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AUX RENCONTRES D’AFFAIRES FRANCOPHONES (Paris, 8 novembre)

Étienne Giros, Président délégué du CIAN : « L’Afrique représente un potentiel d’espoir 
très fort pour la francophonie des affaires »

10 novembre 2018
Étienne Giros, Président délégué du CIAN, lors de son intervention en séance plénière es Rencontres d’Affaires francophones, jeudi 8 novembre au Palais de la Mutualité de Paris. © AM/AfricaPresse.Paris (APP)

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Dans un monde où l’incertitude va croissant, et où chaque entreprise peut craindre de se faire « ubériser » ou marginaliser par une disruption fulgurante, il est bon de se souvenir que des communautés de valeurs et d’intérêt enracinées dans l’histoire existent, et sont toujours actives. C’est l’un des enseignements des Rencontres d’Affaires francophones.

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par Alfred Mignot, AfricaPresse.Paris

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« La Francophonie des affaires existe, je l’ai rencontrée ! », affirme Pierre Bühler, président de l’Institut français, avec le ton suave du diplomate de carrière qu’il est. Mieux : le français est la troisième langue des affaires la plus utilisée dans le monde, rappelle-t-il à l’auditoire de la séance plénière d’ouverture des Rencontres d’Affaires francophones, organisées par Mission Internationale au Palais de la Mutualité de Paris, jeudi 8 novembre.

Mais… « la francophonie des affaires, combien de divisions ? » feint de s’interroger Christine Gilguy, rédactrice en chef du MOCI et modératrice de la table ronde. Réponse, par elle-même : la francophonie dans le monde compte environ 540 millions de locuteurs, 51 millions d’apprenants actuels, avec des effectifs en hausse de 10 % depuis 2014.

En fait, ajoute Pierre Bühler, le monde francophone représente 1/6e du commerce mondial, il est désormais de plus en plus admis qu’une seule langue d’affaires ne suffit pas, et « les Chinois considèrent que le français est indispensable en Afrique ! » Autant dire que le français langue étrangère dispose d’une fabuleuse réserve pour son développement…

« Nous ne sommes pas à la hauteur des enjeux »

Tout n’est pourtant pas si simple : « Nous ne sommes pas à la hauteur des enjeux », affirme avec force Étienne Giros, Président délégué du CIAN – le Conseil français des investisseurs en Afrique, qui réunit 80 % des opérateurs économiques français sur le Continent pour un chiffre d’affaires cumulé de 60 milliards d’euros par an. « C’est une réalité forte… dans certains pays d’Afrique, les entreprises françaises produisent 30 % de la richesse », souligne Étienne Giros.

Certes, argumente-t-il, aujourd’hui le PIB cumulé de tout le Continent n’atteint que 2 200 milliards d’euros, soit 2,8 % du PIB mondial (80 K Md), mais si l’on considère que selon les estimations communément admises, 80 % des emplois et 40-60 % du PIB africain restent « cachés » dans l’informel, on imagine facilement combien « l’Afrique représente un potentiel d’espoir très important pour la francophonie des affaires ».

Renforcer les lycées français dans le monde

Reste que… tout n’est pourtant pas si simple, car « alors même que les lycées français dans le monde font l’objet de trois fois plus de demandes que de places disponibles » déclare Étienne Giros, la question de raboter leurs moyens serait à l’ordre du jour de la loi de finances 2019.

Être « à la hauteur », ce serait donc notamment renforcer les capacités d’accueil du réseau des lycées français dans le monde, car en accueillant des jeunes étrangers – ces lycées ne sont pas réservés de jure aux seuls expatriés, contrairement à une certaine fausse rumeur – ils permettent de tisser des liens forts avec les jeunes générations éduquées, les décideurs de demain.

Étienne Giros en est convaincu, ces lycées représentent un très bel outil d’influence, car « la Francophonie ne se résout pas à la seule question de l’usage du français. Elle est une communauté de sensibilité, de comportement et de culture, voire d’histoire et d’affection. C’est particulièrement vrai en Afrique, on se comprend ! » conclut le Président délégué du CIAN.

Mais il partage encore un aveu : « J’ai deux rêves : que les lycées français soient renforcés – qu’est-ce qu’on attend ! – et que Paris devienne la porte d’entrée mondiale pour les entreprises qui veulent aller en Afrique ! »

Un sacré chantier…

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SUR LEME THÈME

Étienne Giros, Président délégué CIAN :
« Allez en Afrique ! Commencez par la Côte d’Ivoire ! »

LIEN UTILES

LE MOCI - Le Moniteur du Commerce international
https://www.lemoci.com/

INSTITUT FRANÇAIS
www.institutfrancais.com

CIAN - Conseil français des investisseurs en Afrique
https://www.cian-afrique.org/

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