » que Momar Nguer envisage plutôt comme des priorités d’action, estimant que le Medef a la capacité de les mettre en œuvre, fort qu’il est de ses 2 400 entreprises intéressées par l’Afrique, et de ses 6 000 représentants d’entreprises françaises en lien professionnel avec le Continent.

Ainsi le Comité Afrique de Medef s’est-il fixé trois priorités, que Momar Nguer a détaillées : la jeunesse, le partenariat avec les entreprises africaines, la renaissance d’un certain « esprit pionnier français ».

« Il nous faut répondre à l’interpellation de cette jeunesse africaine », affirme-t-il, posant comme axe principal d’action le développement de l’apprentissage et de l’alternance, « comme nous le faisons en France », accompagnés d’une offre généreuse de stages de longue durée pour les jeunes quasi-diplômés africains, qui seront demain « nos contreparties au gouvernement, et dans les entreprises » mais qui aujourd’hui ont souvent beaucoup de mal à trouver des stages de fin d’études.

Pour « bâtir cette relation avec la jeunesse africaine », Momar Nguer entend aussi se rapprocher des diasporas présentes en France et annonce vouloir « offrir plus de bourses aux jeunes Africains ».

Développer les partenariats
d’entreprises françaises et africaines

La deuxième priorité est le développement de partenariats avec les entreprises africaines. Relevant que si « nos concurrents aujourd’hui en Afrique viennent sur des projets, nous avons des entreprises installées sur le Continent, depuis très longtemps, jusqu’à une centaine d’années, et qui travaillent avec des fournisseurs, des co-traitants, des partenaires africains.

« Il faut que nous mettions en valeur ces entreprises africaines qui travaillent avec nous. Les aider à rencontrer des [nouveaux] partenaires en France. C’est notre rôle de favoriser ces rencontres et en quelque sorte de consolider un certain “esprit de famille”, tout en faisant « évoluer nos méthodes de travail, [notamment] en ayant un agenda beaucoup plus clair lorsque nous recevons nos partenaires étrangers, qu’ils soient membres des gouvernements ou des patronats locaux ».

Momar Nguer entouré de plusieurs personnalités de Medef International. On reconnaît notamment Gérard Wolf, Kamil Senhaji, mme Hacina Py, Mme Marie-Ange Debon, Bruno Mettling, Karim Ait Talb, Mme Céline Gouveia. © AM/AP.P

Faire et faire savoir

Revenant un instant sur « la place de l’entreprise dans la cité » le président de Medef Afrique a considéré que «  Nous faisons beaucoup de choses. Nous ne le disons peut-être pas suffisamment. Il faut que nous puissions dire que oui, nos entreprises sont celles qui permettent d’avoir accès à l’eau, nos entreprises sont celles qui permettent d’avoir accès à la fibre optique.
Il nous faut dire cela de manière non véhémente, mais il est illusoire dans le monde où l’on vit aujourd’hui de penser que que faire suffit. Il faut faire savoir ce que l’on fait (…) Ne serait-ce que pour tous les collaborateurs qui, en France, en ont assez d’entendre dire que nos entreprises sont en Afrique pour piller et pour s’enrichir aux dépens des populations locales. »

Renouer avec « l’esprit pionnier français »

« Les PME et ETI françaises sont les partenaires naturels, des entreprises africaines qui travaillent avec nous », a encore déclaré Momar Nguer. Il faut que nous les emmenions là bas, à leur rencontre. Les grandes entreprises seront là pour instaurer un climat de confiance entre partenaires. »

« Comme vous le voyez, le programme de travail pour les prochaines années est très important », a conclu Momar Nguer, ajoutant que finalement, et malgré les aléas d’un environnement parfois « chahuté », l’idée d’ensemble est de « retrouver un peu de l’esprit pionnier français qui a fait la force de beaucoup de nos entreprises.

Une salle véritablement archi-comble pour ces vœux 2020 du Comité Afrique de Medef international. © AM/AP.P

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SUR LEME SUJET

Momar NGUER, président du Comité Afrique MEDEF Int. : « J’ai envie que nos entreprises françaises mettent en commun leurs possibilités pour offrir des stages aux jeunes d’Afrique » (10/11/2019)

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