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La Déclaration de Marseille 2009
des Ves Rendez-vous de la Méditerranée

France - Tous pays EUROMED-AFRIQUE | 11 octobre 2009
Marseille - Au terme de la IIIe Semaine Economique de la Méditerranée, qui s’est déroulée à Marseille du 7 au 10 octobre 2009, l’l’Institut de la Méditerranée et le Cercle des économistes ont publié conjointement leur désormais classique « Déclaration de Marseille ». Celle de l’édition 2009 alarme sur les probables conséquences de la crise en 2010 - 2011, propose d’accélérer l’intégration monétaire et la création d’une Banque Méditerranéenne du Développement.

De gauche à droite sur la photo (© leJMD.fr) : Christian de Boissieu (Cercle des Economistes) ; Philippe de Fontaine Vive, vice-Présdent de la BEI ; Jean-Pierre Landau (second sous-gouverneur de la Banque de France) ; Pr Jean-Louis Reiffers (Institut de la Méditerranée) ; Jean-Hervé Lorenzi (Président du Cercle des Economistes).

La Déclaration

Depuis cinq ans, l’Institut de la Méditerranée et le Cercle des économistes conjuguent leurs efforts pour demander une intégration économique plus poussée des pays du Sud et du Nord de la Méditerranée.

C’est ainsi qu’ils avaient estimé les surplus de croissance annuelle liés à cette relation plus forte entre pays, à environ 1 % par an pour les pays du Sud et 0,3 % pour ceux du Nord. Ceci nécessiterait des codes d’investissement ouverts de libéralisation des marchés et notamment des marchés agricoles et des services. Ils avaient également exprimé le souhait de voir se créer une institution financière spécifique destinée à favoriser les transferts de financement.

Aujourd’hui, soucieux de la situation économique mondiale et inquiets de voir celle-ci se détériorer dans les années 2010-2011, ils soulignent l’impact majeur que ce choc pourrait avoir sur les pays méditerranéens.

Ces difficultés ont été mises en lumière dans le dernier rapport du FEMISE.

Certes la croissance perdure dans un certain nombre de pays du Sud de la Méditerranée mais à un niveau très inférieur à celui des années précédentes. Cette détérioration joue fondamentalement sur les capacités d’intervention des différents acteurs, dont les banques centrales, mettant en danger à terme à la fois la solvabilité de certains Éats souverains, les marchés de l’emploi et les politiques de lutte contre la pauvreté. Tout ceci ne serait évidemment pas sans risque pour les équilibres sociaux et politiques dans la Région.

Dans cette logique, l’Institut de la Méditerranée et le Cercle des économistes soulignent l’absolue nécessité de mettre enfin en œuvre des politiques méditerranéennes régionales.

La priorité est simple : constituer un vaste marché permettant d’équilibrer à des niveaux bien supérieurs à ceux qu’ils sont aujourd’hui, offre et demande de biens et services. Cela nécessite de franchir de manière significative une étape décisive dans l’intégration monétaire.

Au-delà de l’existant, il faut promouvoir la fixation de taux de change stabilisés entre les principales monnaies de la région, principalement autour de l’euro. Ceci passe par la mise en place d’un dispositif institutionnalisé qui permette de faire jouer la solidarité entre banques centrales de la région. Ces dispositifs pourront prendre des formes diverses mais doivent consolider à terme une zone monétaire favorisant les échanges régionaux.

L’Institut de la Méditerranée et le Cercle des économistes rappellent aussi leur souhait de voir se créer une Banque Méditerranéenne du Développement qui, seule, permettrait d’apporter une vraie réponse aux problèmes de financement des économies, en particulier des PME, point de passage incontournable pour les créations d’emploi.

À Marseille, au Palais du Pharo, le samedi 10 octobre 2009

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