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La « Tunisie nouvelle » à la reconquête
de ses touristes français

Tunisie | 20 juillet 2012 | src.LeJMED.fr
Paris - Ces dernières semaines, les Parisiens ont pu voir fleurir sur les murs des stations de métro nombre d’affiches promouvant la destination touristique Tunisie. Cette campagne très active a bien sûr pour objectif de reconquérir les touristes français – traditionnellement les plus nombreux – car le tourisme fait vivre quelque 10 % des familles tunisiennes.

Amel Hachani, directrice pour la France de l’Office national tunisien du tourisme (ONTT), évoque clairement les enjeux : « En Tunisie, 400 000 emplois directs relèvent du tourisme, qui représente 7 % du PIB et pourvoit à 18-20 % des recettes en devises, ce qui couvre 56 % de notre déficit commercial. 10 % de la population en vit… ».

C’est pourquoi les autorités tunisiennes ont à cœur de pallier au plus vite la forte chute des nuitées touristiques, « logiquement » enregistrée en 2011, année de « la révolution de la dignité et des libertés », expression que les Tunisiens préfèrent souvent à celle, adoptée en France, de « révolution du jasmin ».

Pour les acteurs tunisiens du tourisme – le ministère et les professionnels du secteur, qui travaillent de conserve – l’année de référence est donc bien sûr 2010, et non pas 2011.

« En 2011, précise Amel Hachani, nous avons reçu 4,8 millions de touristes, dont 2,2 millions d’Européens, et parmi eux 810 000 Français, de loin les plus nombreux. En 2010, nous avions en revanche accueilli 7 millions de touristes, dont 3,8 millions d’Européens, et parmi eux 1,3 million de Français… Pour 2012, nos prévisions tablent sur 6 millions de touristes, dont environ 55 % d’Européens… ».

Promotion, nouvelles méthodes et nouvelle offre

Pour atteindre cet objectif, la « Tunisie nouvelle » a déployé dès décembre 2011 la première de trois campagnes de promotion, dont la dernière grande vague en avril-mai. Mais, au-delà de l’aspect quantitatif, c’est surtout sur le travail accompli en commun par le ministère du tourisme, l’Office national et les professionnels du secteur, qu’Amel Hachani insiste : « Nous avons mobilisé tous les acteurs de la filière pour travailler ensemble à concevoir cette campagne de relance pour l’été 2012 ».

Outre le fait que le ministre Elyes Fakhfakh a personnellement « mouillé sa chemise » – il s’est rendu aux salons professionnels de Lyon en février, et de Paris, en mai – ce travail collectif a abouti à quelques nouveautés dont on attend beaucoup.

Parmi les nouveautés déjà mises en œuvre, celle du partage des risques sur l’aérien est peut-être la plus significative de l’implication des autorités tunisiennes : « Afin d’encourager les tour-opérateurs français et européens à promouvoir la destination Tunisie, nous – soit la Fédération hôtelière et agences de voyage tunisiennes, avec le concours de l’ONTT – finançons la valeur ajoutée sur l’aérien, à partir de 50 % et jusqu’à 80 % de remplissage des avions. Ce financement par objectifs, c’est un dispositif que nous avons élaboré ensemble, institutionnels et professionnels du secteur », explique Amel Hachani.

Mais, le nombre de touristes accueillis n’est pas l’unique paramètre pris en considération, car l’examen attentif des chiffres a mis en évidence que depuis plusieurs années, la recette moyenne par visiteur stagnait.
« Il est temps de remédier à cela », relève la directrice de l’ONTT en France. Nous voulons bien sûr monter en gamme, et aussi ouvrir le ciel – les négociations à ce sujet avec l’Union européenne vont débuter sous peu – ce qui nous permettra d’attirer une clientèle individuelle, en complément de l’apport classique de nos TO, ce qui contribuera aussi à lisser la saisonnalité de nos destinations. Nous voulons aussi déployer une infrastructure hôtelière adaptée aux séjours à la carte, et qui correspond à la fois aux nouvelles tendances, comme l’écotourisme, et à notre souci d’irriguer plus équitablement le territoire, en plus de la côte… ».

Pour tout cela, les Tunisiens comptent beaucoup sur la clientèle européenne, qui représente traditionnellement plus de la moitié des visiteurs, et particulièrement sur les touristes français : « Oui, nous comptons sur vous, et je dois dire que ce fut un bonheur de constater que même en 2011 nos amis français n’ont pas trop décroché, et particulièrement les “seniors dynamiques”. En fait, c’est avec la guerre en Libye que le ralentissement des visites s’est accentué, au printemps 2011. Mais pour l’avenir, nous sommes confiants : nous savons que pour beaucoup de Français, la Tunisie est comme un second chez soi », conclut Amel Hachani, souriante.


Alfred Mignot


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En savoir plus :

Site de l’ONTT : www.bonjour-tunisie.com
Réservation d’hôtels : www.voyagetunisie.com

L’ONTT à Paris :
32, avenue de l’Opéra
Tél. : 01 44 51 71 / 73
Fax : 01 47 42 52 68

L’ONTT à Lyon :
12, rue de Sèze
Tél. : 04 78 52 35 86
Fax : 04 72 74 49 75
Courriel : ontt@tourismetunisien.fr

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