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J.-C. Plana, Directeur Onudi France : “Notre mission : faciliter les partenariats nord-sud et sud-sud”

Tous pays EUROMED-AFRIQUE | 21 mai 2011 | src.LeJMED.fr
Marseille -

L’ONUDI, l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel, dispose de deux bureaux de promotion des investissements et de la technologie en France, à Marseille et à Paris. Mais, si « tout le monde » connaît la mission de l’ONUDI – contribuer au développement industriel et à la croissance économique des pays en développement ou en transition – beaucoup méconnaissent son mode de fonctionnement. Découverte, en forme de revue de détail, avec Jean-Claude Plana, qui depuis quelques semaines dirige à la fois les bureaux de Paris et de Marseille, entre lesquels il entend bien développer de fortes synergies…

Photo ci-dessus : Jean-Claude PLANA, Directeur France de l’ONUDI. © LeJMED.fr - mai 2011


Un entretien exclusif réalisé
par Alfred Mignot


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Jean-Claude PLANA, Directeur France de l’ONUDI, dans le hall d’accueil des nouveaux locaux du bureau parisien, 98, Boulevard Malesherbes. © LeJMED.fr - mai 2011

LeJMED.fr – Monsieur Plana, vous avez pris récemment la direction du bureau de Paris de l’ONUDI, en plus de celle du bureau de Marseille. La France est avec la Chine le seul pays à avoir deux bureaux… pour quelles raisons ?

Jean-Claude PLANA – En fait c’est l’Italie qui nous a donné l’idée de ces deux bureaux. Dans les années 2000-2005, l’Italie disposait de deux bureaux, l’un à Bologne et l’autre à Milan. Mais, depuis, ils ont tout ramené à Rome…
Le bureau de Marseille – ITPO, selon notre terminologie, pour “Investment and Technology Promotion Office” – a été crée en 2004 pour travailler beaucoup plus sur la Méditerranée, alors que le bureau de Paris a toujours coopéré principalement avec l’Afrique subsaharienne, l’Amérique latine et l’Asie, et très peu avec la Méditerranée.

L’initiative de la création du bureau de Marseille revient… aux Marseillais, cela ne vous surprendra pas ! Nous étions en 2003, depuis quelques années on s’intéressait plus à la Méditerranée, dans la foulée du lancement du processus de Barcelone, en 1995. D’où cette idée…
Maintenant les deux bureaux ont une direction unique, mais leur vocation ne change pas : l’action en Méditerranée, c’est Marseille ! Et la coordination entre Paris et Marseille est évidemment facilitée. Notez aussi que ce n’est pas l’ONUDI qui finance ces deux bureaux, mais la France. Bien sûr, l’ONUDI délivre un agrément, mais si demain nous souhaitions ouvrir un bureau à Lyon, ou à Bordeaux, elle ne s’y opposerait certes pas…


LeJMED.fr – Mais le bureau de Marseille peut-il participer à des actions autres que ciblées sur la Méditerranée ?

Jean-Claude PLANA – Oui, et c’est justement cela l’intérêt : que Marseille et les entreprises de la région ne soient pas cantonnées sur le sud de la France, ou uniquement en Méditerranée. Les entreprises marseillaises et de la région ont aussi envie d’autre chose, de participer éventuellement à des actions, à des projets menés par le bureau de Paris sur l’Afrique subsaharienne, ou sur l’Amérique latine par exemple.

Donc les responsabilités de chacun sont toujours les mêmes, mais la synergie entre les deux bureaux nous permet à la fois soit de valoriser une contribution marseillaise – au sens large, c’est à dire incluant la région Provence-Alpes Côte d’Azur, et même le Languedoc-Roussillon –, soit de proposer à Marseille autre chose que la Méditerranée. C’est du gagnant-gagnant !


LeJMED.fr – Concernant votre action en Méditerranée : le « Printemps arabe » vous a-t il conduits à réévaluer votre stratégie dans la région ?

Jean-Claude PLANA – Nous nous en tenons à un principe très simple : on n’intervient pas dans un pays en guerre. Parce ce que l’on ne peut évidemment pas attirer des entreprises dans un pays en guerre… Donc par exemple aujourd’hui la Libye est pour nous un pays en “stand by”. En revanche, nous nous mobilisons beaucoup pour la Tunisie, parce qu’il faut reconstruire, parce qu’il faut relancer le pays, c’est le moment, et que c’est suffisamment calme pour que l’on puisse travailler.


LeJMED.fr – Quand vous dites que vous vous mobilisez beaucoup pour la Tunisie, cela signifie quoi, concrètement ?

Jean-Claude PLANA – D’abord il y a une décision politique de l’ONUDI de travailler plus sur la Tunisie. Une décision qui n’a d’ailleurs même pas fait débat, car pour nous cela va de soi, cela coule de source. Et d’autant plus que la BEI-FEMIP, la France ou encore l’Italie ont annoncé des lignes de crédit importantes… Ainsi nous nous trouvons naturellement impliqués, puisque nous avons l’habitude de travailler dans ce pays, en concertation au besoin avec nos bureaux italien et tunisien, et que par exemple la dernière fois que l’Italie a ouvert des lignes de crédit pour le Maghreb, c’est l’ONUDI qui les a gérées.
Concrètement, cela signifie que sur ce type de financements, nous pouvons apporter l’assistance technique, puisqu’il faut bien gérer au quotidien ces lignes de crédit et les programmes bénéficiaires.


LeJMED.fr – Revenons à Marseille, à la Villa Valmer où se trouve votre bureau, mais aussi le siège du CMI, ou encore de l’OCEMO… Cette proximité physique a-t-elle généré des synergies entre les différentes institutions ?

Jean-Claude PLANA – Notez que le CMI a été crée en octobre 2009, et l’OCEMO a été lancé officiellement en avril dernier. Ces deux organismes sont donc assez récents.
Nous sommes membres du CMI, mais lorsqu’il s’est créé, nous avions en chantier un projet pour développer l’emploi des jeunes diplômés en Méditerranée, projet que notre Directeur général, Kandeh K. Yumkella avait d’ailleurs promis à Henri Guaino, dans le cadre de notre partenariat avec l’UPM. Mais ce projet n’était pas finalisé au moment de la création du CMI, qui a donc démarré avec d’autres projets…


LeJMED.fr – Favoriser l’emploi des jeunes diplômés en Méditerranée, c’était un projet prémonitoire !…

Jean-Claude PLANA – Tout à fait ! Et c’est encore d’actualité !… En fait, c’est en faisant tout simplement remonter les informations depuis nos bureaux au Maghreb que nous avons pu identifier ce besoin, et nous avons ensuite proposé le projet à la coprésidence de l’UPM, qui l’a validé, en portant la priorité de l’action sur deux secteurs : l’agriculture et l’agro-industrie, les industries propres. Quant à une coopération prochaine avec le CMI et l’OCEMO, oui, nous y travaillons, mais le projet n’est pas encore mûr.


LeJMED.fr – Récemment, vendredi 13 (!) mai, vous avez organisé dans vos bureaux de Marseille une réunion d’entreprises sur le thème du développement du commerce équitable, pour des professionnels provençaux des filières parfums et cosmétiques…

Jean-Claude PLANA – Oui ! Nous avons accueilli cette rencontre dans nos locaux, mais nous n’en étions pas à l’initiative. C’est d’ailleurs un cas de figure qui me plaît beaucoup, car cela montre notre disponibilité pour soutenir les initiatives d’entreprises privées. Car ce sont bien elles qui créent l’activité et les emplois !
Dans ce cas du commerce équitable, notre mission est d’établir le lien avec les pays en voie de développement, qui sont des gros fournisseurs de matières premières, comme la Colombie, ou Madagascar, où l’on trouve des espèces végétales utilisées dans la parfumerie, uniques au monde, et dont on essaye de contribuer à développer la production, et de manière propre, responsable et équitable.


LeJMED.fr – Vous êtes aussi très actifs, chaque année, lors de la Semaine économique de la Méditerranée, qui se déroule à Marseille. L’an dernier, vous avez organisé une conférence sur l’avenir des Eco-Cités en Méditerranée , et vous allez le refaire cette année…

Jean-Claude PLANA – En fait, la réunion de l’année dernière était un galop d’essai préparatoire, elle avait essentiellement pour objet de définir les thèmes, et de sensibiliser les partenaires susceptibles de nous accompagner pour le grand Forum Eco-Cités que nous co-organiserons cette année avec le Ministère de l’Environnement du Royaume de Jordanie, du lundi 10 au mercredi 12 octobre, dans le cadre de la Ve semaine économique de la Méditerranée, qui se déroulera du 10 au 15 octobre prochains.

Les Eco-Cités, ce sont les villes où l’urbanisme et la gestion de l’environnement sont conçus dans le but de créer des synergies entre utilisation et préservation des ressources, productivité et respect de l’environnement, développement économique et environnement sain. Notre grand Forum de cette année est dédié à la gestion de l’eau et des déchets. Il réunira des représentants de municipalités et de territoires de la Méditerranée, d’organisations intergouvernementales et d’ONG, ainsi que des leaders du secteur privé, afin d’échanger sur les expertises, non seulement pour faire face aux défis environnementaux, mais aussi pour promouvoir la croissance économique et de la responsabilité sociale. Il y aura des ateliers thématiques, un salon d’exposition des savoir-faire, une conférence plénière… Je crois que ce sera un grand événement !


LeJMED.fr – Tant mieux, cela contribuera aussi au rayonnement de Marseille et de sa Semaine économique de la Méditerranée !… Revenons au tandem Paris-Marseille, justement. Voulez-vous nous citer un exemple de synergie entre vos deux bureaux ?

Jean-Claude PLANA – Par exemple, en juin nous recevrons à Paris une délégation chinoise de haut niveau, avec des Gouverneurs de provinces – notez qu’une province chinoise peut représenter 80 millions d’habitants, autant que toute l’Allemagne, et parfois plus ! – qui connaissent déjà leurs besoins, qui savent ce qu’ils veulent… mais auxquels je n’aurai aucune difficulté à proposer de passer une journée à la découverte de Marseille, et cela à la seule condition de disposer d’un relais sur place, par exemple de la CCIMP, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Marseille-Provence. Et si cela posait problème, vu les délais très courts, une autre hypothèse serait de demander à la CCIMP d’envoyer quelqu’un la représenter à Paris auprès de nos visiteurs chinois…

Un autre exemple, plus « banal » pour les Marseillais, c’est la coopération avec des entreprises algériennes… A partir de besoins identifiés d’entreprises algériennes, nous diffusons régulièrement sur nos réseaux des fiches d’appels à partenariats, nous répondons aux demandes de compléments d’information, et si l’intérêt réciproque se confirme, nous organisons les réunions de prise de contact entre entrepreneurs, à Marseille ou à Paris, selon les cas.


LeJMED.fr – En fait, vous agissez comme facilitateur de partenariats…

Jean-Claude PLANA – Oui, mais en nous fondant toujours sur les besoins émis par les pays en voie de développement, c’est notre mission, et aussi en tenant compte des trois priorités d’action que s’est donnée l’ONUDI : la réduction de la pauvreté grâce à des activités productives ; le renforcement des capacités commerciales ; l’environnement et l’énergie.

Mais, je précise que nous ne faisons jamais de commerce ! Notre vocation d’institution de coopération technique est de favoriser des projets, des partenariats, des transferts de technologies et des investissements. Et quand je dis « projet », je parle très concrètement, par exemple, d’une entreprise algérienne qui recherche un partenaire marseillais, ou autre en France, puisque notre zone de compétence est géographique.


LeJMED.fr – Mais, comment validez-vous les demandes de mise en relation, ou de recherche de partenariat qui vous parviennent des pays en voie de développement ?

Jean-Claude PLANA – Nous sommes là au cœur de notre métier. Dans tous les pays en voie de développement où nous disposons d’un bureau de représentation de l’ONUDI, l’une des missions du responsable est de travailler en concertation étroite avec les ministères du pays, afin d’en évaluer les besoins, les capacités, les manques, de négocier avec les gouvernements des programmes d’action, de les faire analyser par nos experts, puis de déployer leur mise en œuvre avec les gouvernements concernés.


LeJMED.fr – Comment sélectionnez-vous les programmes ?

Jean-Claude PLANA – Nous sommes essentiellement à l’écoute des besoins exprimés par les différents pays. Mais il arrive aussi que nous identifiions certaines problématiques par nos propres études, et par les remontées d’informations de nos bureaux sur place… C’est le cas, par exemple, des jeunes diplômés chômeurs en Tunisie, pour lesquels nous avons conçu un programme de formations complémentaires, on pourrait dire « qualifiantes », soit pour faciliter leur intégration sur le marché du travail, soit pour les accompagner dans la création d’entreprises…


LeJMED.fr – Voulez-vous citer un exemple de vos actions de complément de formation ?

Jean-Claude PLANA – Nous avons par exemple créé le programme de formation EDIP, acronyme de « Entreprise, Development, Investement and Promotion », qui s’adresse soit au créateur d’entreprise, soit au patron d’une TPE ou petite PME pour lui faire franchir toutes les étapes lui permettant de développer son entreprise.

Le programme comprend des modules de formation dans tous les secteurs : marketing, commerce, gestion, finances… Ce qu’il faut bien percevoir, c’est que toutes ces TPE ne tiennent que sur la tête d’une seule personne, l’entrepreneur. S’il réussit, l’entreprise réussit ; s’il échoue, l’entreprise échoue.
Il se trouve aussi que souvent l’entrepreneur est un technicien, avec une idée de produit ou de service de son domaine de compétence, mais que par ailleurs il ne connaît rien à la finance, ni au marketing. Notre objectif est donc de le renforcer sur ses points faibles, et immédiatement, c’est-à-dire que nous faisons aussi notre travail de mise en relation avec un partenaire.


LeJMED.fr – Mais, qui s’occupe concrètement des formations ?

Jean-Claude PLANA – Nous recherchons en priorité sur place des partenaires qualifiés, qui ont déjà un savoir-faire dans la formation, cela dépend des programmes et des pays. En Tunisie, par exemple, c’est la Jeune chambre économique.


LeJMED.fr – Et votre contribution ?

Jean-Claude PLANA – Au besoin, nous formons des formateurs, et nous en prenons en charge le coût. Nous amorçons donc le processus. Nous recherchons aussi l’organisme opérateur – par exemple la JCE en Tunisie – avec l’objectif qu’ensuite les formateurs soient des professionnels du pays, et qu’ils n’aient plus besoin de nous.


LeJMED.fr – Comment s’opère le processus d’identification des entreprises ?

Jean-Claude PLANA – Chaque pays a son agence de promotion des investissements, avec laquelle travaille notre bureau installés dans le pays. Parfois, si besoin, nous formons une équipe ad hoc – par exemple sur la promotion des investissements –, équipe qui ensuite identifiera elle-même les entreprises, en les auditant. Et ils nous font remonter l’information.


LeJMED.fr – Une entreprise peut-elle vous solliciter en direct ?

Jean-Claude PLANA – Cela peut arriver, mais pratiquement toujours les entreprises vont passer par la filière de leur agence de promotion nationale… En fait, une TPE-PME africaine qui veut travailler avec une petite TPE-PME française, c’est un cas de figure qui pose problème en termes de suivi, comme nous avons pu nous en rendre compte, car au bout de cinq ans, on peut se trouver avec quelque 30 000 euros d’investissement et seulement deux emplois créés… C’est une réalité. Nous avons pris conscience qu’on ne pouvait pas, ou plus, assumer ce genre d’accompagnement, mais nous ne voulions pas non plus « laisser tomber » les TPE- PME


LeJMED.fr – Quelle a été votre solution ?

Jean-Claude PLANA – En juin 2010, le siège de l’ONUDI a décidé que tous les petits projets seraient désormais opérés en groupe. Avec les clusters, les pôles de compétitivité, les technopôles, les technoparcs, les groupements d’entreprises, les bourses de la sous-traitance, les chambres de commerce… autant de groupements susceptibles de prendre collectivement en charge dix, vingt, trente projets, alors qu’avant un bureau s’épuisait à porter seul dix petits projets.

Donc, désormais, nous recherchons systématiquement des partenaires pour le faire, sur place comme en France…
Pour autant, il n’est pas non plus question pour nous – contrairement à ce que l’on a pu observer dans certains pays – de se satisfaire de deux ou trois grands projets par an… C’est bien sûr une dérive qui n’est pas souhaitable.


LeJMED.fr – Quels sont vos effectifs, sur vos deux bureaux de Paris et Marseille ?

Jean-Claude PLANA – Nous avons deux personnes à Marseille et dix à Paris. C’est suffisant, vu notre nouvelle manière de travailler, en n’étant plus seul à accompagner une multitude de petits projets.
En revanche, nous pouvons désormais consacrer plus de temps à des projets importants, en termes d’investissement et de création d’emplois. C’est aussi pour nous l’occasion de mettre en place de nouveaux critères d’évaluation de notre activité, plus qualitatifs, alors que jusqu’ici on était beaucoup axés sur le quantitatif.


LeJMED.fr – Comment réagissent les partenaires potentiels que vous sollicitez pour l’accompagnement des petits projets ?

Jean-Claude PLANA – D’abord, il faut noter que jusqu’ici chaque bureau avait tendance à travailler en autarcie : recherche des financements, embauche des experts, identification des projets dans les pays cibles… on voulait tout faire par soi-même !

Maintenant, tous les projets sont partagés entre nos différents bureaux, en Italie, France, au Japon, etc., ou en tout cas entre plusieurs bureaux concernés par une même zone d’action géographique.
Donc, en amont, nous partageons déjà entre nous ce travail de l’identification des projets, et qui coûte cher, car il faut missionner des experts sur place pour identifier les projets dans les pays en voie de développement, ou encore former les agences de promotion locale l’évaluation des projets…
Et puis, comme je vous l’indiquais, nous recherchons systématiquement des partenaires, « sur le terrain ». Et oui, les réactions des partenaires potentiels que nous sollicitons sont positives ! Les pôles de compétitivité, par exemple, sont ravis de travailler avec nous, d’égal à égal.


LeJMED.fr – Etes-vous soutenu par la mission interministérielle française de l’Union pour la Méditerranée, l’UPM ?

Jean-Claude PLANA – Oui, nous sommes en train de développer un projet, « 
Développer les PME, Promouvoir la Création d’Emplois et la Croissance
dans les Pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée, que la mission UPM soutient.

LeJMED.fr – Concrètement, cela se traduit comment ?

Jean-Claude PLANA – Ils nous aident à ouvrir Les bonnes portes, ils nous accompagnent, nous allons en tandem ONUDI-UPM « vendre » le projet à des financeurs. En l’occurrence, il s’agit d’investir 44 M €, sur trois ans… ce qui finalement n’est pas énorme, si l’on considère le nombre de pays potentiellement concernés, et les neuf pays cible.


LeJMED.fr – Combien de pays sont intéressés ?

Jean-Claude PLANA – Nous ne savons pas encore, c’est ouvert, puisque justement l’UPM est une union de projets à géométrie variable, donc avec un nombre tout aussi variable de pays qui peuvent être intéressés de participer à tel ou tel projet. Mais beaucoup peuvent être intéressés, puisque l’UPM compte 43 pays adhérents…

En revanche, il y a bien un principe intangible : ce sont les partenaires locaux qui réalisent les projets, autant que possible, et pas l’ONUDI. En Tunisie, par exemple, nous essaierons de faire travailler au maximum les Tunisiens. Bien sûr, il y aura des expertises qui viendront d’Europe, mais il n’est pas question de faire du « copié-collé » ! Ce sont les partenaires locaux qui feront le travail. Et c’est conforme à notre mandat : nous sommes une institution de coopération technique, au service de la promotion du développement industriel des pays en développement.


Un entretien exclusif réalisé
par Alfred Mignot

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Sur le même thème :
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Courriel : J.Plana@unido.org

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