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Liban : le Premier ministre Saad Hariri
a constitué son gouvernement d’union nationale

Liban | 10 novembre 2009
Beyrouth - Quatre mois et douze jours après la victoire électorale de Saad Hariri, en juin dernier, le Premier ministre élu a finalisé lundi 9 novembre la constitution du nouveau gouvernement du Liban. « Je m’engage à travailler dur » et à coopérer « avec tout le monde », a-t-il déclaré lors d’un bref discours.

LA COMPOSITION DU GOUVERNEMENT LIBANAIS

PREMIER MINISTRE

Saad HARIRI
Le chef de la majorité parlementaire au Liban, Saad Hariri, 39 ans, fils du dirigeant assassiné Rafic Hariri, est président du Courant du futur depuis 2005. De confession sunnite, il accède pour la première fois à des responsabilités ministérielles, et d’emblée à la primature.
Né le 8 avril 1970 en Arabie saoudite, Saad Hariri est diplômé en gestion de l’Université de Georgetown à Washington. Nommé directeur général de Saudi Oger en 1996, il possède une importante expérience dans les nouvelles technologies et est actuellement président du comité exécutif d’Oger Telecom.

LES MINISTRES DE LA MAJORITÉ

Ministre des Travaux publics et des Transports : Ghazi Aridi (druze, inchangé)

Ministre d’État : Waël Bou Faour (druze, inchangé)

Ministre des Déplacés : Akram Chehayeb (druze, nouveau)

Ministre des Finances : Raya el-Haffar (sunnite, nouvelle)

Ministre du Travail : Boutros Harb (maronite, nouveau)

Ministre de l’Information : Tarek Mitri (grec-orthodoxe, inchangé)

Ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur : Hassan Mneimné (sunnite, nouveau)

Ministre de la Justice : Ibrahim Najjar (grec-orthodoxe, inchangé)

Ministre d’État : Jean Oghassabian (arménien-orthodoxe, inchangé)

Ministre d’État : Michel Pharaon (grec-catholique, nouveau)

Ministre de l’Environnement : Mohammad Rahhal (sunnite, nouveau)

Ministre de l’Économie et du Commerce : Mohammad Safadi (sunnite, inchangé)

Ministre des Affaires sociales : Sélim Sayegh (maronite, nouveau)

Ministre de la Culture : Sélim Wardé (grec-catholique, nouveau)

LES MINISTRES DE LA MINORITÉ

Ministre du Tourisme : Fadi Abboud (maronite, nouveau)

Ministre de la Jeunesse et des Sports : Ali Abdallah (chiite, nouveau)

Ministre de l’Énergie et des Ressources hydrauliques : Gebran Bassil (maronite, change de portefeuille)

Ministre des Affaires étrangères et des Émigrés : Ali Chami (chiite, nouveau)

Ministre de l’Industrie : Abraham Dadayan (arménien-orthodoxe, nouveau)

Ministre d’État pour la Réforme administrative : Mohammad Fneich (chiite, change de portefeuille)

Ministre de l’Agriculture : Hussein Hajj Hassan (chiite, nouveau)

Ministre de la Santé : Mohammad Khalifé (chiite, inchangé)

Ministre des Télécommunications : Charbel Nahas (catholique, nouveau)

Ministre d’État : Youssef Saadé (maronite, nouveau)

LES MINISTRESSIGNÉS PAR LE CHEF DE L’ÉTAT

Vice-Premier ministre, ministre de la Défense : Élias Murr (grec-orthodoxe, inchangé)

Ministre d’État : Mona Afeiche Choueiri (grecque-orthodoxe, nouvelle)

Ministre de l’Intérieur : Ziyad Baroud (maronite, inchangé)

Ministre d’État : Adnane Sayyed Hussein (chiite, nouveau)

Ministre d’État : Adnane Kassar (sunnite, nouveau).

Un système confessionnel complexe

Le président libanais Michel Sleimane avait chargé Saad Hariri de former un nouveau gouvernement le 27 juin dernier, à la suite de la victoire électorale de celui-ci : 86 députés sur les 128 que compte le parlement libanais s’étaient prononcés en faveur Saad Hariri pour qu’il occupe la charge de Premier ministre.

Le Hezbollah ainsi que le mouvement de son allié chrétien Michel Aoun s’étaient abstenus. Parmi les groupes de la minorité parlementaire, seul le mouvement chiite Amal que dirige le président du parlement Nabih Berri avait annoncé avoir choisi le chef de la majorité comme son candidat au poste de premier ministre.
Selon le système complexe de partage du pouvoir entre les diverses confessions au Liban, le poste de premier ministre est réservé à un musulman sunnite (ce qui est le cas de Saad Hariri).

Au-delà des tractations partisanes – Saad Hariri ayant finalement accepté de prendre dans son équipe le gendre de Michel Aoun, Gebrane Bassil – la constitution du gouvernement aurait abouti grâce au feu vert des mentors du Liban, la Syrie et l’Arabie saoudite, toutes deux désireuses de stabiliser la situation libanaise.

Selon Karim Makdissi, professeur de relations internationales à l’Université américaine de Beyrouth, et dont les propos sont rapportés dans Le Figaro du 9 novembre, « La Syrie, qui est très consciente de ses intérêts nationaux, a compris qu’elle pouvait céder un peu au Liban pour obtenir beaucoup ailleurs. Elle cherche à revenir dans le jeu des nations en renouant avec la France, l’Union européenne. Elle espère désormais une levée des sanctions américaines à son encontre ».

Sources : L’Orient le Jour (Liban) et Le Figaro (France)

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