Le ministre Bassem Farouk BADR : « La France reste un partenaire de premier plan pour l’Égypte »
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par Alfred MIGNOT, Directeur de AfricaPresse.Paris (APP)
@africa_presse
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Dans son intervention, SEM Bassem Farouk BADR, ministre plénipotentiaire chargé du commerce, a proposé une lecture très positive de l’évolution économique égyptienne depuis 2022. « C’est un peu l’état des lieux, on va dire, depuis 2022 jusqu’à aujourd’hui », a-t-il résumé, en présentant l’Égypte comme une économie en transformation, portée par la croissance, les réformes et l’ouverture aux investissements internationaux.
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Première destination
des IDE en Afrique
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L’orateur a rappelé que l’Égypte est « classée première destinatrice d’investissement en Afrique pour la troisième année consécutive ». Cette position s’inscrit dans une dynamique plus large : plusieurs analyses récentes confirment que le pays demeure l’un des principaux pôles d’attraction des capitaux sur le continent.
Avec une population estimée à environ 119,7 millions d’habitants en 2026, une base industrielle en expansion et des besoins massifs en infrastructures, l’Égypte se présente comme un marché de grande échelle. Le diplomate a insisté également sur la progression des investissements dans le pétrole et sur la solidité d’un modèle économique désormais plus diversifié.
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Six piliers de compétitivité
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Pour expliquer cette attractivité, Bassem Farouk BADR a structuré son propos autour de six piliers. Il a cité la localisation stratégique, la croissance solide du PIB, le boom des infrastructures, la montée des énergies renouvelables, la compétitivité de la main-d’œuvre et les réformes appuyées par le Fonds monétaire international.
« Ces piliers sont, en bref, la localisation stratégique, la croissance solide de l’Égypte avec un PIB en croissance de 4,3% pour 2025/2026 (estimation Banque mondiale), un boom des infrastructures et 42 % d’énergie renouvelable d’ici à 2030 », a-t-il précisé, soulignant aussi le rôle décisif du secteur privé dans la nouvelle trajectoire de développement du pays.
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Réformes et amélioration
du climat des affaires
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Le ministre conseiller a insisté sur l’amélioration du climat des affaires, relevant que le gouvernement a simplifié les licences, mis en place une plateforme numérique unifiée et créé une « licence dorée » permettant d’accélérer l’approbation des projets stratégiques.
Il a présenté ces réformes comme un signal fort adressé aux investisseurs étrangers. Les institutions internationales, a-t-il affirmé, saluent la modernisation des cadres juridiques et numériques du pays, ainsi que les efforts visant à soutenir la stabilité macroéconomique et la consolidation budgétaire.
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Le canal de Suez
comme levier
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Un autre volet central du discours a porté sur la zone économique du canal de Suez. Bassem Farouk BADR l’a décrite comme un espace conçu pour connecter l’Égypte au reste du continent et renforcer son rôle de plateforme de transit entre l’Afrique, l’Europe et l’Asie.
« L’Égypte a accès à un marché mondial de milliards de consommateurs », a-t-il affirmé, en reliant cet avantage aux accords de libre-échange et de partenariat conclus par le pays. L’argument logistique est au cœur de cette stratégie : ports, routes, lignes maritimes et infrastructures de transport doivent faire de l’Égypte un carrefour régional plus compétitif.
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Infrastructures
et mégaprojets
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L’orateur a détaillé les investissements engagés dans les infrastructures. Il a évoqué 18 ports, 27 aéroports internationaux et des progrès dans les télécommunications, avec une vitesse de haut débit portée à 56 Mbps. À cela s’ajoutent les mégaprojets urbains et industriels, dont la nouvelle capitale administrative et plusieurs ensembles immobiliers et logistiques.
Parmi ces initiatives, il a cité un projet présenté comme « Spring City », évalué à environ 2 milliards d’euros et développé à proximité de la nouvelle capitale. Pour lui, ces programmes incarnent une vision d’ensemble : « Le groupe d’infrastructures, ce sont les mégaprojets ».
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Transition énergétique
et hydrogène vert
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La transition énergétique a également occupé une place importante dans l’intervention. L’Égypte ambitionne d’atteindre 42 % d’énergies renouvelables à l’horizon 2030, en s’appuyant sur le solaire, l’éolien et l’hydrogène.
Le diplomate a cité le parc solaire de Benban (3,8 TWh par an) comme l’un des symboles de cette stratégie, ainsi que plusieurs projets hydrogène tournés vers l’exportation. Il a notamment évoqué des livraisons d’ammoniaque vert vers les marchés européens à partir de 2026, dans une logique de montée en gamme industrielle.
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Capital humain et
économie numérique
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Au-delà des infrastructures, le ministre plénipotentiaire a présenté le capital humain comme un atout déterminant. Il a parlé d’un bassin de plus de 30 millions de travailleurs actifs et d’une population dont plus de 60 % a moins de 30 ans. La formation dans les domaines STIM – sciences, technologies, ingénierie et mathématiques – est, selon lui, un avantage décisif pour attirer les investisseurs.
Le commerce de détail et l’économie numérique figurent également parmi les secteurs les plus dynamiques. L’orateur a souligné le soutien public à la transformation digitale et la taille du marché égyptien, présenté comme le plus vaste du Moyen-Orient et d’Afrique.
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Paris-Le Caire,
partenaires stratégiques
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Le volet franco-égyptien a occupé un passage important du discours. Le ministre conseiller a évoqué un partenariat stratégique porté par « plus de 2,9 milliards d’euros d’échanges commerciaux » et par la présence de « plus de 900 entreprises françaises » en Égypte.
Il a cité plusieurs groupes déjà implantés dans le pays, notamment dans l’énergie, les transports, l’industrie, l’aéronautique et les services. Pour lui, la France reste un partenaire de premier plan, en particulier dans les infrastructures, les trains à grande vitesse et la logistique.
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Rôle du service commercial
de l’Ambassade d’Égypte
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En conclusion, Bassem Farouk BADR a rappelé la mission du service commercial de l’ambassade : accompagner les entreprises, fournir des renseignements de marché, aider aux procédures administratives et faciliter la compréhension du cadre d’investissement.
« Notre mission est de pourvoir la croissance », a-t-il résumé, en présentant l’ambassade comme un point d’appui pour les investisseurs français et internationaux souhaitant s’implanter en Égypte.
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Avec la participation confirmée de Son Excellence
M. Dhia KHALED, Ambassadeur de la Tunisie en France
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Plus d’informations prochainement.
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