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La Grèce reviendra sur les marchés en 2011, dit le ministre des Finances G. Papaconstantinou

Grèce | 12 octobre 2010 | src.ANA
Athènes -

Le ministre grec des Finances, Georges Papaconstantinou, est revenu, dimanche 10 octobre 2010, en ouverture de sa conférence de presse aux médias grecs et étrangers, dans le cadre de sa participation à la session annuelle du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM), sur le très clair revirement de l’image de la Grèce sur les marchés internationaux. Il a assuré que la Grèce recouvre sa crédibilité, ce qui lui permettra de revenir sur les marchés ds 2011.

Photo ci-dessus : Le ministre grec des Finances, Georges Papaconstantinou, lors de sa participation au débat au siège d FMI, le 8 octobre 2010 © FMI Stephen Jaffe


Les étrangers voient les très grands progrès réalisés au cours des cinq derniers mois avec la matérialisation des politiques prévues dans le programme triennal d’adaptation économique et attendent les prochains pas, a souligné M. Papaconstantinou, assurant que la Grèce a fait un démarrage très fort et qu’elle recouvre sa crédibilité perdue qui lui permettra de revenir de nouveau sur les marchés.

Rien n’est toutefois gagné, a-t-il noté aussitôt, souhaitant bien montrer combien la situation est encore cruciale et qu’il faut absolument une application fidèle des dispositions prévues dans le Mémorandum sur les deux prochaines années.

Invité à situer la date du retour de la Grèce sur les marchés pour emprunter, le ministre a indiqué que cela arrivera à un certain moment dans le courant de 2011 concernant les émissions d’obligations, citant les premiers messages optimistes résultant de la baisse d’environ 200 points des spreads ces derniers jours.

De plus, M. Papaconstantinou a observé que toute éventuelle révision du déficit par Eurostat n’influencera pas l’application du programme d’adaptation économique. Le programme ne déraillera pas, a-t-il assuré, nous atteindrons nos objectifs.

Un revirement majeur face à la Grèce

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a constaté un revirement majeur du climat face à la Grèce, lors de la session annuelle du FMI et de la Banque mondiale à Washington, par rapport à la conjoncture négative de la session de printemps des deux organisations en avril dernier.

« C’est le jour et la nuit », a affirmé M. Papaconstantinou, s’empressant toutefois de bien souligner que « l’état d’alerte n’est pas fini ».

Le ministre a estimé que les plus grands investisseurs institutionnels reconnaissent les progrès réalisés par la Grèce, et que le débat est centré désormais sur l’optique de croissance à moyen terme du pays.

C’est d’ailleurs dans ce cadre que sont étudiées certaines initiatives d’investissements concrètes, notamment la cession d’une part minoritaire des Postes helléniques (ELTA) aux Postes belges, tout comme des Chemins de fer helléniques (OSE).

A ce point, M. Papaconstantinou a également mentionné le soutien ferme apporté par les Etats-Unis qui, en tant que plus grand actionnaire du FMI, ont contribué décisivement à l’approbation d’un aussi grand prêt à la Grèce. « Sans les Etats-Unis, il n’y aurait pas eu le programme de stabilité », a-t-il ajouté.

M. Papaconstantinou a évité de commenter les déclarations faites la veille par le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, en se contentant de dire que « la Grèce a des problèmes de longue date concernant sa compétitivité, connus de tous, qui sont à présent aujourd’hui traités ».

Une rencontre satisfaisante avec Strauss-Kahn

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, s’est dit satisfait de sa rencontre dimanche au siège du Fonds monétaire international (FMI) avec son DG, Dominique Strauss-Kahn, soulignant qu’elle a permis de confirmer l’image de l’évolution positive du programme de stabilisation de l’économie grecque.

M. Papaconstantinou a déclaré avoir reçu l’évaluation positive du Fonds, et s’est félicité de l’appréciation commune que la Grèce commencera, dès lors qu’elle continuera sur la bonne voie, à recouvrer la confiance des marchés, ce qui lui permettra d’y avoir recours directement.

A ce point, le ministre a tenu à noter qu’il reste néanmoins encore des questions en suspens, telles que la nécessité de combattre plus efficacement l’évasion fiscale et l’aménagement des conditions qui permettront le retour à des rythmes positifs de croissance.


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