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À Marseille, en direct de la IVe Semaine économique de la Méditerranée

Julien Aubert : « L’UPM est un chantier en construction, nous en sommes tous les ouvriers »

Tous pays EUROMED-AFRIQUE | 8 décembre 2010 | src.LeJMED.fr
Marseille -

Convié par les organisateurs des VIes Rendez-vous économiques de la Méditerranée, samedi 4 décembre à Marseille, à y prononcer la seconde allocution d’ouverture après le Sénateur-maire Jean-Claude Gaudin, Julien Aubert y représentait la mission interministérielle française pour l’UPM, où il est en charge des questions financières, et que préside Henri Guaino. Une occasion, pour ce jeune énarque qui aime aussi « le terrain » – et de surcroît natif de Marseille – de réaffirmer sa forte conviction dans l’avenir de l’UPM.

Photo ci-dessus : Julien Aubert au Palais du Pharo, à Marseille, le 3 décembre 2010, peu après son allocution aux VIes Rendez-vous économiques de la Méditerranée. © leJmed.fr - décembre 2010


Au moment où les coteries germanopratines bruissent, brodent, cancanent et froufroutent encore sur le report du Sommet UPM, qui devait se tenir à Barcelone le 21 novembre, il faut avoir l’âme bien accrochée pour affirmer une conviction forte en faveur de l’UPM.

C’est ce qu’a fait Julien Aubert, « à la mode d’Henri Guaino », pourrait-on dire, en rappelant « qu’il y a deux ans des colloques se montaient pour expliquer pourquoi l’UPM ne se ferait pas… Et aujourd’hui les mêmes se réunissent pour phosphorer, préférant disserter sur l’accessoire en oubliant l’essentiel : l’UPM est un chantier en construction, et nous en sommes tous ses ouvriers ».

Sur ce, il rendit hommage à l’engagement déterminé de la cité phocéenne qui, « sous l’impulsion des élus locaux, au premier rang desquels Jean-Claude Gaudin, se donne les moyens d’être le “cerveau“ de la Méditerranée, ou du moins l’un de ses hémisphères. »

« C’est pourquoi, continua Julien Aubert, la mission UPM, dirigée par Henri Guaino, soutient depuis le début cette ambition et est heureuse de parrainer les Rendez-vous de la Méditerranée. Parce que Marseille a fait le choix de “penser opérationnel“ ».

Les réalisations « opérationnelles » à Marseille

Et Julien Aubert de lister les réalisations « opérationnelles », qui, en effet, ont fleuri à Marseille ces deux dernières années, par exemple : en octobre 2009, le Centre méditerranéen pour l’intégration (CMI), plate-forme de bailleurs pour déployer des programmes d’action sur les six priorités de l’UPM ; le For’UM, en mai 2010, qui vise à mobiliser les milieux d’affaires en faveur de projets concrets ; le FARO (Fonds d’amorçage, de réalisation et d’orientation), également lancé en mai et opérationnel depuis octobre 2010, et dont la mission est d’aider les TPE françaises souhaitant monter des projets en Méditerranée, sur des priorités UPMFARO et For’UM étant d’ailleurs deux initiatives de la Mission interministérielle UPM.

Dernière création marseillaise, le 6 novembre 2010, celle de l’OCEMO, Office de coopération économique pour la Méditerranée et l’Orient, porté par l’Institut de la Méditerranée (présidé par le Pr Jean-Louis Reiffers) et Le Cercle des Économistes (présidé par Jean-Hervé Lorenzi).
Soutenu aussi par la Mission UPM, L’OCEMO pratique la coprésidence nord-sud à la mode UPM, son co-président nord étant Philippe de Fontaine Vive, vice-président de la BEI et « patron de la FEMIP. Au regard des instances mondiales (FMI, banque mondiale, PNUD…) qui ont compétence sur les questions du développement, « l’OCEMO, estime Julien Aubert, pourrait jouer le rôle d’une commission économique régionale dédiée à la Méditerranée, voire attirer des acteurs onusiens à la Villa Valmer », siège marseillais du CMI.

À cette courte liste de réalisations exclusivement marseillaises, Julien Aubert – si le temps ne lui avait pas été compté – aurait pu encore ajouter quelques autres réalisations d’intérêt international méditerranéen, par exemple la création, en mai 2010, du fonds Inframed, ou encore les importantes avancées des coopérations universitaires en Méditerranée ou encore le lancement, en décembre 2009, de l’Office méditerranéen de la Jeunesse (OMJ) et de son Erasmus-Med, qui sera opérationnel dès la rentrée 2011, ou encore la Fondation pour les Femmes, en gestation… Sans même parler des méga-projets qui avancent aussi, par exemple le très ambitieux et emblématique Plan solaire méditerranéen (PSM),, ou encore Transgreen, qui vise l’interconnexion électrique totale entre les deux rives et tous les pays du Bassin méditerranéen…

« Mais tous ces défis, conclut Julien Aubert, ne doivent pas nous faire oublier que l’éducation, la recherche, la jeunesse, la lutte contre la pauvreté sont peut-être les paramètres les plus importants de l’avenir de la Méditerranée ».

Une Méditerranée à nouveau confrontée à un chantier herculéen, certes, mais dont nous, les amoureux fidèles du Mare Nostrum, « nous sommes chacun ses ouvriers », comme l’affirmait justement Julien Aubert en ouverture de son allocution.

© Alfred Mignot


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