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Le IIe Forum des entreprises de l’UpM sur l’énergie et le climat s’est tenu à Lisbonne pour soutenir les autorités locales vers la transition énergétique

18 juillet 2019
Jorge Borrego, Secrétaire général ajoint de l’UpM, lors de son allocution d’ouverture du Forum des entreprises sur l’énergie et le climat, organisé jeudi 18 juillet à Lisbonne par l’UpM. © UpM
On estime que la demande d’énergie augmentera de 62 % dans les pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée d’ici 2040. Présenté comme une pratique exemplaire dans la région, le projet de parc éolien de Tafila soutenu par l’UpM, alimente 83 000 foyers, représente près de 25 % de l’énergie jordanienne produite à partir de sources renouvelables et symbolise un bon exemple d’implication des autorités locales pour bénéficier des nouvelles énergies renouvelables. Il a été mis en exergue lors du Forum des entreprises sur l’énergie et le climat, organisé jeudi 18 juillet à Lisbonne par l’UpM, sous le thème « Soutenir les autorités locales dans leurs efforts de transition énergétique ».

L’Union pour la Méditerranée (UpM) [1] a organisé jeudi 18 juillet à Lisbonne, en partenariat avec le ministère portugais de l’Environnement et de la Transition énergétique et l’Agence portugaise de l’énergie (ADENE), la 2e édition du Forum des entreprises sur l’énergie et le climat. Sous le thème « Soutenir les autorités locales dans leurs efforts de transition énergétique  », le Forum consolide davantage le rôle actif joué par l’UpM dans l’approbation et le soutien des initiatives et projets de dialogue régional tels que le parc éolien de Tafila (Jordanie), dans le but de construire un avenir plus durable et inclusif pour la région.

Quelque 150 représentants d’autorités locales, de maires, de parties prenantes, d’investisseurs du secteur privé, d’entreprises, de prestataires de services, d’institutions financières internationales et d’organisations internationales et régionales travaillant dans le domaine de l’énergie et de l’action en faveur du climat ont débattu des moyens pour renforcer la coopération et promouvoir des solutions financières novatrices et concrètes visant à soutenir les efforts des autorités locales pour développer les énergies renouvelables et améliorer les mesures visant à rendre le changement énergétique durable ; ainsi qu’à adapter et atténuer ses effets dans le contexte des mesures en faveur de l’efficacité énergétique.

Promouvoir la réduction des émissions

En effet, les collectivités locales sont les mieux placées pour promouvoir la réduction des émissions grâce à leur position unique de pouvoir façonner la politique en matière de sols, de bâtiments, d’eau, de déchets et de transports. Partout dans la région, les conseils municipaux prennent des initiatives pour stimuler les énergies renouvelables, s’attaquer à la sécurité énergétique, réduire les factures, créer des emplois et, en fin de compte, parvenir à un développement inclusif et durable.

Dans son discours d’ouverture, le secrétaire d’État portugais à l’Énergie, João Galamba, a déclaré : «  La décarbonisation et la transition énergétique devraient être traitées comme de grandes orientations pour notre société dans son ensemble, d’autant plus que ceci représente une occasion stratégique majeure qui implique la mobilisation de l’ensemble de la collectivité. L’UpM, de par son rôle unique de plateforme régionale de dialogue et de débat, doit être renforcée à tous les niveaux, y compris les acteurs clés. Elle doit également contribuer activement à la mise en œuvre d’une politique énergétique méditerranéenne inclusive et proactive, garantissant la réalisation des objectifs et des engagements pris pour l’énergie et le climat. Cette conférence constitue un forum, à la fois important et nécessaire, pour débattre des principaux enjeux que la transition énergétique ne manquera pas de créer dans quelques décennies. »

Opportunité à saisir

Jorge Borrego, secrétaire général adjoint principal de l’UpM pour l’Énergie et l’Action pour le climat, a ajouté que : «  Bien que le changement climatique demeure un problème mondial, certaines des meilleures stratégies d’atténuation sont mises en œuvre au niveau local. Lorsqu’ils sont correctement traités, les défis énergétiques et climatiques auxquels la région est confrontée peuvent devenir des opportunités commerciales pour les communautés locales tout en contribuant à la transition vers une énergie durable. C’est une opportunité que nous devons saisir étant donné que notre région méditerranéenne est si riche en énergies renouvelables provenant du vent, du soleil et de l’eau.  »

Selon l’Observatoire méditerranéen de l’Énergie (OME), la demande énergétique par habitant devrait augmenter de 62 % dans les pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée d’ici 2040 (en prenant 2018 comme référence). La région méditerranéenne connaît aussi une industrialisation intensive et une croissance du tourisme, ce qui exerce également une pression sur les ressources énergétiques disponibles. La limite d’une augmentation de 1,5ºC de la température moyenne (par rapport aux niveaux préindustriels), à ne pas dépasser comme convenu dans l’Accord de Paris, est déjà dépassée dans la région méditerranéenne.

Parc éolien de Tafila : une bonne pratique

L’énergie éolienne est une source d’énergie renouvelable très prometteuse en Méditerranée. Le parc éolien de Tafila, qui est le premier projet d’énergie renouvelable à l’échelle d’un service public en Jordanie, a été reconnu comme une pratique exemplaire lors de l’événement. . © UpM

Ce projet labellisé par l’UpM ouvre de nouvelles perspectives pour les projets d’énergies renouvelables en Méditerranée et constitue un exemple de partenariat réussi entre le gouvernement et le secteur privé et a généré une croissance énorme en terme d’opportunités commerciales dans la région.

Au-delà du fait que le parc éolien de Tafila représentait près de 25 % de l’énergie produite à partir de sources renouvelables en Jordanie en 2018 et alimente actuellement 83 000 foyers, il est devenu un élément important de la communauté locale. En effet, 80 % des employés sont originaires de la région et le parc éolien de Tafila offre des bourses d’études aux étudiants, soutient des activités culturelles et gère une clinique mobile. Il représente une solution de rechange inclusive et viable pour un pays qui comptait auparavant sur les importations de carburant pour fournir de l’électricité aux foyers et aux entreprises du pays.

Gouvernance à plusieurs niveaux

La nécessité d’une gouvernance à plusieurs niveaux pour réussir la transition vers une société à faibles émissions de carbone a été reconnue dans toute la région, comme indiqué dans la feuille de route de l’UpM pour une coopération régionale renforcée (Barcelone, 23 janvier 2017) et dans la Déclaration ministérielle de l’UpM sur l’énergie (Rome, décembre 2016), et approuvée par les 43 États membres. Ce Forum constitue un jalon dans les activités de l’UpM liées à l’énergie en cherchant à mobiliser les investissements du secteur privé dans le secteur des énergies renouvelables et à présenter des solutions innovantes dans la région.

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Contact Union pour la Méditerranée
Isabel Pardillos,
Communication & Relations presse
T. +34 935 214 198
M. +34 692 975 676
isabel.pardillos@ufmsecretariat.org

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POUR EN SAVOIR PLUS :
LES PERSPECTIVES ÉNERGÉTIQUES 2018 ENDITERRANÉE

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(1) L’Union pour la Méditerranée (UpM) est une organisation euro-méditerranéenne intergouvernementale réunissant les 28 pays de l’Union européenne et les 15 pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée. L’UpM vise à renforcer la coopération et le dialogue régionaux à travers la mise en œuvre d’initiatives et de projets concrets ayant un impact tangible sur les citoyens, notamment les jeunes et les femmes, afin de répondre aux trois objectifs stratégiques de la région : la stabilité, le développement humain et l’intégration. Son secrétariat général se situe à Barcelone, en Espagne.

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