Retrouvez AfricaPresse.paris sur :
RSS

Outils

JNDA BRIDGE AFRICA 2025 / La diaspora, catalyseur de la transformation durable de l’Afrique

18 novembre 2025
JNDA BRIDGE AFRICA 2025 / La diaspora, catalyseur de la transformation durable de l'Afrique
la photo de famille finale et joyeuse des organisateurs. Au centre, Tarak Cherif, Président de Anima Investment Network. Photo © AM/APP – CLIQUER SUR L’IMAGE POUR L’AGRANDIR.
Samedi 15 novembre, le campus ESCP Paris Montparnasse a accueilli la XIIe édition des JNDA BRIDGE AFRICA. Désormais incontournable, conçu pour connecter l’Afrique à ses diasporas, organisé par ANIMA Investment Network et le Club des Bâtisseurs, ce forum a réuni entrepreneurs, décideurs et acteurs engagés dans la dynamique d’un continent en pleine mutation.

.

par Alfred MIGNOT, Directeur de AfricaPresse.Paris (APP)
@africa_presse

.

L’objectif de ces XIIes JNDA était clair : explorer le rôle des diasporas en tant que catalyseurs d’une transformation économique et sociale durable en Afrique. Ainsi la table ronde finale a donné la parole à des entrepreneurs et représentants de la diaspora, véritables moteurs du changement en Afrique.

Karim Amor, président de la Confédération des entreprises du Maroc (CGEM) et pilier du lien entre le Maroc et sa diaspora mondiale, a présenté la stratégie de la CGEM, fondée sur cinq piliers incluant le mentoring, l’investissement, la recherche et développement collaborative, une représentation commerciale et la coopération diasporique transnationale. « Nous portons sur 120 pays environ 400 à 450 000 entrepreneurs marocains ou à forts potentiels, qui peuvent appuyer les gouvernements et entreprises pour faire avancer les investissements » a-t-il précisé, saluant la capacité des diasporas à produire un effet de levier puissant, sans condition de retour au pays.

.

« Partager une expérience précieuse »

Adama LAM, Président de la Confédération nationale des entreprises du Sénégal, a mis un accent particulier sur les freins rencontrés par les entrepreneurs diasporiques qui souhaitent investir ou s’engager sur le continent. Il a insisté sur la nécessité de s’appuyer sur un secteur privé solide et des réseaux fiables pour dépasser découragement et obstacles, rappelant : « Ceux qui sont restés au pays ont souvent affronté ces difficultés pendant des décennies, ils peuvent partager cette expérience précieuse. » Il a souligné également l’importance de l’industrialisation comme levier fondamental du développement durable, avec l’innovation comme moteur du XXIe siècle.

Les panélistes et, debout à droite, le Président d’Anima, Tarak Cherif, et Pierre de Gaëtan Njikam, créateur des Journées nationales des diasporas africianes (JNDA). Photo © AM/APP

.

« La clef pour un développement réussi… »

L’Afrique, expliquait Tarak Cherif, président d’ANIMA Investment Network, ne pourra avancer sans un système éducatif solide et un tissu industriel capable de créer et transformer la valeur. Il rappelle qu’investir dans l’Afrique, c’est aussi mobiliser une diaspora qui n’a pas forcément à revenir physiquement sur le continent mais qui peut initier et soutenir des projets innovants depuis l’extérieur. « Garder un pied dans les pays de résidence et impulser l’innovation sur le continent, c’est la clef pour un développement réussi, » a-t-il affirmé.

.

Lever des fonds sécurisés

Le programme Diaspora Invest, présenté par son directeur Régis Eya’a, s’est révélé être un pont essentiel entre la diaspora et les partenaires financiers locaux. À travers ce dispositif, des porteurs de projets bénéficient d’un accompagnement personnalisé pour lever des fonds sécurisés auprès de banques et compagnies d’assurance. « Ce programme vise à structurer un funnel d’investissement qui sécurise l’acte d’investir en Afrique tout en répondant aux attentes de la diaspora », a-t-il expliqué, soulignant la forte croissance des startups incubées et financées par les réseaux diasporiques.

Le mot de la fin par les principaux organisateurs, M. Emmanuel Noutary, Délégué Général ANIMA Investment Network, et M. Yannick Kwetchoua, Président Club des Bâtisseurs. Photo © AM/APP – CLIQUER SUR L’IMAGE POUR L’AGRANDIR.

.

Le cas de Mfounders

L’événement a également mis en lumière l’importance du numérique et des innovations technologiques comme levier de croissance. Le cas de Mfounders, un groupe de Business Angels à forte représentation diasporique, a été cité en exemple : cette communauté finance et accompagne majoritairement des startups portées par la diaspora et les talents locaux. Une vraie success story qui illustre la puissance de l’écosystème entrepreneurial africain en pleine maturation.

Côté régulation, la Conseillère régionale d’Île de France Maxence Ansel a évoqué les challenges liés à la mobilité des entrepreneurs de la diaspora, notamment autour des questions de visas, une barrière parfois sous-estimée qui freine la circulation des talents et des capitaux entre l’Europe et l’Afrique. Elle a appelé les États à mieux accompagner ces flux pour multiplier les synergies.

.

« Nous devons assumer pleinement
cette double appartenance »

Enfin, les échanges ont conclu sur un message fédérateur : la diaspora africaine est une force stratégique pour le développement économique du continent, à condition de favoriser les collaborations transversales entre entrepreneurs, institutions et territoires. Comme le rappelait Pierre de Gaétan Njikam, ancien élu bordelais, créateur des JNDA (Journées nationales de la diaspora africaine) et toujours acteur engagé : « Nous devons assumer pleinement cette double appartenance, entre ici et là-bas, pour faire croître l’Afrique d’aujourd’hui et de demain. »
Cette XIIe édition des JNDA BRIDGE AFRICA a ainsi une nouvelle fois tenu ses promesses, en plaçant la diaspora au cœur des stratégies d’investissement et d’accompagnement entrepreneurial et bâtir ensemble un avenir africain prospère et durable.

◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊ ◊

.

Cliquer sur les images pour les agrandir.

◊ ◊ ◊

Articles récents recommandés