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« L’Union Latine, son rôle, et ses perspectives », par son Secrétaire général, SE José-Luis Dicenta Ballester

Tous pays EUROMED-AFRIQUE | 26 janvier 2010 | src.leJMED.fr
Paris - Le Secrétaire Général de l’Union Latine, l’Ambassadeur José Luis Dicenta Ballester, a animé personnellement le 20 janvier dans les locaux de l’association France-Amériques, à Paris, une conférence-débat sur l’Union Latine, son rôle et ses perspectives.
SE José-Luis Dicenta Ballester a évoqué les réalisations de l’Union Latine et ses ambitions, à l’heure où la préservation de la diversité culturelle constitue l’une des préoccupations majeures de notre monde contemporain. Sans oublier les coopérations possibles, à l’avenir, entre Union Latine et l’Union pour la Méditerranée…

Photo ci-dessus - SE José-Luis Dicenta Ballester, Secrétaire général de l’Union Latine, et Mme Marie-Thérèse Prével, Présidente de la section Amérique Latine de l’association France-Amériques, organisatrice de la conférence-débat. ©leJMED.fr


L’Union Latine ? Son siège se situe au cœur de Paris, rue du Bac à proximité d’un des plus élégants grands magasins de la capitale, et pourtant peu de Français connaissent cette organisation internationale fondée en 1954 par la Convention de Madrid pour mettre en valeur et diffuser l’héritage culturel et les identités du monde latin. La raison en est sans doute que l’essentiel de l’action de l’Union Latine – qui regroupe 37 États membres de langues romanes et a accordé le statut d’observateur à trois autres États – se développe très largement hors de France, et dans les instances internationales.

Objectifs et « valeurs ajoutées » de l’Union Latine

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SE José-Luis Dicenta Ballester, Secrétaire général de l’Union Latine, et Mme Marie-Thérèse Prével, Présidente de la section Amérique Latine de l’association France-Amériques, organisatrice de la conférence-débat. ©leJMED.fr}

Ses objectifs, rappela SE José-Luis Dicenta Ballester, consistent tout d’abord à « défendre les langues latines, le plurilinguisme et la diversité culturelle contre la menace d’uniformisation issue de la mondialisation », et cela dans le droite ligne de la Convention de Unesco sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, adoptée de haute lutte en 2005.

À côté de l’Unesco et de l’OIF (l’Organisation internationale de la Francophonie) « L’Union Latine est aussi sans doute l’organisme international où le métissage culturel revêt le rôle le plus important », souligna l’Ambassadeur, relevant que l’Union Latine est active sur tous les continents, tandis que le nombre de latinophones s’élève à 1 milliard de personnes dans le monde.

« Ce métissage est l’une de nos “valeurs ajoutées”, ainsi que l’esprit de solidarité, présent dès les prémices de sa fondation, avant la Seconde guerre mondiale, et à l’initiative de Pierre Cabanes, dans l’espoir, à l’époque, de convaincre l’Italie d’abandonner l’axe Rome-Berlin ».

De multiples domaines d’action

Concrètement, l’essentiel des financements de l’Union Latine provient de la cotisation des États membres, la France en étant de loin le principal pourvoyeur – malheureusement elle a fortement réduit ses subventions en 2009 – , et il est à remarquer que 80 % des ressources sont affectées à l’action, contre 20 % seulement aux frais de fonctionnement, ce qui constitue une performance exceptionnelle, voire unique, parmi les organisations internationales comparables.

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Échange avec le public pendant la conférence-débat avec SE José-Luis Dicenta Ballester, Secrétaire général de l’Union Latine. ©leJMED.fr

Les actions que développe l’Union Latine sont de plusieurs ordres : des programmes de développement de l’intercompréhension entre langues latines (chacun s’exprimant dans sa langue et comprenant l’autre, c’est un investissement public plus facilement finançable que l’apprentissage d’une autre langue, et donc particulièrement intéressant pour les pays émergents) ; la valorisation de l’enseignement et l’apprentissage des langues latines ; l’aide à l’essor et à l’utilisation des réseaux télématiques ; la sauvegarde du patrimoine culturel oral africain ; le développement d’études et d’outils de terminologie et des industries de la langue (notamment par la création d’une banque de données terminologiques afin de maintenir les langues latines « à niveau » dans la compétition technologique mondiale) ; l’organisation de manifestations culturelles ; l’organisation de rencontres scientifiques et une action de « lobbying » politique, par exemple pour faire reconnaître le portugais comme langue de travail à l’Unesco, etc.

Université des valeurs et coopération avec l’UPM

« Ce qui inspire toujours notre action, souligna SE José-Luis Dicenta Ballester, c’est la référence à l’universalité des valeurs dans la diversité des expressions culturelles (…) C’est une longue bataille, et jamais complètement gagnée. Cela suppose le respect de la culture et de la langue de l’autre, et cela passe par le dialogue. C’est cela, notre ligne d’action ».

Quelles actions possibles, alors, entre l’Union Latine et l’Union pour la Méditerranée ? Répondant à une question de l’assistance, l’Ambassadeur souligna le continuum évident entre Latinité et Méditerranée. Cependant, regretta-t-il, « pour l’instant, nos statuts n’autorisent pas une coopération réelle. Mais, les statuts pourront toujours être révisés, car nous pensons devoir faire un effort pour travailler beaucoup plus en Méditerranée ! ».

La coopération UL-UPM sera donc une affaire à suivre… et le plus tôt possible, espérons-nous !

© Alfred Mignot pour leJMED.fr

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