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Hakim ARIF - Le rêve entrepreneurial de plusieurs pays africains mis à mal par la (re)chute très rapide des cours du pétrole…

1er décembre 2018
Hakim ARIF, Directeur général de L’Observateur du Maroc et de l’Afrique © DR
Le prix du baril de pétrole ayant chuté d’environ 20 % durant le seul mois de en novembre, la Chambre africaine de l’énergie (CAE) manifeste sa grande inquiétude, car plusieurs pays producteurs d’Afrique sont concernés. Elle appelle ainsi à reconduire la Déclaration de coopération historique de 2016, qui arrivera à échéance à la fin de ce mois de décembre 2018.

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Une contribution de Hakim ARIF
Directeur général de L’Observateur du Maroc et de l’Afrique

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La Chambre africaine de l’énergie (CAE) milite auprès de l’OPEP et de producteurs internationaux, dont la Russie, pour la stabilisation des prix du brut par une réduction de la production. La réunion de l’OPEP, prévue le 6 décembre, à Vienne, sera tenue dans une ambiance de crainte, les prix du pétrole étant descendus en deçà de 50 dollars le baril. Selon la Chambre africaine de l’énergie, les pays producteurs doivent prolonger l’accord de coopération historique qui a permis, estime-t-elle, de stabiliser les prix.

« Ce nouveau déclin des prix du pétrole montre clairement au monde que le surplus d’approvisionnement mondial n’a pas été éliminé. Le futur du secteur pétrolier, ainsi que celui de la sécurité énergétique mondiale, dépend de la continuation des coupes de pétrole menées par l’Opep », a déclaré le président de la Chambre africaine de l’énergie, NJ Ayuk.


Dix pays africains fragilisés

Les nations productrices de pétrole, dont beaucoup sont africaines, risquent de connaître de nouvelles difficultés économiques si le surplus d’approvisionnement continue et que les prix dégringolent, met en garde la CAE.
Ce risque concerne le Nigeria et l’Angola, deux des économies les plus importantes de l’Afrique subsaharienne, mais aussi la Guinée équatoriale, le Cameroun, le Congo, le Gabon, le Sud Soudan, l’Algérie, la Libye et le Ghana.

Quant aux pays qui ont développé des programmes de prospection, leurs projets pourraient ne pas aboutir à cause des cours trop bas pour permettre une rentabilité suffisante des opérations.

La Déclaration de coopération historique, négociée par le Secrétaire général de l’Opep, Mohammed Sanusi Barkindo, signée en 2016 par les membres de l’Opep et 10 pays non-membres, et qui a depuis été prolongée plusieurs fois, expire à la fin de 2018.

« La Déclaration de coopération historique a été largement créditée pour avoir sauvé l’industrie pétrolière de sa chute, et avoir restauré une sécurité économique pour les nations dépendantes du pétrole, dont beaucoup sont africaines. Abandonner cet accord extraordinaire maintenant ne ferait que mener à une augmentation de la production et du surplus d’approvisionnement, annulant de facto tous les progrès accomplis ces deux dernières années », a souligné NJ Ayuk.

« Quand le marché pétrolier est en crise, le chemin vers la dignité et prospérité est clos pour beaucoup de familles africaines. Cela laisse beaucoup d’Africains à eux-mêmes, en particulier les moins diplômés, alors que de meilleures avenues vers une vie longue et prospère leur étaient auparavant offertes », a-t-il ajouté.

L’opinion de beaucoup d’Africains sur l’Opep et le secteur de l’énergie s’est considérablement améliorée à mesure que les Africains reconnaissent le lien fort entre le secteur des hydrocarbures, les économies africaines et le rêve d’entrepreneuriat africain.

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