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Paris - France - 23 juillet 2010

L’avenir de la finance islamique en France

France | 4 juillet 2010 | src.leJMED.fr
Paris -

Organisé par l’Institut Evariste Galois - Orbital, un séminaire intitulé « Quel avenir pour la finance islamique en France ? » se déroulera le vendredi 23 juillet 2010, de 9h à 12h à l’Hôtel Splendid Étoile, 1 Avenue Carnot à Paris XVIIe (M° Charles de Gaulle - Étoile). Interviendront Fayçal Benhassain, spécialiste en relations internationales ; Tarik Bengaraï, chercheur en droit musulman et finance ; Badr Kebaili, docteur en mathématiques appliquées.

Photo ci-dessus : Photomontage NR, Patrick Désert.


Les thèmes traités lors du séminaire :

- L’Islam et le monde des affaires.

- Découverte des sources et des fondements de la finance islamique.

- Les différences entre produits financiers traditionnels et islamiques.

- Comprendre les interdits, notamment l’interdiction de l’intérêt (riba), de l’incertitude (gharar), de la spéculation (mayssir) ainsi que les secteurs d’activités illicites (haram).

- Comprendre les mécanismes de la finance islamique et la théorie des contrats en Islam et les principaux produits qui en découlent. Les différences entre les types de contrat (Mourabaha, Moudaraba, Mousharaka, Ijara, Salam, Iqtina) et leur traitement comptable.

- Le partage des pertes et des profits.

- Comprendre les mécanismes d’assurance (Takaful).

- Comprendre les financements sous forme d’obligation adossée à un actif (Sukuk) et les fonds « sharia compliant ».

- Analyse de la réglementation française actuelle et les perspectives du marché.

La « finance islamique », entre préjugés et ignorance

La « finance islamique » a vu le jour dans les années 1970 afin de rendre compatible la finance avec l’éthique musulmane.Celle-ci se définit donc comme un ensemble de produits financiers conformes à la Charia. Comme cette dernière reprouve la « riba » (l’usure), à savoir le fait de « rémunérer l’argent » lui-même, un ensemble de règles et mécanismes a été mis en place par les institutions financières des pays musulmans afin de conformer les opérations bancaires et commerciales aux préceptes coraniques.

Tous les produits financiers islamiques doivent ainsi être approuvés par des ulémas, spécialistes de la Charia, habilités à se prononcer sur la conformité d’un produit financier avec la loi islamique.

Le poids de la finance islamique dans le monde est estimé aujourd’hui entre 800 et 1 000 milliards d’euros par l’OCDE. Alors que la France est le pays européen qui possède la plus vaste population musulmane (environ 5 millions d’habitants), paradoxalement aucune institution bancaire n’offre de produits financiers islamiques, contrairement à nos voisins. Et le paradoxe est d’autant plus frappant
lorsque l’on sait que les banques tricolores sont actives sur le sujet à l’étranger. Cette absence d’offre s’explique par des problèmes législatifs et fiscaux auxquels les autorités gouvernementales essayent de s’attaquer.

Ainsi, le 17 septembre 2009, l’Assemblée Nationale avait adopté un texte destiné à
permettre l’implantation de la finance islamique — donc compatible avec la Charia — en France. Cependant, l’amendement a été censuré par le Conseil Constitutionnel. Mais pour Bercy, ce n’est que partie remise, et Christine Lagarde entend drainer une partie de cette manne financière, particulièrement précieuse en cette période de crise. En effet, l’enjeu est de taille, car d’après le rapport Jouini-Pastré, la France pourrait collecter jusqu’à 120 milliards d’euros dans les dix prochaines années si elle s’ouvrait à la finance islamique.

Si cette ouverture n’est qu’une question de temps, il n’en demeure pas moins que cette branche de la finance reste largement méconnue, non seulement du grand public, mais aussi des professionnels de la finance et du commerce.

« La finance islamique fait peur car elle est, à tort, assimilée à l’intégrisme religieux, voire au financement du terrorisme », déplore Elyès Jouini, professeur d’économie à l’université de Paris-Dauphine, dont les propos ont été recueillis par Le Parisien. Cet amalgame est d’autant plus trompeur lorsqu’on sait que les produits financiers islamiques sont dans leur totalité dits « éthiques ».

Un profond travail d’information et de formation reste à faire auprès des entrepreneurs, des cadres financiers, des avocats d’affaires, des experts comptables voire des responsables des collectivités locales afin de mieux comprendre les mécanismes et les avantages qu’offre la finance islamique.

En effet, la finance islamique doit être perçue comme une opportunité pour les entrepreneurs, car elle apparait aujourd’hui comme une alternative de leur financement à ne pas négliger lorsque les sources traditionnelles s’amenuisent en ce temps de crise économique.

INSCRIPTION :

Le nombre de places étant limité la participation au séminaire est soumise à une inscription. Pour tout renseignement et inscription contacter :
Orbital-Inevgal
8, rue d’Annam
75020 Paris
Tél. : 01.47.97.76.94
Courriel : contact@orbital-formation.fr

A propos de l’institut Inevgal - Orbital
Inevgal, Institut Évariste Galois* est une association Loi 1901, née de la volonté d’un collectif de professeurs de mathématiques, sciences physiques et de maîtres d’école qui, en mars 2005 au Près-Saint-Gervais (93), ont voulu proposer une autre vision de l’enseignement des mathématiques.

Imprégnés d’un fort humanisme, ces fondateurs considèrent qu’un minimum de culture mathématique pourrait être accessible à toutes les couches de la société. Ils considèrent également que l’étude des mathématiques est un puissant moyen d’insertion sociale et professionnelle.

VARISTE GALOIS, jeune mathématicien français, mort dans un duel (1811-1832) est l’auteur de la théorie des groupes, une des théories mathématiques les plus prestigieuses de notre temps.

Renseignements complémentaires :
Marco DUTRA
, attaché de presse
Courriel : m.dutra[arobase]orbital-formation.fr


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