Denis DESCHAMPS : « Les entreprises françaises peuvent se développer en Afrique, malgré un contexte mondial compliqué » (3/3)
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Par Denis DESCHAMPS,
Membre de l’Académie des Sciences d’Outre-Mer
et de l’Académie d’Intelligence économique,
pour AFRICAPRESSE.Paris
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Comme le Cian le rappelle régulièrement, les entreprises françaises ne sont pas parties d’Afrique (1) : il y en a encore près de 5 000 (4 261 selon le MEDEF International) qui représentent un grand nombre d’emplois sur le continent (entre 530 000 et 570 000, selon les sources) et une part non négligeable de sa valeur ajoutée (selon les acteurs, entre 70 / 100 milliards de chiffre d’affaires cumulés par an).
Historiquement bien implantée sur le continent, la France a certes vu sa présence économique s’éroder depuis le début des années 2000. Au tout début du XXIe siècle, rappelons en effet que la France représentait encore environ 10 % des importations africaines. Or, en 2023, selon la Direction générale du Trésor, cette part est tombée à moins de 4 %.
Cette érosion est d’autant plus marquée que d’autres puissances ont su s’imposer sur le continent. Aujourd’hui, la Chine capte ainsi plus de 20 % du marché africain, suivie de près par l’Inde, les Émirats arabes unis (EAU), la Turquie et la Russie.
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La langue française
demeure un atout
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Cependant, avec l’atout du français comme langue des affaires, on peut croire que la France a encore et toujours sa place sur le continent africain, en tout cas pour ce qui concerne ses entreprises, qui placent notre pays au deuxième rang de ceux qui investissent sur le continent (55 % dans de pays francophones et 45 % dans des pays anglophones ou lusophones)… Étant entendu que :
L’Afrique n’est certainement pas limitée aux seuls pays francophones : la stratégie présidentielle d’Emmanuel Macron se fait ainsi manifestement en direction des pays anglophones et autres lusophones, c’est-à-dire outre la traditionnelle « francophonie d’affaires », avec par exemple l’organisation du Sommet AFRICA FORWARD à Nairobi (Kenya) les 11 et 12 mai 2026 ;
L’Afrique n’est pas le premier marché export des entreprises françaises : celles-ci s’internationalisent en effet à 70 % en Europe (2) (avec le Canada, le Japon et la Corée), à 7 % aux États-Unis (27 000 exportateurs français qui font des USA « notre meilleur client », d’autant plus que le marché est en développement de +20 %) et 5 % en Chine, avant l’Asie (ASEAN), l’Amérique latine, le Proche et le Moyen Orient, et enfin l’Afrique (2,2 %, soit 29 milliards d’Euros).
Plus de 50 % des 29 milliards d’euros réalisés par les entreprises françaises en Afrique sont en fait réalisés avec le Maghreb. Le reste se concentre principalement sur quelques pays d’Afrique de l’Ouest (Côte d’Ivoire, Sénégal) et du Centre (Cameroun, Gabon). L’Afrique subsaharienne francophone ne représente ainsi à elle seule que 0,6 % des échanges extérieurs français.
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Changer radicalement
de posture mentale
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Mais pour que ces entreprises françaises puissent se maintenir ou se développer en Afrique, il convient de :
- Changer radicalement le paradigme mental : Les entreprises françaises doivent prendre conscience que l’Afrique n’est ni un pari, ni un marché expérimental (on ne teste pas son produit ou sa démarche commerciale en Afrique) ou périphérique.
– L’Afrique, avec ses 54 pays, est en effet un espace économique, démographique et géopolitique central au XXIᵉ siècle, au même titre que l’Asie ou l’Amérique.
- Il faut donc impérativement sortir de la politique de « comptoirs » avec l’Afrique, qui était celle de la France du XIXe siècle et d’une grande partie du XXe siècle. Or, malheureusement, la France semble avoir beaucoup de peine à sortir d’un imaginaire postcolonial aujourd’hui complètement dépassé, même s’il est absolument indéniable que la France et l’Afrique ont un « passé commun » (3).
La France surestime ainsi son ancrage historique, au détriment d’une stratégie commerciale réaliste qui devrait être mise en œuvre. Les investissements directs français, bien que relativement stables (autour de 60 milliards d’euros cumulés en stock), sont aussi très inégalement répartis et reposent en fait essentiellement sur les grands groupes, avec trop peu de répercussions sur le tissu entrepreneurial local.
La France doit donc nécessairement se départir de son passé colonial, pour proposer aux pays africains une approche plus directe et agile : financement rapide, livraisons rapides, adaptation aux demandes locales, peu de conditions exigées… comme le font avec un apparent succès les Chinois.
Mais aussi, la France peut faire mieux même que les Chinois pour lesquels « win-win », veut en fait dire « gagner deux fois ». Il vaut ainsi mieux parler d’égal à égal (EaE) avec les Africains ; ce que la France doit impérativement prendre en compte aujourd’hui.
Adopter une logique de présence durable et partenariale : le marché africain exige en effet une présence durable, sectorielle et partenariale, fondée sur une vision commune de long terme, intelligente et collective, entre acteurs économiques et pouvoirs publics.
À l’opposé d’une logique opportuniste ou de court terme, il faut donc construire des partenariats sectoriels solides avec les acteurs locaux, fondés sur une vision commune et un partage de valeur équitable.
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« Un pays trop lent,
technocratique, prudent »
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En d’autres termes, comme déjà souligné, faire « gagnant-gagnant », mais dans une relation EaE, d’égal à égal.
À noter que la désaffection vis-à-vis de la France touche aussi certains grands projets ; plusieurs grands contrats ayant récemment échappé à des entreprises françaises au profit de consortiums chinois ou turcs, et ce alors même que la France était le financeur. Aussi, on soulignera que les attentes africaines ont évolué et que les élites économiques du continent recherchent maintenant des partenaires rapides, flexibles, capables de livrer vite, de co-investir et de créer de l’emploi local. La sympathie (supposée) que la France peut leur inspirer ne suffit donc plus.
La France doit alors sortir de cette perception qu’elle donne d’un pays trop lent, technocratique, prudent – voire moralisateur (« for sure »), alors que nous savons tous désormais que « what Africa needs is Trade, not Help » (cf. Le président ougandais Museveni, lors du Sommet Italie-Afrique de janvier 2024).
Maintenant qu’elle semble enfin sortie de son dispositif militaire en Afrique 4), la France doit ainsi pouvoir effectivement contribuer à bâtir des infrastructures, à former de jeunes, à industrialiser les économies, en réponse aux demandes faites par les partenaires africains.
Sinon, à défaut d’y arriver, la France sera d’autant plus marginalisée (5) que certains acteurs comme les banques françaises se sont retirés, en laissant la place à de nouveaux concurrents (en particulier, marocains).
La France doit alors se concentrer sur le commerce et faire du développement économique un axe stratégique assumé, fondé sur le partenariat et le business avec l’Afrique, en « libérant les énergies économiques » autant que possible.
De ce point de vue, BPIFrance peut sans doute jouer un rôle encore plus déterminant qu’elle ne le fait aujourd’hui avec son programme Accélérateur Afrique (6), mais à condition de pouvoir prolonger son action par une approche pragmatique, reposant sur des partenariats équilibrés, dans des secteurs porteurs comme l’agriculture, la transition écologique et la santé…
Développer une approche sectorielle ciblée : compte tenu des transformations en cours, plusieurs secteurs offrent des opportunités majeures en Afrique : les infrastructures numériques et télécoms (670 millions d’internautes), l’énergie et l’électrification (mission 300 de la Banque mondiale, alors que plus de 600 million d’africains n’ont toujours pas accès à l’électricité), la santé (recul de la mortalité infantile), l’éducation (alphabétisation croissante) et la formation (avec le recours facilité à l’intelligence artificielle), l’agro-industrie et la transformation locale, ainsi que les services financiers digitaux, les industries culturelles (7).
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Cibler les secteurs
d’avenir
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Les secteurs dans lesquels la France reste active en Afrique sont ainsi traditionnels : infrastructures, énergie, télécoms, services urbains. Mais, pour autant, elle apparaît comme relativement absente ou marginale dans des domaines d’avenir comme le numérique, les énergies renouvelables, les biens de consommation courante, les technologies médicales, … Elle peine aussi à s’implanter dans les marchés non francophones, notamment en Afrique de l’Est ou australe, où les anglo-saxons, les asiatiques et les acteurs du Golfe ont pris une large avance.
Il convient de bien saisir les opportunités de marchés sur des secteurs qui émergent et qu’il convient toujours de bien étudier au préalable, en lien avec les services experts (les CCE et les CCI…) qui se placent aujourd’hui dans une logique de projets.
Pour ce qui concerne l’Afrique, il faut ainsi pouvoir bien connaître les dispositifs existants (comme le FASEP et les prêts du Trésor proposés par la DGT ou le Global Gateway early stage de l’UE) qui permettent le « derisking » de ces projets.
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Vivre « en meute » pour
« chasser en meute »
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Construire une cohérence stratégique collective : face à une Chine qui opère avec une stratégie d’État coordonnée, les entreprises françaises doivent travailler en intelligence collective avec les pouvoirs publics, pour assurer la cohérence stratégique, mobiliser des financements adaptés aux réalités africaines, et maintenir une constance dans l’engagement malgré les cycles politiques.
On évoquera alors de la nécessité pour les entreprises françaises de vivre « en meute » pour pouvoir ensuite « chasser en meute », autrement dit en articulant / coordonnant l’action des grands groupes avec celle des PME et ETI : l’expérience des CCE, des Clubs Afrique des CCI et de l’OSCI est certainement, de ce point de vue, particulièrement précieuse dans ce schéma qui voit les grands groupes ouvrir les marchés dans lesquels les PME, plus souples, peuvent s’insérer.
L’accompagnement des PME et ETI françaises est, de fait, absolument nécessaire dans des géographies où ces entreprises peuvent avoir une expérience unique et une capacité véritable d’intervenir dans des contextes exigeants.
Plutôt que l’aide qui reste sans effet et la « diplomatie douce » fondée essentiellement sur le culturel et le sport, la France doit donc investir dans des projets plus économiques que politiques ou symboliques. De ce point de vue, le Sommet Africa Forward de Nairobi, prévu en mai 2026, pourrait constituer un nouveau point de départ), alors que ces derniers n’ont généralement aucun prolongement économique concret (signature de contrats, stimulation des investissements et des implantations d’entreprises.
Aussi, les grands acteurs privés français qui disposent déjà d’une expérience africaine doivent donc pouvoir s’impliquer plutôt que de continuer à réduire leur exposition en Afrique (Bolloré, Egis, Orange, Société générale, Total énergies (8)…). Aussi, les PME françaises pourraient être plus présentes sur le continent (9), à condition pour elles de pouvoir disposer d’un accompagnement plus efficace (garanties adaptées, financements spécifiques (10), informations stratégiques : identification des bons partenaires, connaissance des normes locales, protection juridique, anticipation géopolitique…)
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Des exemples de réussites
françaises partout en Afrique
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S’inscrire enfin dans la dynamique de la ZLECAF : la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine crée en effet un marché intégré de 1,4 milliard de consommateurs. Les entrepreneurs français doivent alors penser "Afrique" (ou moins par grande sous-région) et non plus seulement "pays par pays", en développant des stratégies régionales et continentales permettant des économies d’échelle.
On pourra mentionner les exemples d’entreprises françaises ayant réussi leur implantation durable que l’on peut qualifier d’ « ancrage » (comme Orange dans les télécoms, en lien avec de entreprises locales (11) ; Carrefour dans la distribution ; Bolloré dans la logistique et les médias), particulièrement dans des secteurs émergents, portés par le numérique (fintech, e-commerce, e-santé), les partenariats public-privé dans les infrastructures, et aussi les initiatives d’industrialisation locale créant de la valeur ajoutée sur le continent.
Des entreprises peuvent en effet développer une offre de services en Afrique, y compris à destination d’une clientèle européenne qui veut bénéficier des avantages procurés par l’externalisation, par exemple, de leur centre d’appels (VIPP Instertis au Bénin, Cameroun) ou pour la réalisation de leurs diagnostics immobiliers (Allodiagnostic) ou encore dans le domaine du BTP (avec PPI SA au Burkina-Faso (12).
D’autres exemples de réussite française, adaptées à la réalité du terrain et fondées sur des partenariats intelligents, ont été cités dans le rapport sénatorial : SOGETREL au Maroc (Casablanca), avec l’inauguration de sa filiale Genius Services, dédiée aux infrastructures numériques et aux équipements connectés ; OLVEA au Kenya (Nairobi), PME spécialisée dans les huiles végétales ; TACTIS au Rwanda (Smart city à Kigali) ; NUTRISET en Éthiopie (nutrition thérapeutique).
On rappellera en outre que tout cela ne « va pas de soi », car les économies africaines ne sont certainement pas les plus libres du monde (cf. le classement 2025 de The Heritage Foundation), en raison d’une corruption généralisée, d’une pression fiscale excessive et d’un réel manque d’ouverture des marchés. Aussi, beaucoup reste encore à faire en termes de stabilité réglementaire, de simplification administrative et de sécurité juridique (avec une administration fiscale généralement peu fiable).
Il faudra également évoquer les questions de développement en lien avec la jeunesse et le climat en Afrique, au regard notamment des Objectifs du développement durable (ODD) de l’ONU (Organisation des Nations Unies) pour 2030.
En effet, les entrepreneurs français (dirigeants et directeurs export) qui ont un projet de développement et de croissance en Afrique, doivent – outre la définition de leur stratégie export, le choix des marchés cibles, le développement des opportunités commerciales et de partenariats locaux –, se préoccuper, comme déjà évoqué plus haut, de conclure des partenariats responsables et durables avec des opérateurs africains.
Dans cet esprit, outre la mise en place d’un dialogue public-privé plus efficace pour faire remonter les « bons » projets, il est impératif de voir les questions de transparence (avec la sécurité des informations) et d’éthique des affaires (« dire ce qu’on est capable de faire ; faire ce qu’on est capable de dire ») se développer dans un contexte africain (54 pays ayant chacun leur spécificité) à partir d’un rapport gagnant-gagnant, d’égal à égal, entre opérateurs français et africains (« je gagne ; tu gagnes »).
Pour pouvoir conclure des partenariats avec le continent africain, moyennant une approche durable et une gouvernance engagée pour une performance partagée, fondée sur l’intérêt commun, on peut ainsi se doter d’une approche stratégique par rapport aux préoccupations sociales, environnementales et économiques dans les activités et décisions de l’entreprise présente en Afrique
Cette approche stratégique (ou responsabilité sociétale des organisations - RSO qui couvre la RSE et les ODD) comprend l’éthique des affaires, la protection de l’environnement, l’engagement dans la communauté, le respect des normes de travail, le respect des droits de l’homme, la transparence et redevabilité, la responsabilité envers les parties prenantes.
Elle a pour objectif d’atteindre la durabilité, la pérennité du projet et contribuer au développement durable, et a pour avantage de permettre le renforcement de la gouvernance, de la confiance entre parties prenantes, en même temps que la promotion du partenariat durable et respectueux des enjeux environnementaux
Son résultat doit être de permettre une stratégie recouvrant : éthique, inclusivité, performance extra-financière, donner du sens, avantage concurrentiel, environnement durable, gain de parts de marché, gouvernance engagée, liée aux territoires où se trouvent les communautés...
Ainsi la compétitivité recherchée ne doit plus être fondée seulement sur les coûts, mais aussi et surtout sur une logique d’inclusion et de « sourcing » local : le respect du droit du travail peut ainsi expliquer que le prix pratiqué par l’entreprise française soit légèrement supérieur à celui de ses concurrents.
On pourra enfin évoquer l’engagement des diasporas africaines, qui constituent un potentiel important en tant que réservoir de compétences, de capitaux et de réseaux pour le développement économique du continent.
En France, nous avons cette véritable chance avec l’Afrique, il faut maintenant la saisir et actionner positivement ces diasporas africaines pour faire de la France un partenaire stratégique et économique de premier plan avec le continent.
Les diasporas africaines peuvent être ainsi des actrices majeures de la transformation de la relation économique de la France avec le continent africain. Cependant, pour pouvoir en faire de véritables « corridors économiques » de part et d’autre de la Méditerranée, il convient effectivement :
– De mettre en avant les entreprises comme levier de création de richesse et de prospérité partagée ;
– D’appuyer les actions de ces diasporas qui conduisent à la création de valeur, via la diversification économique et des emplois décents et durables, fondés sur des modèles à la fois résilients et responsables
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1 - La France est le deuxième investisseur en Afrique, d’abord au Maroc, puis au Nigeria et en Angola.
2 - L’Allemagne absorbe plus de 70 milliards d’euros d’exportations françaises.
3 - Avec Mayotte et la Réunion dans l’océan Indien, la France pourrait même se targuer d’être un pays africain
4 - Il a fallu dix-huit mois d’efforts des militaires français pour redonner à la France sa « liberté d’action », c’est-à-dire avec des forces françaises qui sont passées d’un logique de stock (bases militaires) à une logique de flux (« armée fantôme ou invisible ») sur le plan logistique.
5 - Expertise France (groupe AFD), qui a la capacité de mobiliser des financements européens, est aussi un acteur de soutien du partenariat entre la France et l’Afrique, fondé sur la coopération.
6 - Business France doit sans doute être également réformée pour en faire un acteur de terrain plus réactif.
7 - Canal+ est ainsi en Afrique depuis trente-cinq ans : le rachat du sud-africain MULTICHOICE pour 3 milliards d’Euros constitue pour ce groupe un important levier de développement (60 % des 40 millions d’abonnés C+ sont en Afrique francophone et anglophone).
8 - À noter que Total énergies finance l’Académie de protection de l’environnement au Gabon (Libreville).
9 - Seulement 5,3 % des PME françaises prévoient d’exporter vers l’Afrique en 2025.
10 - Avec des dispositifs comme les assurances prospection, les garanties de projet…
11 - Comme le fait Canal+, Orange forme des compétences locales
12 - À noter qu’au Sahel (AES), les entreprises françaises préfèrent désormais « passer sous le radar » et devenir en quelque sorte des « entreprises fantômes » pour pouvoir se maintenir et se développer…
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LES LIENS DES TROIS ARTICLES DU TRIPTYQUE :
– Denis DESCHAMPS : « L’Afrique se transforme dans un monde en ébullition » (2/3)
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La XXIIe Conférence des Ambassadeurs de Paris (CAP 22)
se tiendra en deuxième quinzaine du mois de mai
Thème : Focus sur les atouts économiques de la Tunisie
Avec la participation confirmée de Son Excellence
M. Dhia KHALED, Ambassadeur de la Tunisie en France
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