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Les belles promesses de Med’Allia 2011 Istanbul, un Forum pour l’avenir organisé par UBIFRANCE Turquie

Turquie | 5 décembre 2011 | src.leJMed.fr
Istanbul -

Malgré les aléas d’une conjoncture moins favorable, « Force est de constater que les opportunités qu’offre le marché turc restent exceptionnelles, sur pratiquement tous les secteurs d’activité », écrit dans cette Tribune libre Axel Baroux, Directeur Ubifrance Turquie, qui nous livre ici son retour d’expérience sur le 1er Forum Med’Allia d’Istanbul, qui s’est droulé en novembre 2011, et a permis l’amorce de nombreux partenariats. En attendant plus, en 2012…

Photo ci-dessus : Axel Baroux, Directeur UBIFRANCE Turquie, lors de son intervention au Palais du Luxembourg, siège du Sénat français, lors du colloque dédié à l’économie de la Turquie, en décembre 2009. © Alfred Mignot - décembre 2009


Tribune Libre - Titre original :

Med’Allia 2011 Istanbul, un Forum pour l’avenir


par Axel BAROUX
Directeur Ubifrance Turquie


Pour la première fois depuis le début de la crise en 2008 l’une des trois principales agences mondiales de notation, Fitch Ratings, vient d’abaisser la perspective de l’économie turque qui passe de « positive » à « stable », la note du pays restant toutefois inchangée (BB+).

Cette baisse intervient après que la note pays de la Turquie a été à plusieurs reprises « upgradée » au cours des derniers mois, la dernière fois par Standard & Poors le 22 septembre, soit il y a deux mois à peine. Elle traduit, selon Fitch, les risques à court terme qui pèsent sur la stabilité macroéconomique du pays et en particulier la nécessité pour la Turquie de réduire son important déficit courant qui devrait flirter, fin 2011, avec le niveau record de 10 % du PIB. L’agence, qui qualifie de "surchauffe" les niveaux de croissance record atteints par la Turquie en 2010 (8,9 %) et au premier semestre 2011 (11 %) table tout de même sur une croissance globale de 7,5 % pour l’année 2011, mais de 2,2 % seulement en 2012, puis de 4,5 % en 2013, soit au total assez sensiblement en deçà des prévisions des autorités turques (qui projettent respectivement 4 % en 2012 et 5 % en 2013), prévisions qui sont elles-mêmes en général assez prudentes…

Au-delà, quels enseignements en tirer pour nos entreprises et nos PME en particulier ? Concrètement, rien… ou pas grand-chose.

La demande intérieure turque, en consommation comme en investissements productifs, reste très forte, peut-être trop forte d’ailleurs puisque elle est en partie responsable du creusement du déficit courant. Et si le pays risque de souffrir du contexte économique mondial et européen difficile – les échanges extérieurs de la Turquie demeurent orientés à près de 40 % vers l’UE 27, et il est donc normal que le ralentissement économique en Europe touche l’économie turque –, l’Agence précise toutefois que « les notations restent soutenues par une dynamique favorable du gouvernement sur la dette, un taux de croissance potentiel vigoureux et un secteur bancaire fort ».

Force est de constater que les opportunités qu’offre le marché turc restent exceptionnelles, sur pratiquement tous les secteurs d’activité. Portée par une population importante (74 millions d’habitants), jeune (la moyenne d’âge atteint à peine 29 ans et les deux tiers des turcs ont moins de 35 ans), bien formée (4 millions d’étudiants), largement urbaine (plus de 70 % des Turcs vivent en ville tandis que le pays compte 12 villes de plus d’un million d’habitants) et au pouvoir d’achat en progression (près de 11 000 USD/habitant aujourd’hui), la nouvelle classe moyenne turque se tourne vers nos standards de consommation et cultive un goût certain pour la modernité. Dans un concours de luxe voire d’exubérance, le pays compte 283 « shopping mall », qui accueillent plus de 10 000 franchises ; le nombre de téléphones mobiles en circulation dépasse les 60 millions, relativement proche du volume de cartes bancaires (45 millions) ; et 30 millions d’internautes actifs placent la Turquie au 3e rang mondial en termes de membres Facebook…

Les besoins d’équipements en infrastructures (urbaines, routières, ferroviaires…), en énergie / électricité et dans le secteur de l’environnement restent considérables et suscitent l’appétit des fournisseurs et l’intérêt des bailleurs de fonds.

Force aussi de constater que le rôle économique régional d’Ankara sort renforcé des événements du « Printemps Arabe ». La Turquie apparaît ainsi, à tout le moins pour les populations de la région, comme l’exemple – sinon le modèle – à suivre. Et s’ils ont perdu du fait des évènements, plusieurs importants chantiers en cours, en Libye notamment, les entrepreneurs turcs entendent rapidement y reprendre pied, comme peut en témoigner par exemple l’impressionnante délégation d’entreprises turques qui accompagnait le Premier Ministre, Recep Tayyip Erdoğan, en septembre dernier, à l’occasion de sa « tournée des pays du Printemps Arabe », qui l’a conduit en Égypte d’abord, en Tunisie puis en Libye ensuite. Au-delà, les positions prises par les entreprises turques sur un certain nombre de marchés voisins ouvrent d’importantes opportunités de coopération triangulaire.

Ubifrance Turquie dénombre déjà une bonne dizaine de cas concrets de partenariats réussis entre entreprises françaises, de toutes tailles, et turques qui se positionnent ensemble sur des « pays tiers ».


242 entreprises françaises au
Ier Forum Med’Allia d’Istanbul

Les nombreux participants au 1er Forum Med’Allia d’Istanbul qui s’est tenu les 17 et 18 novembre 2011 ne s’y sont d’ailleurs pas trompés et ont honoré massivement ce rendez-vous. Organisé par la Mission Economique - UBIFRANCE en Turquie, en partenariat avec la Chambre de Commerce d’Istanbul (ITO) et la Chambre de Commerce et d’Industrie Française en Turquie (CCIFT), le Forum a en effet réuni 335 décideurs économiques, femmes et hommes d’affaires représentant 242 entreprises venues de France, de Turquie et de sept pays tiers-Méditerranéens (Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Egypte, Liban, Jordanie).

Plus de 2 000 rendez-vous B to B ont été organisés, outre toutes les rencontres informelles, non recensées, lors des plages de networking. De multiples rencontres se sont également tenues sur le Village Experts qui réunissait plus d’une vingtaine de sociétés spécialisées dans l’accompagnement des entreprises, alors que quatre ateliers thématiques, organisés en parallèle des rendez-vous individuels, permettaient aux participants de mieux appréhender certaines problématiques régionales (environnement et pratique des affaires, innovation et Green Economy, opportunités sur le pourtour Méditerranéen, possibilité de partenariat dans les domaines de l’ingénierie et de la gestion de projets).

Ce grand rendez-vous a au total permis l’amorce de nombreux partenariats entre les différents participants, confirmant le potentiel de développement des relations commerciales entre les entreprises de l’ensemble du pourtour méditerranéen. Des pistes de développement et de partenariat qu’il convient maintenant de transformer en courants d’affaires et que les équipes d’Ubifrance Turquie s’attacheront à suivre au cours des prochaines semaines.

Pour 2012, une quinzaine d’opérations (consultable via ce lien Programme Turquie) ont d’ores et déjà été programmées pour mieux vous accompagner encore, sur ce marché incontournable ; il y en a forcément une sur votre secteur d’activité…


Axel BAROUX
Directeur Ubifrance Turquie


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Coordonnées de la Mission Économique Ubifrance en Turquie
Tél. : 0212.243.10.11
Courriel : istanbul@ubifrance.fr
Site : www.ubifrance.fr
Adresse : Istiklal cad N°142
34430 - Istanbul / Beyoglu

Sur le même sujet :
- Le bel avenir de la Turquie : un futur géant économique… trop méconnu en France ! (décembre 2009)


Liens utiles :

- « Invest in Turkey – Investir en Turquie » (en français)

- Ubifrance

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- Ambassade de France en Turquie

- Ambassade de Turquie en France
16, Avenue de Lamballe - 75016 Paris
Tél. : 01 53 92 71 11 – Fax : 01 45 20 41 91

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