Emmanuel DUPUY (PR IPSE) aux Xes Rencontres Géopolitiques de Trouville : « La francophonie doit être une scène de projets, de débats et de sécurité partagée »
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par Alfred MIGNOT avec Desk Africapresse.paris
@africa_presse
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D’emblée, Emmanuel Dupuy a rappelé que « la francophonie n’est pas seulement un héritage culturel : elle constitue un véritable espace géopolitique, connecté à toutes les dynamiques du monde contemporain ». Pour lui, le français est à la fois « un outil de dialogue politique, un levier de coopération économique et un vecteur d’influence (soft power) ». Insistant sur l’exemple africain, il affirme : « Loin d’être figée, la francophonie doit être un creuset de projets communs et d’influence partagée, notamment à travers l’axe euro-africain qui incarne la part la plus dynamique de la francophonie mondiale. »
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Sécurité, diplomatie et
enjeux contemporains
Le Président de l’IPSE analyse la francophonie comme un espace d’opportunités mais aussi de tensions : « L’espace francophone doit assumer son rôle dans la prévention des conflits, la gestion des crises migratoires et le renforcement des institutions républicaines. Dans le chaos géopolitique actuel, c’est un trait d’union précieux entre Europe, Afrique et bassin méditerranéen. »
L’intervention d’Emmanuel Dupuy s’est aussi inscrite dans la réflexion sur la sécurité : « La francophonie ne sera crédible que si elle s’implique pleinement dans la diplomatie culturelle mais aussi dans la prévention des risques sécuritaires : lutte contre l’extrémisme violent, stabilisation du Sahel, formations conjointes dans la sécurisation des espaces maritimes et des frontières. » Il a plaidé pour développer des « outils francophones d’analyse du renseignement et de formation des élites, afin de répondre aux défis hybrides modernes. »
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Pour une diplomatie
partagée et renouvelée
Emmanuel Dupuy a égélement insisté sur l’importance des partenariats éducatifs et scientifiques : « La mémoire commune ne doit pas être uniquement un récit, mais un projet partagé. Investir dans la mobilité universitaire, la coédition scientifique, l’audiovisuel partagé entre membres de l’OIF, c’est tisser des solidarités d’avenir. » Il a par ailleurs invité à dépasser les crispations mémorielles pour bâtir « une francophonie ouverte, qui valorise toutes les identités et toutes les mémoires ».
En dialogue avec Jean-Michel Blanquer – ancien Ministre de l’Education nationale et président du Laboratoire de la République – qui a rappelé (en visio) le rôle du français pour « ancrer le projet républicain », ainsi qu’avec Aristides Gomez – ancien Premier Ministre de Guinée Bissau – insistant sur « l’irréductible pluralité des parcours identitaires », Emmanuel Dupuy a conclu : « La mémoire francophone doit cesser d’être un combat de postures pour devenir le socle d’une action résolue. L’urgence est de transformer ensemble cette diversité linguistique et mémorielle en moteur d’intégration et de stabilité. »
Aristides Gomez a souligné quant à lui que « la mémoire partagée entre l’Afrique et la France est complexe, douloureuse parfois, mais c’est elle qui fait la force d’un espace francophone pluraliste. Pour les jeunesses africaines, il faut que la francophonie ouvre à l’avenir plus qu’elle ne referme sur le passé. »
Serge Loungou, universitaire gabonais, chef du département Géographie à l’Université de Libreville, a pour sa part insisté sur la fabrique des mémoires : « Ce sont les récits nationaux et universitaires – au Nord comme au Sud – qui établiront si la francophonie reste un horizon commun ou non. » Il a appelé à « valoriser les langues nationales, en complément du français, pour que la mémoire collective ne soit pas uniformisée. »
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Sécurité, diplomatie culturelle
et ouverture sur l’avenir
Emmanuel Dupuy, expert reconnu des questions de sécurité, a affirmé : « La francophonie géopolitique est un espace de tensions mais aussi d’opportunités, y compris pour la prévention des conflits et la diplomatie culturelle. »
Tous les intervenants ont convergé sur le fait que la francophonie est, aujourd’hui plus que jamais, un espace à « repenser » : non plus instrument d’un passé figé, mais chantier vivant, où la mémoire, l’échange et la diversité forgent l’avenir commun.
Enfin, face aux enjeux du moment, Emmanuel Dupuy a lancé cet appel : « La francophonie ne doit pas être un club de nostalgie, mais une scène de projets, de débats et de sécurité partagée. C’est dans l’adaptation à la mondialisation, dans l’innovation institutionnelle et technologique que se joue son avenir. »
Et de conclure : « Notre défi commun : saisir la francophonie comme force d’équilibre, laboratoire de solutions, outil de rayonnement, pour que culture et mémoire soient toujours synonymes de liberté et de progrès partagé. »
La table ronde a ainsi livré une vision dense et tournée vers l’avenir, marquée par les analyses d’Emmanuel Dupuy, pour replacer la francophonie au cœur des défis contemporains – mémoire, diversité, sécurité et diplomatie.
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INSCRIPTIONS EARLY BIRD OUVERTES À LA XIXe CONFÉRENCE DES AMBASSADEURS DE PARIS, le 14 octobre : « Focus sur des innovations frugales et performantes, bénéfiques à l’Afrique et… au reste du monde ! »
Saviez-vous qu’une machine ingénieuse produit de l’eau potable en plein désert, en captant l’humidité de l’air, la nuit ? Que des fertilisants hydro-rétenteurs économisent 80 % la consommation d’eau des cultures ? Que les routes Magic Road durent quinze ans, au lieu de cinq ?… Ces innovations frugales sont l’objet de notre CAP 19.
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dédiée au thème :
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« FOCUS SUR DES INNOVATIONS FRUGALES ET PERFORMANTES, BÉNÉFIQUES À L’AFRIQUE ET… AU RESTE DU MONDE ! »
MARDI 14 OCTOBRE 2025,
de 18 h 15 (accueil dès 17 h 45) à 20 h 15,
puis cocktail VIP de réseautage à :
École supérieure de Commerce de Paris
ESCP Campus Champerret - Amphithéâtre Jacques Cœur
8, avenue de la Porte de Champerret - 75017 Paris
Métro : Louise Michel (Ligne 3)
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MOT D’ACCUEIL :
> M. le Pr Léon LAULUSA, Directeur général de l’ESCP.
> Mme le Pr Nathalie PRIME, Directrice scientifique de la chaire Afrique de l’ESCP.
> SEM Émile NGOY KASONGO, Ambassadeur de la RD CONGO
> SEMme Mahlet Hailu GUADEY, Ambassadeure de l’ÉTHIOPIE
> SEM Avni NASUFOSKI, Ambassadeur auprès des Nations Unies pour l’Agence Intergouvernementale Panafricaine EAA, et PDG de Planète Constructions (Suisse)
> Mme Ibtissam DAIF, PDG de Universal Distrib (GSOE de 35 entreprises, Paris)
> Dr Salah BARBARY, inventeur des fertilisants hydro-rétenteurs, Président de Agro France International Holding, leader mondial du produit.
> Pr Ahmed MOULOUE, DG de Universal Distrib Maroc, Expert financier assermenté auprès des Tribunaux, Professeur des Universités et de l’ Ecole Nationale de Commerce et de gestion.
> M. François LABARTHE, Directeur Corporate Investment Banking de AttijariWafa Bank Europe (AWBE, Maroc).
> M. Amaury DE FÉLIGONDE, Directeur associé de OKAN Consulting (Paris).
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La Conférence se tient de 18 h 15 à 20 h 15.
Elle est suivie d’un cocktail VIP de réseautage.
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