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La BEI accorde un prêt de 350 M€ au franco-italien STMicroelectronics pour soutenir la R&D sur les TIC

France | 28 septembre 2010 | src.BEI
Marseille - Luxembourg - Philippe de Fontaine Vive, vice-Président de la Banque européenne d’investissement (BEI) a signé, lundi 27 septembre 2010 sur le site de Rousset (près de Marseille) du groupe ST Microelectronics, un contrat de prêt d’un montant de 350 M€ destinés au financement de programmes industriels et de R&D sur les nouvelles générations de circuits semi-conducteurs.


"Ce prêt d’un montant de 350 millions d’euros est destiné à soutenir les activités de recherche et développement du groupe franco-italien", explique Philippe de Fontaine Vive. "En agissant de la sorte, nous sommes dans notre rôle de soutien à l’industrie et à l’innovation. Le groupe STMicroélectronics correspond bien à notre cible, parce qu’il fait de gros efforts pour développer et maintenir une activité de production en France et en Europe. Nos prêts se font de manière directe, sans intermédiaire, aux meilleurs taux du marché".

Le groupe franco-italeien STMicroélectronics, nº5 mondial (51 000 collaborateurs) emploie 44% de ses salariés dans des sites de l’Union européenne. Alors que la production de composants n’y trouve preneur qu’à hauteur de 20 % environ. Pour résister à la concurrence et conserver une avance technologique, le groupe s’est recentré sur des catégories de composants et des marchés à forte valeur ajoutée. La recherche a donc un rôle clé.

Ce prêt représente pour la BEI une nouvelle étape dans sa mission de financement en faveur de la compétitivité de l’Europe sur le plan de l’innovation et de la recherche, et pour ST une opportunité supplémentaire d’accroitre ultérieurement sa flexibilité financière et de renforcer sa structure de capital déjà très solide.

R&D sur les puces et les équipements portables

Les recherches menées dans le cadre de ce programme sont axées sur la mise au point des prochaines générations de puces électroniques, avec comme objectifs :

• le développement de technologies innovantes et compétitives économiquement, répondant aux exigences de l’économie numérique (convergence du multimédia et des communications, nomadisme) ;
• la réduction de la consommation d’électricité des équipements informatiques et de télécommunication, et l’amélioration de l’efficacité énergétique.

Le cycle complet du processus conduisant à la mise à disposition de nouvelles applications est concerné par ces travaux : de la recherche dans le cadre de plates-formes technologiques jusqu’à la conception des produits eux-mêmes. Les travaux s’effectuent sur une période de trois ans, sur les sites français de ST situés à Rousset, Crolles, Grenoble et Tours.

Le soutien à la R&D, une priorité de la BEI

Les travaux permettront en particulier de développer de nouvelles applications dans le domaine des équipements portables en tirant un meilleur parti de la puissance et de l’autonomie des batteries utilisées dans ces applications. Outre l’informatique et les télécommunications, ces travaux devraient bénéficier notamment aux secteurs de l’industrie et de l’automobile.

Consciente de l’enjeu stratégique que revêt ce secteur de pointe et en pleine adéquation avec son initiative « Innovation 2020 », la BEI a décidé de faire de la recherche-développement une de ses priorités d’action.

En 2009, c’est près d’1,4 milliards d’euros qui a été mis au service du développement en France d’une économie compétitive, basée sur l’innovation, la diffusion de la connaissance et le développement des technologies de pointe.


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