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UPM - Forum « Villes nouvelles en Méditerranée » de Marseille

Le CMI et l’EPA Euroméditerranée copilotes du « Réseau des opérateurs urbains méditerranéens »

Tous pays EUROMED-AFRIQUE | 3 octobre 2010 | src.leJMED.fr
Marseille -

L’Agence française de développent (AFD), la Banque européenne d’investissement (BEI), la Caisse des Dépôts (CDC) et la Banque mondiale (BM) ont lancé vendredi 1er octobre à Marseille le « Réseau des opérateurs urbains méditerranéens ». Les activités du réseau seront dirigées et organisées conjointement par le Centre de Marseille pour l’Intégration en Méditerranée (CMI) et par l’Etablissement public d’aménagement Euroméditerranée de Marseille.

Photo ci-dessus : Mats Karlsson, directeur du CMI, et trois de ses collaboratrices devant le Centre Villeneuve Bargemon, à Marseille, où se tenait le Forum international "Villes nouvelles en Méditerrané". © leJmed.fr - octobre 2010


La pression urbaine dans les pays méditerranéens est si forte – « 380 millions d’habitants estimés d’ici à 2025, contre 275 M en l’an 2000, soit plus de 1000 millions en 25 ans », précisait Laurent Vigier (CDC) – que la pertinence de la création d’un « Réseau des opérateurs urbains méditerranéens », annoncée par plusieurs intervenants, s’imposa avec la force d’une incontestable évidence aux participants du Forum international « Villes nouvelles en Méditerranée », organisé jeudi et vendredi derniers à Marseille par la secrétariat d’Etat à la politique de la Ville.

L’un des promoteurs du Réseau, le député Guy Teissier, président de l’Établissement Public d’Aménagement Euroméditerranée - Marseille souligna l’importance de la prise en compte de la spécificité des territoires, du climat et de l’environnement méditerranéens (géothermie marine, vents, solaire…), paramètres qui conditionnent la recherche d’un « modèle global intégré en climat méditerranéen [car] les modèles de l’Europe du nord sont inadaptés à la Méditerranée (…) Il nous faut construire et rénover en essayant de retrouver l’excellence des modèles de nos anciens (…) bâtir des éco-cités durables qui privilégient le vivre ensemble ».

Un propos repris et détaillé par François Jalinot, directeur général de l’EPA Euroméditerranée, soulignant que l’intérêt de l’échange des expériences et compétences des deux rives de la Méditerranée trouvait, dans le domaine de l’urbanisme, bien des espaces d’intérêt commun : l’enjeu de l’eau, de l’utilisation des énergies solaire et éolienne, de la mixité sociale, de la gouvernance… ou encore l’intérêt évident du partage d’expériences novatrices, citant en exemple les actuelles études égyptiennes sur l’inertie thermique des bâtiments.

Philippe de Fontaine-Vive : « Nous sommes d’accord ! »

Philippe de Fontaine-Vive, vice-présdent de la BEI et « patron » de la FEMIP, assura pour sa part que « pour une fois, les banquiers et leurs clients sont d’accord ! », l’intérêt du « Réseau des opérateurs urbains méditerranéens » – soit les aménageurs et les financiers – suscitant une adhésion consensuelle et unanime.

Continuant sur ce mode de l’humour qu’il s’autorise volontiers lorsque les circonstances s’y prêtent, le vice-président de la BEI releva que les questions d’urbanisme sont « des sujets si complexes que nous devons éviter de les aggraver encore ! ».

Cela dit, Philippe de Fontaine-Vive insista sur l’importance d’une approche globale et sur l’enrichissement mutuel que la mise en réseau des opérateurs urbains ne saurait manquer de générer. Interpellant amicalement Cherif Rahman, ministre algérien de l’Aménagement du territoire [on sait que l’Algérie a décidé depuis quelques années de ne plus emprunter], Philippe de Fontaine-Vive alla jusqu’à déclarer que « la BEI n’est pas là pour apporter l’argent, mais des financements à l’occasion desquels nous essayons de vous faire bénéficier de l’expérience acquise ». Une offre clairement énoncée, à laquelle, intervenant à son tour, le ministre Cherif Rahmani répondit d’ailleurs par un « oui »… clair et net – dont acte.

Le CMI et les axes de travail du Réseau

Mats Karlsson, directeur du CMI, et Laurent Vigier , de la CDC (voir l’article ici) firent également référence à l’intérêt du Réseau pur les opérateur urbains de la Méditerranée.

Mats Karlsson rappela notamment que le CMIcréé en octobre 2009, et qu’il dirige depuis avril 2010 – a déjà engagé des travaux sur la thématique du développement urbain et spatial en Méditerranée : « Le CMI a organisé une série d’événements, tels que le rapport sur le développement dans le monde concernant la géographie économique, le rapport régional de la Banque mondiale sur les questions urbaines ainsi que sur les villes et changements climatiques, et a soutenu la conférence annuelle sur la recherche urbaine dans le monde. »

Dans la nouvelle configuration née de la création du « Réseau des opérateurs urbains méditerranéens », le CMI, en coordination avec l’EPA Euroméditerranée de Marseille, s’attachera dans une première étape à approfondir les questions majeures de la rénovation et l’expansion urbaine durable en Méditerranée, selon quatre volets :

- questions urbaines : objectifs et enjeux de l’opération, caractéristiques du site, échelles de réflexion et d’intervention, insertion architecturale urbaine paysagère et environnementale, projet de développement économique et social, programmation, organisation et phasage opérationnel ;

- questions institutionnelles : nature juridique des instances chargées des projets de rénovation et et d’expansion urbaine ; rôle des secteurs public et privé ; participation de la société civile et représentation des habitants ;

- questions financières : apport d ressources publiques ; valorisation foncière ; financement des infrastructures ; investissements immobiliers ; fiscalité des opérations ;

- questions techniques : reconversion des zones industrielles et portuaires ; dépollution et mise à niveau environnementale ; intégration et raccord d’infrastructures ; adaptation climatique et efficacité énergétique ; définition des produits immobiliers ; commercialisation ; animation culturelle.

La mise en place du « Réseau des opérateurs urbains méditerranéens », devait encore préciser Philippe de Fontaine-Vive, se déroulera selon les trois étapes suivantes : l’organisation d’une première rencontre d’experts, prévue dès novembre 2010 ; le lancement d’une étude comparative et analytique de expériences d’expansion et de renouvellement urbains en Méditerranée ; l’organisation d’une conférence de présentation du Réseau et son lancement.

Une mise en perspective que Fadela Amara (article ici), secrétaire d’Etat français à la politique de la Ville, valida et cautionna dans son discours de clôture de ce Forum international de Marseille dédié aux « Villes nouvelles en Méditerranée ».

© Alfred Mignot pour leJMED.fr


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