Forum d’affaires Pointe-Noire / Étienne GIROS, PR du CIAN, invite entrepreneurs et investisseurs français à s’engager au Congo
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par Alfred MIGNOT pour AfricaPresse.Paris (APP)
@africa_presse
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Ancien dirigeant du groupe Bolloré pour ses activités en Afrique, Étienne Giros s’est réjoui de se reconnecter avec un port qu’il a bien connu. « J’ai souvent eu l’occasion de me rendre sur le port de Pointe-Noire dans une vie antérieure. C’est avec émotion que je constate son évolution spectaculaire sur ces trente dernières années. Félicitations à tous les acteurs, publics et privés, pour ce qui a été accompli », a-t-il déclaré en préambule.
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Trois idées majeures
pour le développement
du port et de la région
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Étienne Giros a ensuite évoqué trois idées clés qui, selon lui, ont émergé des discussions du forum et sont essentielles au développement des infrastructures portuaires et économiques en Afrique.
1. La création de valeur et l’industrialisation locale - Le Président du CIAN a insisté sur la nécessité de « sortir de la malédiction des matières premières », en référence à la dépendance de nombreux pays africains à leurs ressources naturelles telles que le pétrole, le bois ou les minerais.
Selon lui, le Congo, riche en matières premières, doit pouvoir transformer une partie de ces ressources localement afin de créer de la valeur et des emplois, notamment pour la jeunesse. « Un port en eau profonde qui fonctionne bien est essentiel pour cette création de valeur, car il facilite à la fois l’importation d’intrants et l’exportation de produits bruts ou finis », a-t-il souligné.
2. L’importance de la régionalisation pour accroître la taille des marchés - En tant que représentant d’entreprises opérant en Afrique, Étienne Giros a évoqué le dilemme auquel sont confrontés les industriels et financiers : la nécessité de stabilité et de visibilité à long terme pour investir, tout en prenant en compte le risque. « La taille des marchés aussi est cruciale pour prendre des risques », a-t-il déclaré.
La régionalisation – avec la mise en place de la ZLECAF (Zone de libre-échange continentale africaine), les corridors logistiques, et la mixité des moyens de transport – est donc une priorité pour augmenter la taille des marchés et créer des opportunités d’investissement.
3. L’importance d’une infrastructure globale cohérente - Étienne Giros a également insisté sur le fait qu’un port moderne et performant doit s’inscrire dans un ensemble plus large d’infrastructures bien coordonnées. « S’il n’y a pas de routes en bon état à la sortie du port, si l’électricité est intermittente, ou si le chemin de fer est trop lent, alors l’investissement ne sera pas efficace », a-t-il estimé.
Selon lui, tous les acteurs des infrastructures doivent travailler ensemble, sans cloisonnement, pour permettre le fonctionnement optimal du port et de toute la chaîne logistique.
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Attirer les investisseurs
et encourager les partenariats
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Pour que les objectifs de développement des activités se concrétisent, Étienne Giros a rappelé les préalables à la mobilisation de plusieurs acteurs, tant pour la région de Pointe-Noire que plus largement partout sur le Continent, chaque partenaire devant « assurer sa part » :
Les pouvoirs publics - Créer un climat des affaires favorable et offrir de la stabilité. « L’investisseur ne demande pas de passe-droit ou de subvention, mais une vision claire et la continuité de cette vision. Le port de Pointe Noire s’inscrit dans une vision de long terme, c’est un atout à l’adresse des investisseurs. »
Les opérateurs - « Il faut prendre des risques, dominer la peur de l’incertitude, et se lancer dans les investissements, notamment dans le port de Pointe Noire et tout ce qui gravite autour. »
Les partenariats - La réussite passe par la collaboration. « Le temps où l’on s’engageait seul est révolu. Les entreprises européennes et françaises doivent s’allier avec des partenaires locaux pour assurer la réussite de leurs projets. »
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Un appel
aux investisseurs français
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Étienne Giros a terminé son intervention en remerciant les autorités du port de Pointe-Noire et les autorités congolaises pour avoir choisi Paris pour ce forum, soulignant la concurrence accrue des acteurs internationaux tels que les Chinois, les Indiens, les Turcs…
À l’adresse des entrepreneurs et investisseurs français, il a déclaré : « À nous de répondre positivement à cet appel et de saisir ces opportunités. Surmontons le risque et agissons ensemble pour développer ces potentiels formidables. »
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CAAP XIV : Neuf ambassadeurs et salle comble à l’Unesco pour la XIVe Conférence des Ambassadeurs de Paris, dédiée à la diplomatie culturelle, le 25 septembre dernier (comptes-rendus en cours de rédaction).
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LA XVe CONFÉRENCE DES AMBASSADEURS AFRICAINS DE PARIS se tiendra le MARDI 26 NOVEMBRE 2024, à partir de 17 h, au Conseil supérieur du Notariat, 60 boulevard de La Tour-Maubourg, 75007 Paris, sur le thème :
« Les réalisations et projets de réseaux ferrés,
infrastructures d’avenir pour l’Afrique »
infrastructures d’avenir pour l’Afrique »
> SEM Alaa YOUSSEF, Ambassadeur d’Égypte
> SE Mme Samira SITAÏL, Ambassadeure du Maroc
> SEM Mohamed Yahya TEISS, Ambassadeur de Mauritanie
> SE Mme Guilhermina PRATA, Ambassadeure de l’Angola
ont déjà confirmé leur participation au panel.
Candidats panélistes experts et entreprises sponsors souhaitant participer, faites-vous connaître auprès de : contact@africapresse.paris
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