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Cinq pays de l’UPM soutiennent la candidature du Jordanien Ahmad Massadeh au poste de SG

Tous pays EUROMED-AFRIQUE | 7 janvier 2010 | src.leJMED.fr
Le Caire - Unique candidat déclaré depuis plusieurs mois, Ahmad Massa’deh, ambassadeur de Jordanie auprès de l’Union européenne, a reçu le soutien de cinq pays – Egypte, France, Espagne, Tunisie et Jordanie – dont les ministres des Affaires étrangères se retrouvaient mardi au Caire pour tenter de relancer l’élaboration des instituions de l’UPM.

Photo ci dessus - Ahmad Massadeh, ambassadeur de Jordanie auprès de l’Union européenne © leJMed.fr


Réunis à l’initiative de la co-présidence française et égyptienne de l’Union pour la Méditerrnée (UPM), les ministres des Affaires étrangères d’Egypte, de France, d’Espagne, de Tunisie et de Jordanie, "ont indiqué qu’ils accueillaient favorablement le candidat jordanien Ahmad Massa’deh pour le poste de secrétaire général de l’UPM", rapporte l’agence officielle égyptienne Mena.

Les ministre se également sont accordés sur le fait que cette candidature serait évoquée lors d’une prochaine réunion le 12 janvier à Bruxelles, "pour préparer une recommandation commune à l’intention des ministres des Affaires étrangères des pays membres afin qu’elle soit entérinée de manière définitive le plus vite possible, peut-être à la mi-février", selon l’agence officielle égyptienne Mena.

Ces cinq voix qui viennent de soutenir pour la première fois officiellement la candidature d’Ahmad Massa’deh peuvent sembler peu de chose, au regard des 43 pays qui composent l’UPM, et qui devront coopter leur Secrétaire général par consensus « diplomatique », aucun processus électoral plus formel n’ayant jamais été retenu, voire sérieusement évoqué à ce jour.

Ainsi, un an et demi après le Sommet fondateur de Paris, le 13 juillet 2008, on pourrait assister prochainement à un scenario pour le moins étrange, soit l’installation du Secrétaire général d’une Union dont les instituions restent à définir.

Probable, ce scenario l’est d’autant plus que l’Espagne, qui assume la présidence tournante de l’UE depuis le 1er janvier, prendra la suite de la France, fin juin, pour la co-présidence européenne de l’UPM. Et José Luis Zapatero, le chef du gouvernement espagnol, a absolument besoin d’engranger des succès, ne serait-ce que diplomatiques, pour faire oublier autant que possible le délabrement de l’économie espagnole et ses records de chômage. De plus, pour l’avancée de la construction de l’UPM, José Luis Zapatero subira la pression constante de la province autonome de Catalogne, et de sa capitale Barcelone dont le nom figure encore dans l’appellation officielle de l’UPM – « Processus de Barcelone : Union pour la Méditerranée – et qui s’impatiente d’accueillir le Secrétaire général et ses adjoints dans un palais que la ville a fait restaurer tout exprès.

Le futur Secrétaire général et ses adjoints palestinien, israélien, turc et de la Ligue arabe seront en effet installés à Barcelone, c’est une décision acquise de longue date, au détriment de Tunis, et contrairement à la promesse des premières heures du président Sarkozy.

Cette parole non tenue a évidemment déplu aux Tunisiens, qui auraient même songé dernièrement à présenter un candidat pour concurrencer le diplomate jordanien. Le fait qu’ils y aient finalement renoncé, afin de préserver l’esprit de consensus qui sied aux organisations internationales, est une indication qui permet de penser que la Tunisie serait désormais bien placée pour succéder à l’Egypte en assumant la co-présidence sudiste de l’UPM. Cela serait d’ailleurs une manière de rééquilibrer un tant soit peu l’ensemble institutionnel vers la Méditerranée occidentale, car, à ce stade, si Ahmad Massa’deh est finalement coopté, l’UPM se retrouvera avec un SG et ses adjoints tous issus de la Méditerranée orientale.

Quant à la France, initiatrice du projet, on observera qu’après avoir assumé la première co-présidence, avec l’Egypte – et supporté bien des critiques infondées – elle sera absente du « noyau dur » que devrait devenir le Secrétariat général.

© Alfred Mignot pour leJMED.fr
alfred.mignot[arobase]leJMED.fr

MAJ du 7 janvier - " Tout est prêt désormais pour une désignation du Secrétaire général [de l’UPM] mardi prochain à l’occasion de la réunion des hauts fonctionnaires ", a déclaré jeudi 7 janvier Bernard Valero, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères et européennes, lors du point de presse quotidien.

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