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Invité d’honneur du Salon Aitex de Rabat

Franck Siolo, directeur du cabinet du ministre des Postes et Télécoms : « Le Congo veut faire du numérique un véritable levier de développement »

25 octobre 2019
Franck Siolo, directeur de cabinet du ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique du Congo, conduisait une importante délégation au Salon Aitex de Rabat (Maroc)
Directeur de cabinet du ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique du Congo qu’il représentait, Franck Parfait Siolo conduisait une importante délégation au Salon Aitex de Rabat (Maroc) dont son pays est cette année l’invité d’honneur. Un Forum international des technologies de l’information dont le thème est : « Faire du numérique le moteur de croissance de l’Afrique ». Entretien.

Propos recueillis par notre envoyé spécial à Rabat (Maroc), Bruno Fanucchi, AfricaPresse.Paris (AP.P) @PresseAfrica

Le Congo est l’invité d’honneur de cette 4e édition du Salon Aitex. Qu’attendez-vous de ce Forum consacré au digital et qu’êtes-vous venu chercher à Rabat ?

Franck Siolo - Que mon pays soit mis ici à l’honneur, tout comme la Chine populaire, ce n’est pas un hasard. Cela résulte d’une volonté affichée par le gouvernement congolais de faire du numérique un véritable levier de développement. Ce que nous sommes venus chercher à Rabat, c’est non seulement les partenaires qui permettent à la question du numérique de connaître dans notre pays des avancées significatives dans le domaine des activités ainsi que des projets à développer, mais aussi l’appui de certaines institutions, présentes ici, dans l’accompagnement financier et matériel pour la réalisation de ces grands projets.

Sur quels pays comptez-vous pour progresser et développer vos projets ?

Franck Siolo - Il appartient aux pays africains en avance dans ce domaine du numérique d’accompagner les autres, car nous nous sommes rendus compte qu’il y a sur le continent des pays plus avancés dans le digital, comme le Maroc bien évidemment. Mais l’on peut citer aussi la Côte d’Ivoire ou le Rwanda, des pays dont nous avons besoin pour capitaliser l’expérience et pouvoir accompagner les moins évolués à prendre le train de la digitalisation.

Concrètement, où en est actuellement votre pays ? Quelles sont les nouveautés au Congo dans ce domaine stratégique ?

Franck Siolo - Nous sommes présentement en train de développer des projets de digitalisation. Il y a le « mobile money », qui est en pleine expansion au Congo, et nous développons le projet d’inter-opérabilité des banques et institutions financières. Il faut aussi assurer la traçabilité de tous les transferts de fonds à l’étranger. En outre, nous sommes en train de mettre en place un projet appelé « digitalisation de l’impôt ».

« C’est déjà un rendez-vous incontournable »

Pourquoi avez-vous déjà adopté dans ce domaine de nombreuses lois ?

Franck Siolo - Nous nous sommes rendus compte que la digitalisation – lorsqu’elle n’est pas encadrée par des textes très précis – nous expose à plusieurs dangers. Nous avons donc adopté un certain nombre de lois comme par exemple la loi sur la cybersécurité qui consiste à préserver le cyberespace de toutes formes de délinquance, ou la loi sur la protection des données à caractère personnel puisque tous ceux qui utilisent les services de digitalisation s’exposent en même temps à toutes sortes d’attaques.
Il y a aussi la loi qui crée l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information qui est la structure de pointe pour pouvoir réprimer s’il le faut, sinon recadrer et réguler tout ce qui est activités menées sur le cyberespace. Et il y a bien sûr la loi sur la cybercriminalité qui prévoit des sanctions très claires pour réprimer et punir tous les cybercriminels.

Peut-on dire que le Congo a pris en marche le train de la digitalisation ?

Franck Siolo - La prescription du président de la République a été assez claire : il a prescrit au gouvernement d’arrimer le Congo au développement de l’économie numérique car nous avions bien conscience que nous n’étions pas en pointe en ce domaine et, si nous penons aujourd’hui le train en marche comme vous dites, c’est pour aller très vite.
Notre intention, c’est de refaire notre retard et, très vite, de dépasser certains États qui avaient pris une longueur d’avance pour être rapidement dans le peloton de tête. Jusqu’ici les choses se passent assez bien car l’on voit un tissu de start-up conséquent se développer au Congo. Je suis d’ailleurs venu à Rabat avec une forte délégation composée à la fois des agents de l’Administration, des représentants de la société civile et de nombreuses start-up.
L’Afrique n’est pas systématiquement en retard dans ce domaine et, chez nous par exemple, l’économie numérique progresse déjà dans les secteurs clés de la santé ou de l’enseignement supérieur.

Le Salon Aitex sera donc, pour vous, désormais un rendez-vous incontournable ?

Franck Siolo - C’est déjà un rendez-vous incontournable. D’autant plus que ce salon prend chaque année une plus grande dimension et que nous avons bien conscience que – derrière toute cette organisation -
des partenariats se nouent. C’est cela qui est le plus important pour nous.

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