Khalid EL BERNOUSSI (OIF) à Bruxelles : « La langue française constitue un atout majeur pour faciliter échanges et affaires en Afrique »
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De notre envoyé spécial à Bruxelles, Bruno FANUCCHI,
pour AfricaPresse.Paris (APP)
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À l’initiative de la Sénégalaise Ana Mbengue, l’une des figures emblématiques de l’importante diaspora africaine en Belgique, la IIe édition de la FIEDA (Foire Internationale des Entrepreneurs de la Diaspora Africaine) s’est tenue du 5 au 7 juin à Bruxelles dans cet immense hall de la Gare maritime rebaptisé « Tour & Taxis ».
Composée d’une centaine de stands représentant des entreprises de toute l’Afrique, de marchés de spécialités africaines et de stands d’exposition d’artisanat, cette Foire a attiré un large public, et d’autant plus qu’elle s’est achevée par un grand concert gratuit de l’iconique Carlou D et en clôture un défilé de mode !
Mais l’originalité de cette Foire ouverte au grand public et où beaucoup viennent en famille, est aussi d’être un lieu de réseautage et de réflexion avec la tenue de cinq panels de haut niveau consacrés essentiellement cette année à l’industrie, à l’habitat et à la transition écologique, avec des débats à la hauteur de l’événement.
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La RDC mise à l’honneur
Cette Foire a été inaugurée bien entendu par Son Excellence Christian Ndongala Nkunku, ambassadeur de la République démocratique du Congo en Belgique, très présent et à l’écoute pendant les trois jours de l’événement, puisque la RDC – premier pays francophone au monde – était cette année le « pays invité d’honneur ». La ministre déléguée chargée de la politique de la Ville, Mme Angèle Bangasa Yogo, avait d’ailleurs fait le déplacement de Kinshasa.
Intervenant juste après ces autorités congolaises lors de la cérémonie d’ouverture, M. Khalid El Bernoussi, chargé des affaires économiques au sein de la Représentation de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) auprès de l’Union européenne, en a profité pour faire un focus sur tout ce que faisait l’OIF – notamment en Afrique – pour « renforcer l’espace économique francophone ».
« La Francophonie agit aujourd’hui avec une volonté d’impact le plus large possible et la langue française joue à cet égard un rôle central », a-t-il ainsi souligné, en rappelant que « le français est une langue de culture naturellement, mais c’est aussi une langue de travail, de négociations et une langue d’affaires ».
« Aujourd’hui, on compte près de 400 millions de locuteurs français à travers les cinq continents. Le Français est la quatrième langue la plus parlée dans le monde et aussi la quatrième langue le plus visible sur Internet », a-t-il ajouté.
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Une mission au Gabon
et la prochaine à Djibouti
C’est pourquoi, a-t-il encore observé à juste titre, « la langue française constitue un atout majeur puisqu’elle facilite les échanges et permet de créer des passerelles entre des marchés parfois très différents géographiquement, mais qui demeurent proches par des réseaux, des références et des intérêts communs ».
« Concrètement, l’OIF promeut donc les échanges économiques, en organisant des missions économiques et commerciales, faisant se rencontrer des entreprises issues de l’ensemble de l’espace francophone, leur facilitant ainsi la concrétisation d’opportunités de partenariats et de développement à l’international », a-t-il assuré aux membres de différentes diasporas africaines venus nombreux l’écouter et participer aux échanges.
Depuis 2022, l’OIF a ainsi organisé six missions de ce style, dont la dernière s’est déroulée début avril au Gabon, alors que la septième est prévue en octobre prochain à Djibouti.
Devant les nombreuses femmes présentes à la Foire de Bruxelles, M. El Bernoussi a voulu mettre également en lumière deux programmes spécifiques qui leur sont plus particulièrement destinés. Le premier, intitulé « la Francophonie avec elles » est en effet dédié aux femmes et au soutien à leur autonomisation économique, à travers le développement d’activités génératrices de revenus. « Depuis 2020, précise-t-il, près de 100 000 femmes, issues de 36 pays, en ont bénéficié ».
Le second dispositif, dénommé « D-CLIC : formez-vous aux métiers du numérique » se focalise sur les jeunes et les femmes et sur le renforcement de leurs compétences numériques plus qu’utiles dans un monde de plus en plus connecté, y compris en Afrique. « Plus de 20 500 jeunes issus de 19 pays ont ainsi été formés et l’objectif est d’atteindre 30 000 personnes formées d’ici à 2027 », conclut-il avant de souligner le rôle capital de la diaspora africaine qui occupe « une place stratégique » dans la réalisation de tous ces objectifs ambitieux.
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MARDI 23 JUIN à l’ISG Paris / XXIIe CONFÉRENCE DES AMBASSADEURS DE PARIS (CAP 22) : « L’excellence sociétale des entreprises françaises en Afrique » - Inscriptions EARLY BIRD ouvertes
https://www.africapresse.paris/3226
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