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Mickaël Picart –

« La SNCF tient à jouer un rôle actif
dans la coopération euroméditerranéenne »

France | 13 avril 2011
Paris -

En charge du projet Union pour la Méditerranée et des questions euroméditerranéennes, Conseiller du Secrétaire général de la SNCF, Mickaël Picart nous fait partager ici sa conviction profonde de « l’ardente obligation de consolider les liens entre les deux rives de la Méditerranée ». Un partenariat auquel la SNCF tient à apporter une contribution active, tant technique qu’au plan humain et culturel, ainsi que nous l’explique Mickaël Picart.

Photo ci-dessus : Mickaël PICART, Conseiller du Secrétaire général de la SNCF, en charge du projet Union pour la Méditerranée et des questions euroméditerranéennes. © LeJMED.fr - avril 2011


Tribune Libre

« Nous tenons à jouer un rôle actif
dans la coopération euromed »

par Mickaël PICART
Conseiller du Secrétaire général de la SNCF,
en charge du projet Union pour la Méditerranée
et des questions euroméditerranéennes


Loin de remettre en cause la pertinence de la construction de l’Union pour la Méditerranée, les événements auxquels nous assistons depuis janvier en Tunisie, en Égypte, en Libye, confirment au contraire l’ardente obligation de consolider les liens entre les deux rives de la Méditerranée. C’est notre conviction profonde.

À l’occasion du récent colloque du CAMED, à l’Assemblée nationale – « La gouvernance terrestre et maritime, l’écologie en Méditerranée » – chacun a pu réaliser notamment le besoin de transports, au sens large, qui est celui du Bassin méditerranéen. Un besoin légitime pour les populations, un élément primordial de développement… allant du parking (mode de transport à vitesse nulle !) au train, à l’acheminement maritime de marchandises, en passant par le transport et l’aménagement urbains et, bien entendu, la grande vitesse ferroviaire. Et tout ceci avec la volonté de respecter l’environnement et dans le cadre d’une offre multimodale étendue et performante.

Autant de sujets chers à la SNCF, qui inscrit le déploiement de ses activités dans une véritable démarche de développement durable et d’écomobilité.
Souvent méconnue, la palette des activités en Méditerranée du groupe SNCF est étendue et joue un rôle actif dans le cadre de la coopération Nord-Sud. Il s’agit d’une présence à géométrie variable adaptée aux besoins des pays, tels qu’ils les expriment eux-mêmes, comme par exemple notre participation à la Ligne à Grande Vitesse (LGV) actuellement en construction au Maroc, et qui sera en 2015 la première LGV de tout le continent africain.

Projets structurants et transferts de savoir-faire

La posture d’entreprise de la SNCF est double. Elle conjugue à la fois :

- Les projets lourds, techniques et structurants
Ces projets constituent le cœur de métier ferroviaire, ils permettent de nouer de nombreux partenariats avec les pays de la rive sud, avec pour objectif de tisser des liens durables. Et nous ne boudons pas notre plaisir, car dans ce domaine ferroviaire, la France représente une vitrine dont nous pouvons être légitimement fiers.

- Les projets concrets de coopération et de transfert de savoir-faire
C’est le « construire ensemble » autour de problématiques communes. La SNCF qui, bien au-delà de contrats commerciaux accompagne le Maroc et bien d’autres je l’espère sur la voie de la Grande vitesse ferroviaire, contribue ainsi à ouvrir des perspectives formidables pour les pays. Des perspectives en termes de déplacement, mais aussi d’aménagement du territoire et d’échanges de bonnes pratiques professionnelles. À l’instar de ce qu’a su réaliser La Poste – à l’origine de la création du réseau de l’Euromed Postal qui compte déjà 14 pays adhérents, et prochainement dix-huit – la création d’un Euromed ferroviaire serait une opportunité pour notre entreprise, mais aussi un formidable accélérateur, concret et « visible » par les populations, du partenariat euroméditerranéen.

Dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée (UPM), le Groupe SNCF, qui est reconnu pour ses savoir-faire techniques, est aussi sensible à la dimension humaine et culturelle des objectifs de partenariat tels qu’ils furent affirmés lors du Sommet fondateur de l’UPM, à Paris en juillet 2008. Car cette dimension humaniste nous apparaît un complément indispensable à la technique, et les enjeux sont de taille, puisque tout reste encore le plus souvent à inventer, à « construire ensemble ».

Et c’est justement parce que la SNCF n’est pas une entreprise tout à fait comme les autres, parce que notre Groupe souhaite devenir un leader de la mobilité, que l’UPM représente une opportunité de coopérations, techniques certes, mais aussi avec lesquelles les peuples ont assurément tout à gagner. Aussi nous nous félicitons qu’aujourd’hui, malgré les difficultés politiques connues, l’UPM s’affirme néanmoins comme le moteur de coopérations multiples. Elle est à la fois une nécessité et une réalité.

En vérité, « L’arbre que l’on abat fait plus de bruit que la forêt tout entière qui pousse ! »… Il me semble que ce proverbe chinois convient bien pour décrire la phase actuelle de construction de l’UPM. Elle se fait petit à petit, avec des projets divers. Elle « pousse » au quotidien, grâce à des initiatives concrètes, nombreuses, parfois discrètes mais toutes bien réelles. La SNCF tient à y contribuer, aujourd’hui et demain.

Mickaël PICART
Conseiller du Secrétaire général de la SNCF,
en charge du projet Union pour la Méditerranée
et des questions euroméditerranéennes

Paris, le 13 avril 2011

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Sur le même sujet :

- CAMED / La si longue histoire et le nécessaire bel avenir
des réseaux de transport en Méditerranée
(cf. l’intervention de Mickaël Picart)

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