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Financement record de la BEI en France : 1,2 Md € pour le 1er PPP ferroviaire du TGV Tours-Bordeaux

France | 17 juin 2011 | src.LeJMED.fr
Paris -

La Banque européenne d’investissement (BEI) apporte un financement de 1,2 milliard d’euros au projet de la Ligne à Grande Vitesse Sud-Europe Atlantique (LGV SEA) entre Tours et Bordeaux. Un des plus importants projets ferroviaires à l’échelle européenne, la ligne mettra Bordeaux à 2 h 05 de Paris, au terme de six années de conception et de construction.

Image ci-dessus : en rouge, le tracé de la future LGV Tours-Bordeaux. © RFF


C’est à Paris, jeudi 16 juin 2011, qu’a été signé le contrat de concession pour la future ligne à grande vitesse Sud-Europe Atlantique (LGV SEA) entre Tours et Bordeaux, par la société concessionnaire LISEA, représentée par Xavier Huillard, PDGde VINCI, et Réseau Ferré de France (RFF), représenté par son PDG, Hubert du Mesnil suite à un appel d’offres lancé en 2007 par RFF.

Longue de 302 kilomètres avec 38 km de raccordements vers le réseau ferré classique, le projet de ligne à grande vitesse représente un investissement total de 7,8 milliards d’euros courants, et constitue le plus important partenariat public-privé (PPP) jamais signé dans le domaine ferroviaire en France et l’un plus importants projets d’infrastructure lancés dans le monde au cours de la dernière décennie.

Philippe de Fontaine Vive, Vice-Président de la BEI, souligne en ces termes l’importance de ce financement :

« Je suis très heureux que la BEI s’associe à ce projet d’envergure, innovant par sa structure de financement et son montage contractuel inédit. L’intervention de la BEI sur ce projet a été déterminante et catalysatrice. C’est la première fois que la BEI s’engage en France sur un tel montant – 1,2 milliard – avec l’utilisation d’instruments innovants et diversifiés tel que l’instrument de garantie de prêt LGTT.

« Notre mission est d’encourager le secteur privé à participer plus largement au financement d’infrastructures, pour un transport durable et plus sûr, une dynamisation des territoires desservis, et une ouverture accrue sur les réseaux et axes transeuropéens. »

L’intervention de la BEI sur le projet LGV SEA, porté en PPP par la société concessionnaire « LISEA » a été déterminante, avec un montant exceptionnel de financement totalisant près de 1,2 milliard d’Euros.

Les actionnaires de la société concessionnaire LISEA sont VINCI Concessions (mandataire) et VINCI SA (33,4 %), Caisse des Dépôts/CDC Infrastructure (25,5 %), SOJAS (21,9 %) structure d’investissement dédiée, et des fonds d’investissement infrastructure gérés et conseillés par AXA Private Equity (19,2 %).

La BEI est ainsi l’institution financière offrant la plus grosse participation individuelle au financement [hormis l’État qui offre une garantie de près de 1,46 Mds d’euros, et les subventions de RFF totalisant près de 4 milliards.] du projet, suivie par la CDC (760 M€).

Le financement de la BEI se décompose ainsi : 1 milliard de dette (dont 400 millions d’euros de dette garantie par l’État dans le cadre du Plan de relance, 200 millions d’euros de crédit non garanti par l’État, près de 400 millions d’euros en crédit relais fonds propres) ; 200 millions d’euros de garantie LGTT (Loan Guarantee on TEN-T projects), instrument mis en place conjointement par la Banque et la Commission Européenne et utilisé pour la première fois sur un projet français.

La BEI a décidé de consacrer au moins 75 milliards d’euros à des projets transeuropéens de transport sur la période 2004-2013. En 2010, elle a prêté 8,1 milliards d’euros à l’appui des RTE-T et des grands axes de transport. Quant au soutien massif de la BEI aux financements innovants des PPP, il s’est concrétisé au niveau européen par un engagement financier global de plus de 26,8 milliards d’euros de 2000 à 2010.

Par ce financement inégalé – le plus important réalisé par la BEI en France – la Banque confirme sa capacité à accompagner les projets d’envergure liés à la modernisation et à l’extension des réseaux transeuropéens (RTE) via des outils de financement innovants et compétitifs, souligne-t-on à la BEI.

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