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Le ministre Zied Ladhari, au FITA 2019 de Tunis : « L’Afrique contribuera à façonner le monde des siècles à venir »

7 février 2019
Zied Ladhari, ministre tunisien du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, lors de son allocution au FITA 2019 de Tunis, le 5 février. © AM/AP.P
Première personnalité politique à intervenir lors de la plénière d’ouverture du FITA 2019 de Tunis (5-6 février), le ministre tunisien du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Zied Ladhari, a évoqué les quatre premiers défis que l’Afrique doit relever afin d’accélérer la croissance du commerce et de l’investissement sur le Continent.

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En direct de Tunis, par Alfred Mignot - AfricaPresse.Paris (AP.P)
@alfredmignot | @PresseAfrica

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Aujourd’hui, la prise de conscience du gigantesque potentiel de l’Afrique est partout en voie de maturation, mais il ne faut pas oublier que le Continent pâtit encore d’un « énorme déficit d’image, relève d’emblée le ministre. Car l’Afrique est depuis longtemps associée aux crises, aux turbulences et difficultés » de toutes sortes. » Et la faible conscience des atouts du Continent, de la part des Africains eux-mêmes, a également contribué à une perception dégradée.

Le deuxième défi évoqué par Zied Ladhari est celui de l’intégration régionale car les chiffres prouvent que le Continent est l’espace le moins intégré au monde, et cela même si diverses institutions de regroupements économiques régionaux existent. Pour preuve : « 13 % seulement du total du commerce africain sont infra-continental, alors que ce taux s’élève à 40 % en Amérique du Nord, 50 % en Asie, 60 % en Europe », détaille le ministre.

Les réformes à accomplir
pour attirer plus d’investisseurs

Le troisième défi est celui de l’investissement, « sans lequel on ne peut créer d’emplois ». Or en 2017 l’investissement n’a attiré que 42 milliards de dollars, alors que le niveau des besoins communément admis tourne autour de 120 milliards de dollars par an, et pendant dix ans, pour que l’Afrique puisse rattraper son retard.

Mais attirer plus d’investissements suppose une amélioration forte du climat des affaires, d’une meilleure gouvernance, d’un État de droit renforcé, souligne Zied Ladhari, et c’est précisément cela qui constitue le quatrième défi. Aujourd’hui, « les notations [des pays par les agences, ndlr] sont très attendues » relève le ministre. C’est pourquoi les réformes visant à l’amélioration du climat des affaires sont impératives, faute de quoi « nos pays resteront boudés » par les investisseurs, estime le ministre.

Cela dit, au rang des raisons d’être optimiste, Zied Ladhari a évoqué une récente étude du groupe d’études McKenzie, estimant que le moment que nous vivons aujourd’hui est « la période la plus exceptionnelle depuis trois siècles… » Aussi, sachant que dans une génération un Terrien sur trois sera Africain, « on perçoit bien que l’Afrique pèsera lourd dans les vingt à trente prochaines années, qui façonneront le monde pour les siècles à venir ».
Les entrepreneurs tunisiens du TABC entendent bien y participer pleinement. À bon entendeur…

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SUR LEME THÈME

Au FITA 2019 de Tunis, Bassem Loukil, président de TABC, réaffirme l’ambition africaine des entrepreneurs tunisiens

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