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#FIAD2019 / Mohamed EL KETTANI, PDG Groupe Attijariwafa bank : « Confiants et déterminés pour l’avenir, soyons ensemble 
les acteurs d’un vrai changement en Afrique »

15 mars 2019
Mohamed EL KETTANI, Président de Attijariwafa bank, prononçant son discours d’ouverture du #FIAD2019, à Casablanca, le 14 mars 2019. © Moshine Nejmi #FFIAD2019
Vendredi 15 mars, au terme de la seconde journée du VIe Forum international Afrique développement (#FIAD2019) organisé par Le Club Afrique Développement du Groupe Attijariwafa bank, sur le thème « L’Est rencontre l’Ouest », le président Mohamed EL KETTANI avait de quoi être satisfait. Tant pour la très forte fréquentation et le nombre record de rendez-vous en B to B, mais aussi pour le haut niveau des panels qui ont esquissé des pistes inédites pour des actions « complémentaires », innovantes, « intégrantes » au service du développement de l’Afrique.

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En direct de Casablanca, un article d’Alfred Mignot, AfricaPresse.Paris (AP.P)
@alfredmignot | @PresseAfrica

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Commençons par évoquer les idées qui ont émergé durant ces deux jours d’échanges, en évoquant ici brièvement quelques intervenants de haut niveau, auxquels nous consacrerons plusieurs articles prochainement…
Côté idées, donc, on retiendra la vision du ministre marocain de l’Industrie, Moulay Hafid El Alamy qui appelle à la détermination (« cessons d’attendre que les solutions viennent du ciel ») et énonce l’idée de la « co-émergence ». Selon lui, « l’émergence du continent sera collective, ou ne sera pas ». Comment aller vers la co-émergence ? En organisant des « complémentarités industrielles » entre les différents pays d’Afrique.

Mohcine Jazouli, ministre marocain Délégué chargé de la Coopération africaine, est sur la même ligne  : « C’est par l’intégration que se fera l’émergence » affirme-t-il aussi. Et de se féliciter de la création, en mars 2018, de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) qui, dès qu’elle sera opérationnelle (l’accord est en cours de ratification) « va bouleverser la donne et fera que l’Afrique croîtra deux fois plus que les pays développés ! »

Khoudia Mbaye, ministre sénégalaise de la Promotion des investissements, des Partenariats, et du Développement des téléservices de l’État, affirme elle aussi la nécessité de « faire sauter les barrières et les dogmes [car] une Afrique plus unie gérera mieux ses intérêts », et dans cette perspective « remercie le Maroc pour son ouverture » et ses initiatives.

Li Li, ambassadeur de Chine à Rabat, ne fut pas en reste. Évoquant l’initiative géo-économique chinoise « La ceinture et la route » (que les Occidentaux appellent à tort « Les nouvelles routes de la soie »), il a insisté sur les valeurs de « synergie et de partage » de la nouvelle vision que la Chine a entrepris de mettre en œuvre. Et dans le contexte du Continent, il propose très clairement une « coopération tripartite Chine-Maroc-Afrique ».

Mohsen Adel, Directeur exécutif de la General Authority for Investments and Free Zones (GAFI, Égypte), s’affiche en harmonie avec les autres intervenants : « Oui à la complémentarité ! », affirme-t-il. Considérant que l’un des problèmes centraux est « la logistique pour acheminer es marchandises », l’Égypte a entrepris de créer une voie commerciale fluviale, reliant son port d’Alexandrie, en Méditerranée, au Lac Victoria, via le Nil. La voie Lac Victoria – Méditerranée traversera les dix pays du Bassin du Nil et sera très utile aussi aux pays proches enclavés, comme côtes le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda. Ce projet, au coût estimé à 10-12 milliards de dollars, est en effet un bel exemple des complémentarités à déployer en Afrique, a estimé Mohsen Adel.

Au premier rang de l’assistance de la conférence plénière d’ouverture, parmi les officiels, on reconnaît notamment Moulay Hafid El Alamy, ministre marocain de l’Industrie, au côté de Julius Maada Bio, président de la Sierra Leone et invité d’honneur de l’événement. © Moshine Nejmi #FFIAD2019

Le succès en chiffres du #FIAD2019

Dans son allocution de clôture, le Président de Attijariwafa bank (AWB) Mohammed El Kettani a ainsi justement rendu hommage à « la haute teneur des débats, et la richesse des rencontres effectuées dans le cadre des B to B qui augurent de concrétisations importantes en termes d’échanges et d’investissements intra-africains. L’énergie, le volontarisme et l’audace étaient au rendez vous, et nous laissent confiants et déterminés pour l’avenir. »

Évoquant les chiffres de l’événement, il a indiqué que 2 000 opérateurs économiques provenant de 34 pays ont participé au #FIAD2019, et que « le nombre de rendez vous B to B a dépassé toutes nos attentes, culminant à 1 845 » unités dès le jeudi soir, et a estimé autour de 5 000 le total final des rencontres, sans compter les centaines – voire les milliers – d’échanges informels.
Les principaux secteurs concernés par les B to B sont l’agroalimentaire (42 %), les BTP (26 %), le négoce et la distribution (18 %), l’énergie (8 %), les transports et logistique (5 %). 


Revenant à la teneur des débats, il en a esquissé une synthèse – sur la quelle nous reviendrons dans nos prochains articles –, soulignant notamment la nécessité : d’un soutien accru des pouvoirs publics pour créer des champions régionaux ; d’une meilleure synergie avec le secteur privé dans une démarche inclusive ; d’accélérer le déploiement et la communication autour des leviers en faveur de l’entrepreneuriat féminin…

"Nos capacités collectives
à prendre en main nos destinées africaines

Selon lui, « la richesse de toutes ces recommandations démontre incontestablement nos capacités collectives de prendre en main nos destinées africaines, et d’être ensemble, de véritables acteurs du changement. 
Ainsi, la convention signée jeudi 14 mars par le groupe Attijariwafa bank avec la Banque Africaine de Développement (BAD) et les Associations Patronales Féminines s’inscrit-elle pleinement dans ce cadre, et témoigne de notre engagement pour offrir aux femmes entrepreneurs affiliées et clientes, des solutions de conseil, d’accompagnement et de financement avantageuses. »

De même, a-t-il ajouté, la signature d’un protocole de coopération avec Kenya Commercial Bank (KCB), première banque du Kenya, « nous permettra d’offrir à nos opérateurs économiques dans tous nos pays de présence, l’accès au marché kenyan et à tous les marchés couverts par KCB en Afrique de l’Est. »


Autant de réalités nouvelles à l’œuvre, et qui ont inspiré là Mohamed El Kettani un message d’espérance, demandant aux participant du #FDIA2019 qu’une fois de retour chez eux, ils puissent « communiquer l’enthousiasme observé lors de ce Forum » : « La richesse de toutes les recommandations démontre incontestablement nos capacités collectives à prendre en main nos destinées africaines, et d’être, ensemble, de véritables acteurs du changement. »

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