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« Les rêves n’ont pas de titre » : au MAC de Marseille, la première rétrospective de Zineb Sedira

France | 24 janvier 2011 | src.LeJMED.fr
Marseille -

C’est donc Marseille qui offre la première exposition-rétrospective consacrée à l’artiste algéro-franco-britannique Zineb Sedira : jusqu’au 27 mars 2011, le MAC (musée d’art contemporain) de Marseille accueille en effet « Les rêves n’ont pas de titre », exposition coproduite par Marseille Provence 2013 - Capitale Européenne de la Culture.

Photo ci-dessus : Maritime Nonsense and Other Aquatic Tales I (détail). C-Print
120 x 100cm, 2009. © Zineb Sedira


Cette exposition rassemble les vidéos, les photographies et les installations réalisées par Zineb Sedira entre 1995 et 2009. Le visiteur est invité à suivre, de travée en travée, d’œuvre en œuvre, le parcours artistique qui retrace l’évolution chronologique de l’artiste.

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« Mother, Daughter and I », 2003. Doubles triptyques photographiques contrecollés sur aluminium 120 x 120 cm (chaque photographie 90 x 26 cm). © Zineb Sedira et Kamel Mennour, Paris

Les questions fondamentales de la vie parcourent son dessein – ou dessin, puisque ce sont bien des photographies et des vidéos qui sont les supports de ce travail) : le territoire de la mémoire, la question de l’identité faite de racines et de changement, la parole et le silence.
Et puis, la manière dont l’histoire personnelle rencontre l’Histoire. La triple projection vidéo « Mother, Father and I » (2003) est la trace émouvante du récit de ses parents qui lui racontent pour la première fois leurs souvenirs de la guerre d’Algérie et de leur arrivée en France.

Dans son triptyque photographique « Mother, Daughter and I » comme dans le témoignage vidéo « Mother Tongue », tous deux réalisés en 2002, Zineb Sedira nous permet d’être attentifs dans les silences aux gestes de l’amour et aux problèmes de transmissions dus aux changements de langue au fil des migrations.

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Shattered carcasses, 2008. Installation, dix caissons lumineux et câbles électriques, 120 x 85 cm chaque. © Zineb Sedira, Marc Domage

L’idée de passage, de voyage s’impose petit à petit comme au centre de son travail. Elle filme des vagues qui charrient avec elles les rêveries dans « MiddleSea » (2008). Les rêves qui accompagnent les exils forcés ou volontaires. Les rêves d’utopies... qui, dans l’installation « Floating Coffins » (2009), rencontrent les mirages du monde globalisé. Cette installation de 14 écrans montre une constellation d’images du port mauritanien de Nouadhibou sur l’Océan Atlantique. Autant de scenarii aléatoires où la fiction donne l’impression d’un documentaire, tellement ces visions apocalyptiques sont la métaphore de la terrible réalité de cet immense cimetière de tôles, des gardiens et pilleurs d’épaves. Le flux mondial et les questions qu’il pose en matière d’équilibre durable et de justice globale est le point d’orgue de cette exposition.

De l’intime à l’universel, Zineb Sedira, née à Gennevilliers en 1963 de parents algériens, et qui vit à Londres depuis 1986, n’a pourtant rien perdu de ses mémoires de la Méditerranée. Son expo nous invite à les partager.

Nadia Bendjilali

Informations pratiques
[mac]- Musée d’art contemporain de Marseille
69, Avenue d’Haïfa 13008 Marseille

L’exposition est ouverte de 10 h à 17 h,
jusqu’au 27 mars 2011

Fermé le lundi et les jours fériés
Renseignements : 04 91 25 01 07
Tarifs

En savoir plus

- Le site de Zineb Sedira

- Le site de Marseille Provence 2013 - Capitale Européenne de la Culture

- Le site de la ville de Marseille


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