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Michel Vauzelle : « Le CeReM sera une ambassade de la Méditerranée à Marseille, et symbole de fraternité »

France | 26 avril 2011 | src.LeJMED.fr
Marseille -

Entouré d’élus et accompagné notamment par l’architecte Stefano Boeri, concepteur du CeReM, Michel Vauzelle, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, a invité la presse, vendredi 15 avril 2011, à une visite du chantier du CeReM, Le Centre Régional de la Méditerranée, qui ouvrira ses portes début 2013, juste à temps pour « l’année capitale ».

Photo ci-dessus : le chantier du CeReM, Centre régional de la Méditerranée, en avril 2011. Il fait face au chantier du MuCEM, Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée. © Nadia Bendjilali


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La maquette du CeReM, conçu par l’architecte Stefano Boeri. © DR

Le Centre Régional de la Méditerranée (CeReM), actuellement en construction sur l’esplanade du J4, entre le Vieux-Port et la Joliette, sera, à l’instar des autres équipements du J4, l’un des bâtiments phares de Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture.

D’une surface totale de 10 000 m², ce bâtiment à l’architecture audacieuse, liant terre et mer, est en somme une installation portuaire, qui a les pieds dans l’eau et un plongeoir de 19m pour regarder au loin. Conçu par l’architecte Stefano Boeri, le CeReM c’est d’abord cela : « une première dans l’histoire de l’architecture » selon les mots de l’architecte.

Trois niveaux pour un bâtiment qui sera accessible depuis l’esplanade du J4, aménagée en gradins descendant vers la darse de 1800 m² et d’une profondeur sous-marine de 2m50. Une Agora de 1 550 m, an niveau -2, accueillant un auditorium de 400 places. Enfin, au niveau +3, un porte-à-faux de plus de 40 m, sorte de promenoir continu entre la mer, la terre et le ciel, comportant deux plateaux reliés entre eux, et permettant d’accueillir 300 personnes dans des conditions de confort et de sécurité optimum.

Ouvert de 9 h à minuit, ce nouvel espace sera à la fois populaire et multifonctionnel : lieu d’expositions, de séminaires, de rencontres, de concerts, mais aussi lieu de vie, offrant la possibilité de prendre un verre au bord de l’eau, ou de découvrir les cuisines de la rue méditerranéenne, dans le restaurant au niveau zéro.

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Michel Vauzelle, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, lors de la présentation du chantier du CeReM à la presse, le 15 avril 2011. © Nadia Bendjilali

Le CeReM sera donc un établissement à l’ambition affirmée d’être « une véritable passerelle entre les peuples et les cultures de la Méditerranée » selon le vœu de Michel Vauzelle :

« En 1998, j’avais lancé l’idée d’une Villa Méditerranée qui exprimerait non plus cette Méditerranée des musées (...) mais celle de la communauté de culture qu’évoque l’Andalousie, Averroès, mais aussi les centaines de colloques qui existent aux quatre coins de la Méditerranée. C’est donc la beauté qui est au centre de cette Méditerranée et il fallait bien dessiner quelque chose d’autre que ce que nos concitoyens voient quotidiennement de cette Méditerranée : des images, qui sans pédagogie suffisante, apportent le trouble, et notamment des images à l’égard de l’islam et des Arabes montrés comme des étrangers, faisant oublier qu’ils sont d’abord des concitoyens français. Ou des images violentes , comme elles arrivent en ce moment, de Libye, par exemple.

« C’est également la volonté de montrer qu’il n’y pas d’avenir pour l’Europe, ni en matière de sécurité, ni en matière économique, ni en possibilité de tenir notre place à la table des grands de ce monde, sans la Méditerranée, car il y a une communauté de destin et une esthétique communes aux deux rives, de la Méditerranée qui doivent être défendues ».

Quelques minutes plus tard, le Président de la Région Provence-Alpes Côte d’Azur prolongea son propos par une vision, ancrée dans une histoire commune, et le volontarisme à construire un avenir partagé :

« Marseille, avec la force symbolique que représente cette ville pour la Méditerranée, se devait d’accueillir un monument tourné vers la Méditerranée de 2030 ou 2050. Le génie de Boeri l’a imaginé !

« Cette maison, qui est la nôtre, exprimera notre éthique, notre volonté de Méditerranéens militants, celle d’un rapprochement des jeunesses de ses peuples, de cette formidable jeunesse qui, en somme, a les mêmes préoccupations : de défense de l’identité culturelle, d’un avenir où soit reconnu sa dignité, sa liberté, et qui est pareillement confrontée à des problèmes posés par la crise – de logement et d’emploi, notamment.

« Voilà des choses sur lesquelles nous pouvons réfléchir ensemble, compte tenu des formidables ressources de cette jeunesse qui est majoritaire de l’autre côté de la Méditerranée, face à une Europe qui aurait tendance à se replier sur elle-même. Finalement, le CeReM sera une ambassade la Méditerranée à Marseille : nous y accueillerons les “think tanks” chargés de définir une Méditerranée pacifique, une Méditerranée d’échanges, et cette communauté de destin à laquelle la Région est attachée et participe activement ».

Nadia BENDJILALI pour LeJMED.fr

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