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CAP 22 / Jean-César LAMMERT, Directeur IDF de Business France : « La RSE doit être intégrée au modèle économique des entreprises françaises en Afrique »

9 juillet 2026
CAP 22 / Jean-César LAMMERT, Directeur IDF de Business France : « La RSE doit être intégrée au modèle économique des entreprises françaises en Afrique »
Jean-César Lammert, Directeur régional Île-de-France de Business France, lors de son intervention à la XXIIe Conférence des Ambassadeurs de Paris, le 23 juin 2026 à l’ISG campus Paris. Captation © DR – CLIQUER SUR L’IMAGE POUR L’AGRANDIR.
Lors de la CAP 22, dédiée à « L’excellence sociétale des entreprises françaises en Afrique » et organisée le 23 juin à l’ISG, Jean-César Lammert, Directeur régional Île-de-France de Business France, est revenu sur les missions de l’agence, la place de la RSE dans les stratégies des entreprises et la recomposition des partenariats économiques sur le continent.

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par Alfred MIGNOT, Directeur de AfricaPresse.Paris (APP)
@africa_presse

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Business France, une agence
au service des PME

Fort d’un parcours africain de trois ans à Nairobi et de cinq ans à Abidjan, avant son retour en France en septembre 2025, Jean-César Lammert a d’abord rappelé le périmètre d’action de Business France, agence de l’État qu’il résume en trois missions principales. La première consiste à accompagner les entreprises, « notamment les PME et les ETI », dans leur prospection commerciale à l’international. Sur le continent africain, ce sont ainsi près de 3 000 PME qui bénéficient chaque année de cet accompagnement.

L’agence gère également le programme de Volontariat International en Entreprise (VIE), destiné aux talents de 18 à 28 ans, avec 560 volontaires actuellement présents sur le continent africain. Enfin, troisième volet moins connu du grand public : Business France accompagne aussi les entreprises africaines souhaitant investir en France. Entre 2024 et 2025, plus d’une soixantaine de projets d’investissement d’origine africaine ont ainsi vu le jour en France, générant plus de 1 000 emplois. « On parle beaucoup de l’emploi créé par les entreprises françaises en Afrique, mais sachez que c’est à peu près plus de 1 000 emplois qui ont été créés en France ces deux dernières années par des entreprises africaines », a-t-il souligné.

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La RSE, un levier de différenciation
face à la concurrence « low-cost »

Interrogé sur le lien entre responsabilité sociétale et stratégie commerciale, le directeur régional a livré une analyse pragmatique du positionnement des entreprises françaises à l’international. Selon lui, lorsqu’une PME hexagonale part à la conquête d’un marché africain, elle recherche d’abord un partenaire local plutôt qu’une implantation en propre — et c’est dans cette relation de confiance que la RSE trouve naturellement sa place.

« Une PME française qui veut convaincre un partenaire ivoirien pour faire des affaires sur la durée doit amener toutes ses capacités de service », a-t-il affirmé, évoquant le stock, le service après-vente ou encore la formation comme autant d’atouts différenciants. Car si les entreprises françaises et européennes ne sont pas réputées pour être les moins chères, c’est précisément ce supplément de service — et la dimension RSE qui l’accompagne — qui justifie l’écart de prix.

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VOIR LE REPLAY INTÉGRAL DE LA CAP 22 :
https://youtu.be/C7cr9uTRl-A?si=CVsamwfk8kUJ1V3X

Interventions de M. Jean-César LAMMERT :
À partir de 01h 13’ 47’’ et de 02h 01’ 54’’

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A contrario, Jean-César Lammert a illustré son propos en évoquant les compétiteurs internationaux « low cost » dont les solutions moins onéreuses sont dépourvues d’accompagnement : « Cela ne fonctionnera pas longtemps », a-t-il estimé, évoquant l’absence de pièces de rechange ou de techniciens formés pour intervenir sur des chaînes de production industrielles. Pour lui, l’enjeu est clair : « Les entreprises françaises ont tout intérêt à se différencier et que cela soit intégré totalement dans leur modèle économique. »

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Intégrer les priorités fixées
par les États africains

Le représentant de Business France a également insisté sur le rôle central des États africains dans la définition des priorités économiques de leurs pays, rappelant le travail de dialogue mené avec l’Agence Française de Développement (AFD), dont les équipes entretiennent des échanges réguliers avec les gouvernements locaux. « Ce ne sont ni la France ni l’AFD qui dictent les priorités. Ce sont les États africains et nous, nous devons être à l’écoute des priorités des pays », a-t-il martelé.

Prenant l’exemple de la Côte d’Ivoire, historiquement développée autour de son agriculture et de son industrie agroalimentaire, avant de se tourner aujourd’hui vers le secteur minier, il a souligné l’importance d’un cadre réglementaire équitable, notamment sur les questions de contenu local, de formation ou de préservation environnementale. Mais aussi, « il faut que les règles soient les mêmes pour tout le monde. »

Jean-César Lammert a par ailleurs relevé que l’impulsion RSE émane souvent des entreprises elles-mêmes et de leurs salariés, à travers des initiatives volontaires — dépollution de sites, actions de « team-building » solidaires — tout en appelant à une communication mesurée sur le sujet, au risque sinon de « donner l’impression de profiter de ces critères pour justifier quelque chose d’autre ».

Une vue de l’amphithéâtre de l’ISG Paris, où s’est tenue la CAP 22. Photo © DR – CLIQUER SUR L’IMAGE POUR L’AGRANDIR.

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Africa Forward Nairobi : entre diplomatie
économique et rendez-vous d’affaires

Revenant sur le récent sommet de Nairobi, évoqué lors du second tour de table de cette XXIIe Conférence des Ambassadeurs de Paris (CAP 22), Jean-César Lammert a défendu une lecture positive de la diversification des partenariats économiques sur le continent. « Je pense que c’est logique et c’est normal que les pays africains diversifient leurs partenariats », a-t-il affirmé, rappelant que la présence historique de la France concerne avant tout l’Afrique du Nord, l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale — un héritage dont le pays ne dispose pas dans les autres sous-régions.

Le dirigeant de Business France a aussi dressé un état des lieux contrasté selon les zones géographiques. En Afrique de l’Est, où les réseaux de distribution sont historiquement dominés par les communautés d’affaires d’origine indienne face à une présence chinoise croissante, la France a construit des synergies avec le Japon et la Corée du Sud, dans une logique d’acteurs plus modestes cherchant à se positionner ensemble. En Afrique de l’Ouest en revanche, la situation diffère : les agences de développement japonaises se sont parfois tournées vers des entreprises françaises faute d’opérateurs nippons en nombre suffisant pour répondre aux appels d’offres locaux.

« Sur l’Afrique de l’Ouest, on connaît mieux les marchés, on bénéficie de l’avantage de la langue qui facilite beaucoup les choses », a-t-il résumé, insistant cependant sur la nécessité, pour les entreprises françaises, de continuer à défendre leur position dans un contexte de concurrence renforcée.

Sur le sommet Africa Forward, co-organisé avec Bpifrance et Proparco, le directeur régional a salué une mobilisation réussie, avec entre 2 000 et 3 000 décideurs et investisseurs présents. Les équipes de Business France se sont notamment concentrées sur l’organisation des rendez-vous B2B et B2G, une dimension gouvernementale renforcée par la présence de nombreux ministres en marge du sommet de chefs d’État.

Il a enfin salué l’initiative des équipes abidjanaises, qui ont encouragé les entreprises ivoiriennes à se rendre à Nairobi non seulement pour rencontrer des opérateurs français, mais aussi pour tisser des liens avec des entreprises kényanes et d’autres pays du continent — signe, selon lui, d’une dynamique de coopération intra-africaine à encourager.

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LA PHOTO DE FAMILLE DE LA CAP 22

De gauche à droite sur la photo de famille des panélistes et partenaires de la CAP 22, à l’ISG Paris, le 23 juin 2026 : Candice de SAINT-PERN, Directrice de la communication et de la marque ISG ; M. Jean-César LAMMERT, Directeur régional IDF à BUSINESS FRANCE ; M. Denis DESCHAMPS, Président de DJULIUS Conseil ; Madame Sandra KASSAB, Directrice Afrique de l’AFD ; SEM Baye Moctar DIOP, Ambassadeur du Sénégal ; SEM Pierre JACQUEMOT, ancien Ambassadeur de France en Afrique ; M. Alfred MIGNOT, Producteur et modérateur des Conférences des Ambassadeurs de Paris (CAP), Président fondateur de AFRICAPRESSE.PARIS ; M. Christian GYPAKIS, PDG de AB CERTIFICATION ; M. Emmanuel DUPUY, Président de l’IPSE, Professeur à l’ISG. Panéliste absent de la photo, ayant dû s’absenter : M. Pierre-Samuel GUEDJ, PDG de Affectio Mutandi, Président de la Commission RSE et ODD du CIAN (Conseil français des investisseurs en Afrique). Photo © BF/APP – CLIQUER SUR L’IMAGE POUR L’AGRANDIR.

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CAP 22 / REPLAY INTÉGRAL (02h 01’55") de notre XXIIe Conférence des Ambassadeurs de Paris, dédiée à « L’Excellence sociétale des entreprises françaises en Afrique » https://www.africapresse.paris/3246

CAP 22 / SEM Baye Moctar DIOP, Ambassadeur du Sénégal à Paris : un regard positif mais nuancé sur la RSE des entreprises françaises en Afrique https://www.africapresse.paris/3237

CAP 22 / SEM Baye Moctar DIOP, Ambassadeur du Sénégal à Paris, appelle à une véritable co-construction des sommets Afrique-France https://www.africapresse.paris/3253

CAP 22 / Sandra KASSAB sur la RSE en Afrique : « L’AFD revendique une redevabilité à triple exigence » https://www.africapresse.paris/3250

CAP 22 / Pierre-Samuel GUEDJ : « L’excellence sociétale des entreprises françaises est un atout stratégique majeur en Afrique » https://www.africapresse.paris/3251

CAP 22 / Christian GYPAKIS, PDG de AB Certification : « L’excellence sociétale est un levier de compétitivité, de confiance et de développement durable pour les entreprises d’Afrique francophone » https://www.africapresse.paris/3252

CAP 22 / SEM Pierre JACQUEMOT / Vertus et vertiges de l’engagement : les entreprises françaises à l’épreuve du développement africain https://www.africapresse.paris/3247

CAP 22 / Jean-César LAMMERT, Directeur IDF de Business France : « La RSE doit être intégrée au modèle économique des entreprises françaises en Afrique » https://www.africapresse.paris/3249

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